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Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord

Publié le

Le 07/11/2025 (suite et fin) : Balos Beach et son Lagon / L’église St Ioanis Prodromos

Après notre passage à Elafonissi et dans les gorges de Topolia, nous prenons la direction de la célèbre plage de Balos. Balos est probablement l'un des paysages les plus spectaculaires de toute la Crète. La plage et sa lagune se trouvent à l'extrémité nord-ouest de la péninsule de Gramvousa, à environ 17 km de Kissamos et 56 km de La Canée.

Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord

Balos Beach (palge de Balos) et son Lagon

Pour y accéder, il faut emprunter une longue piste qui serpente à travers un paysage particulièrement sauvage. La route est loin d’être facile : par endroits, elle est complètement défoncée et les nids-de-poule mettent notre voiture à rude épreuve !

Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord

Après plusieurs kilomètres sur cette route pour le moins chaotique, nous arrivons enfin au parking… qui est malheureusement payant ! Mais ça, bien sûr, on ne le découvre qu’une fois sur place, lorsqu’un gars pas franchement sympathique vient à notre rencontre pour nous réclamer 3 € ! Et comme nous n’avons évidemment pas le courage de refaire tout ce chemin défoncé sans avoir au moins vu cette plage si célèbre, eh bien… nous payons ! En espérant que la plage en vaille le coup… et surtout le coût !

Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord

De là, il faut encore poursuivre à pied pour rejoindre Balos. Nous entamons donc la randonnée et suivons le sentier qui descend progressivement vers le lagon.

Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord

A mesure que nous avançons, la vue devient de plus en plus impressionnante. Depuis les hauteurs, nous découvrons enfin Balos : une immense plage de sable clair bordée par une eau aux incroyables nuances de bleu et de turquoise, avec la presqu’île de Gramvousa en toile de fond.

La plage de Balos et la presqu'île de Gramvousa
La plage de Balos et la presqu'île de Gramvousa

La plage de Balos et la presqu'île de Gramvousa

Nous nous arrêtons donc en hauteur pour profiter tranquillement du spectacle. Et finalement, aucun regret : même sans avoir mis les pieds dans l’eau, la vue sur le lagon de Balos est à elle seule extraordinaire. C’est l’un de ces paysages que l’on garde longtemps en mémoire !

Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord

L’église Agios Ioannis Prodromos / Saint-Jean le Précurseur

Sur la route de La Canée où nous dormirons ce soir, nous faisons une petite halte dans la région de Kissamos pour découvrir un lieu assez insolite : l’église Agios Ioannis Prodromos, consacrée à saint Jean-Baptiste, installée directement dans une grotte naturelle. L’endroit est plutôt discret et l’église se fond littéralement dans la roche.

L’église Agios Ioannis Prodromos / Saint-Jean le Précurseur
L’église Agios Ioannis Prodromos / Saint-Jean le Précurseur
L’église Agios Ioannis Prodromos / Saint-Jean le Précurseur

L’église Agios Ioannis Prodromos / Saint-Jean le Précurseur

En pénétrant dans la grotte, nous découvrons une petite chapelle aux dimensions modestes, dont les parois rocheuses rappellent immédiatement l’origine probablement érémitique du lieu. L’atmosphère y est particulièrement paisible et contraste avec les paysages très ouverts que nous venons de traverser.

L'intérieur de l’église Agios Ioannis Prodromos (image internet)

L'intérieur de l’église Agios Ioannis Prodromos (image internet)

Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord

Cette petite église est associée à la tradition des ermites qui recherchaient autrefois dans les nombreuses grottes de Crète des endroits isolés pour se consacrer à la prière. Ici, la nature et le lieu de culte ne font véritablement qu’un : la roche constitue une partie intégrante de la chapelle.

Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord

La grotte Saint-Jean n’est certes pas un monument spectaculaire, mais c’est justement ce qui fait son charme. Nous apprécions cette petite découverte, à l’écart des sites les plus fréquentés de l’ouest de la Crète.

Le 08/11/25 : La Canée / Les Gorges de Sarakina 

La Canée : entre héritage vénitien et charme crétois

Nous découvrons aujourd’hui La Canée, ou Chaniá en grec, l’une des villes les plus emblématiques de l’ouest de la Crète. Située au bord de la mer de Crète, elle est construite sur le site de l’ancienne Kydonia, une importante cité minoenne. Mais c’est surtout son passé vénitien qui a façonné le visage que nous lui connaissons aujourd’hui.

Nous commençons notre découverte de la ville par la visite de l’église de la Présentation de la Vierge Marie, en grec Eisodia tis Theotokou. Egalement appelée Trimartiri, en référence à ses trois nefs, elle se trouve au cœur de la vieille ville. Construite en 1860, elle occupe l’emplacement d’une ancienne église datant de l’époque vénitienne.

L’église de la Présentation de la Vierge Marie

L’église de la Présentation de la Vierge Marie

Son histoire est particulièrement mouvementée car après la conquête ottomane de La Canée en 1645, l’église fut transformée en fabrique de savon. Une petite icône de la Présentation de la Vierge fut néanmoins conservée dans les lieux et continua d’être vénérée par les chrétiens.

Selon la tradition, le fils du gouverneur ottoman de Crète tomba un jour dans un puits. Son père aurait alors prié la Vierge et promis de restituer l’édifice aux chrétiens si son fils était sauvé. L’enfant ayant miraculeusement survécu, le gouverneur aurait tenu sa promesse et permis la reconstruction de l’église.

L'extérieur de l’église de la Présentation de la Vierge Marie
L'extérieur de l’église de la Présentation de la Vierge Marie
L'extérieur de l’église de la Présentation de la Vierge Marie

L'extérieur de l’église de la Présentation de la Vierge Marie

L’édifice actuel, de style néoclassique, possède trois nefs et abrite de nombreuses icônes et peintures religieuses.

L'iconostase
L'iconostase
L'iconostase
L'iconostase
L'iconostase

L'iconostase

Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Les icones
Les icones
Les icones

Les icones

Son histoire illustre parfaitement les différentes périodes traversées par La Canée : un ancien lieu de culte chrétien devenu fabrique de savon sous les Ottomans, avant de redevenir une église orthodoxe au XIXᵉ siècle.

Nous enchaînons avec la visite du port vénitien, sans doute l’endroit le plus célèbre de la ville. Construit à partir du XIVᵉ siècle sous la domination vénitienne, il était autrefois un important port commercial et militaire.

Phare vénitien et la forteresse Gramvousa
Phare vénitien et la forteresse Gramvousa

Phare vénitien et la forteresse Gramvousa

En longeant les quais, nous découvrons les anciennes maisons aux façades colorées, les terrasses des tavernes et, au bout de la jetée, le fameux phare de La Canée.

Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord

Le phare actuel, reconnaissable à sa silhouette élancée, n’est pourtant pas entièrement vénitien. Il a été reconstruit au XIXᵉ siècle, durant la période ottomane, sur les fondations de l’ancien phare vénitien. Il constitue aujourd’hui l’un des symboles de la ville.

Le phare vénitien de La Canée
Le phare vénitien de La Canée
Le phare vénitien de La Canée
Le phare vénitien de La Canée
Le phare vénitien de La Canée

Le phare vénitien de La Canée

Face au port se trouve la mosquée Kioutsouk Hassan, ou mosquée des Janissaires, facilement reconnaissable à son grand dôme. Construite à la fin du XVIIᵉ siècle après la conquête ottomane de la Crète, elle rappelle que La Canée a connu plusieurs siècles de domination ottomane.

La mosquée Kioutsouk Hassan
La mosquée Kioutsouk Hassan

La mosquée Kioutsouk Hassan

Juste derrière la mosquée, nous découvrons un étonnant vestige des anciennes fortifications de la ville : le mur byzantin. Cette enceinte constitue l'une des plus anciennes fortifications de La Canée. Elle protégeait à l'origine la colline de Kastelli, qui correspond au cœur de l'antique Kydonia. Le mur byzantin fut construit sur les vestiges d'une fortification plus ancienne, datant de l'époque hellénistique, et une grande partie des pierres utilisées provenait de l'ancienne cité de Kydonia, réemployées dans la nouvelle construction.

Ancien mur byzantin

Ancien mur byzantin

Le mur possédait plusieurs portes permettant d'accéder à la cité fortifiée. Aujourd'hui, celles-ci ont disparu, mais quelques portions de l'ancienne enceinte subsistent encore au milieu des constructions plus récentes.

Ces vestiges, parfois un peu dissimulés derrière les bâtiments et la végétation, sont finalement de véritables morceaux d'histoire que l'on découvre presque par hasard en parcourant les ruelles de la vieille ville.

Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord

Un peu plus loin, les Neoria, les anciens arsenaux vénitiens, rappellent l’importance maritime de La Canée. Ces grands bâtiments voûtés servaient autrefois à abriter les galères vénitiennes pendant leur entretien. Leur présence permet d’imaginer l’animation qui devait régner autrefois dans le port.

Les anciens arsenaux vénitiens
Les anciens arsenaux vénitiens
Les anciens arsenaux vénitiens

Les anciens arsenaux vénitiens

En poursuivant notre balade dans la vieille ville de La Canée, nous découvrons les vestiges du bastion Mocenigo, l’un des ouvrages défensifs des anciennes fortifications vénitiennes. Édifié à la fin du XVIᵉ siècle, il faisait partie du système de défense destiné à protéger la ville des attaques et notamment de la menace ottomane. Construit au bord de la mer, le bastion renforçait l’angle nord-est des remparts et permettait de surveiller et de défendre l’accès maritime à la ville. Son nom vient de la puissante famille vénitienne des Mocenigo.

Le bastion Mocenigo
Le bastion Mocenigo
Le bastion Mocenigo
Le bastion Mocenigo

Le bastion Mocenigo

Sur l’ouvrage subsistent encore des éléments qui rappellent son origine vénitienne, notamment le Lion ailé de Saint-Marc, emblème de la République de Venise, ainsi que des armoiries et la date 1591, correspondant à la période de construction du bastion.

Le Lion ailé de Saint-Marc / les armoiries

Le Lion ailé de Saint-Marc / les armoiries

Aujourd’hui, il ne reste qu’une partie de cet imposant dispositif militaire, mais les murs massifs donnent encore une idée de la puissance des fortifications qui entouraient autrefois La Canée.

Ils témoignent surtout de l’importance stratégique de la ville à l’époque vénitienne, lorsque la Crète constituait un point essentiel de l’empire maritime de Venise.

Anciens remparts
Anciens remparts
Anciens remparts

Anciens remparts

Nous revenons ensuite au cœur de la vieille ville pour découvrir l’église Saint-Nicolas, située sur la jolie place de Splantzia. Derrière son apparence actuelle d’église orthodoxe se cache une histoire particulièrement agitée, puisqu’elle a successivement été église catholique, mosquée puis église orthodoxe.

L’église Saint-Nicolas
L’église Saint-Nicolas

L’église Saint-Nicolas

L’édifice fut construit vers 1320, pendant la domination vénitienne, comme église du monastère dominicain Saint-Nicolas. À cette époque, Splantzia constituait l’un des quartiers importants de la ville. L’église était alors un vaste édifice de style gothique, appartenant à la communauté catholique de La Canée.

Après la conquête ottomane de La Canée en 1645, l’église fut transformée en mosquée. Elle devint même la principale mosquée de la ville, connue sous le nom de Hünkar Camii, ou «mosquée du Souverain», en référence au sultan Ibrahim. C’est à cette époque qu’un imposant minaret fut ajouté à l’édifice. Il mesurait autrefois près de 40 mètres et possédait deux balcons, ce qui le distinguait des autres minarets de la ville.

Lorsque le bâtiment redevint une église orthodoxe au début du XXᵉ siècle, le minaret ne fut pas détruit. C’est ce qui donne aujourd’hui à Saint-Nicolas une silhouette tout à fait étonnante : un clocher orthodoxe côtoie encore l’ancien minaret ottoman. Le minaret, qui a perdu son ancien toit conique, mesure aujourd’hui environ 34 à 36 mètres.

 

L'église St-Nicolas (image internet)

L'église St-Nicolas (image internet)

Cette association est particulièrement rare : l’église Saint-Nicolas est généralement présentée comme le seul édifice religieux de Grèce réunissant ainsi un clocher et un minaret. À elle seule, son architecture raconte donc plusieurs siècles de l’histoire de La Canée et les différentes communautés qui se sont succédé dans la ville.

Nous pénétrons ensuite à l’intérieur de l’église Saint-Nicolas, où l’on découvre un espace qui porte lui aussi les traces des différentes vies du bâtiment. Malgré les transformations successives, l’édifice conserve certains éléments de son architecture médiévale, hérités de l’ancienne église catholique dominicaine construite sous la domination vénitienne. L’espace intérieur est aujourd’hui aménagé selon le rite orthodoxe, avec une iconostase séparant la nef du sanctuaire et de nombreuses icônes religieuses. Les éléments liturgiques orthodoxes contrastent avec l’architecture plus ancienne du bâtiment, donnant à l’ensemble une atmosphère particulière.

L'iconostase
L'iconostase
L'iconostase

L'iconostase

Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord

En levant les yeux, on peut encore percevoir certains éléments architecturaux rappelant les origines occidentales de l’église, notamment les arcs et les voûtes caractéristiques de l’ancienne construction dominicaine. Des transformations plus récentes, notamment l’ajout de structures et de colonnes, ont cependant modifié l’organisation originale de l’espace.

Les colonnes et les voûtes
Les colonnes et les voûtes
Les colonnes et les voûtes

Les colonnes et les voûtes

Il est assez fascinant de penser que ces mêmes murs ont autrefois accueilli des moines dominicains catholiques, puis les fidèles musulmans lorsque l’édifice fut transformé en mosquée, avant de redevenir un lieu de culte orthodoxe au début du XXᵉ siècle. L’intérieur de Saint-Nicolas constitue ainsi, tout comme son étonnant extérieur où se côtoient clocher et ancien minaret, un véritable témoignage de l’histoire mouvementée de La Canée et de la succession des cultures qui ont marqué la ville. 

La Canée nous a beaucoup plu surtout par ce mélange étonnant d'influences. En quelques minutes de promenade, nous sommes passés de la Crète minoenne à la domination vénitienne, puis à l’époque ottomane, avant de retrouver une ville grecque bien vivante.

C’est cette superposition des cultures et des époques qui donne à La Canée un charme si particulier.

En fin de journée, nous rejoignons les gorges de Sarakina où nous réalisons une petite randonnée.

Les Gorges de Sarakina

Après le village de Meskla, nous partons à la découverte des gorges de Sarakina, une petite merveille naturelle nichée dans une petite ravine très verdoyante au pied des Montagnes Blanches, à une vingtaine de kilomètres au sud de La Canée.

Les gorges sont relativement courtes, mais elles n'en sont pas moins impressionnantes. Le sentier se faufile entre les hautes parois calcaires, parfois très rapprochées, jusqu'à former par endroits d'étroits passages où la roche semble avoir été véritablement fendue en deux. Le contraste entre la pierre blanche et la végétation abondante rend le paysage particulièrement photogénique.

Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord

Nous avançons tranquillement dans cette gorge paisible, profitant de son atmosphère ombragée et sauvage. Nous ne poursuivrons toutefois pas la randonnée jusqu'au bout : après avoir exploré une bonne partie des gorges, nous décidons de faire demi-tour.

Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord

Même si notre découverte de Sarakina reste donc partielle, cette petite balade nous aura permis de découvrir un endroit assez méconnu de la région de La Canée, loin de l'agitation des sites touristiques. Une jolie parenthèse au cœur d'une Crète verdoyante et sauvage.

Le 09/11/25 : Heraklion

Aujourd’hui, nous quittons la Crète. Mais avant de rejoindre l’aéroport, nous faisons une toute dernière halte à Héraklion, la capitale de l’île, pour profiter encore un peu de cette dernière journée crétoise.

La Cathédrale Agios Minas / Saint-Ménas

Lors de notre passage rapide à Héraklion, nous découvrons la majestueuse cathédrale Agios Minas, dédiée à saint Ménas, le saint patron de la ville. Impossible de la manquer avec son imposante façade et ses deux grands clochers qui dominent la place.

La Cathédrale Agios Minas
La Cathédrale Agios Minas

La Cathédrale Agios Minas

Construite entre 1862 et 1895, alors que la Crète est encore sous domination ottomane, elle fait partie des plus grandes églises de Grèce. Son architecture, de style néo-byzantin, impressionne surtout par ses dimensions et son immense coupole centrale.

Mais c'est en poussant les portes que nous découvrons toute la richesse de l'édifice. L'intérieur est vaste, lumineux et magnifiquement décoré. Les murs sont recouverts de fresques représentant des scènes bibliques et de nombreux saints, tandis que de grandes icônes ornent les différents espaces de l'église.

Les fresques
Les fresques
Les fresques
Les fresques
Les fresques

Les fresques

Les nombreux lustres suspendus à la voûte, les boiseries sculptées et les détails dorés renforcent encore le caractère solennel du lieu.

Les lustres
Les lustres
Les lustres

Les lustres

Notre regard est naturellement attiré par la grande coupole centrale, qui repose sur de puissants piliers et donne à l'ensemble une impression de hauteur et de profondeur.

Les piliers
Les piliers

Les piliers

La coupole centrale
La coupole centrale
La coupole centrale

La coupole centrale

Au fond de la nef, l'iconostase richement décorée, couverte d'icônes, sépare l'espace réservé aux fidèles du sanctuaire.

L'iconostase et les icones
L'iconostase et les icones
L'iconostase et les icones
L'iconostase et les icones
L'iconostase et les icones

L'iconostase et les icones

Dans cette atmosphère silencieuse et chargée de spiritualité, on comprend facilement l'importance de cette cathédrale pour les habitants d'Héraklion. Saint Ménas est en effet profondément vénéré en Crète, et sa fête, célébrée chaque année le 11 novembre, donne lieu à d'importantes cérémonies religieuses.

Une belle découverte au cœur d'Héraklion, où l'architecture monumentale de la cathédrale contraste avec la richesse et l'intimité de son intérieur orthodoxe.

Après avoir visité la majestueuse cathédrale Agios Minas, nous poursuivons notre découverte du centre historique d’Héraklion et arrivons devant l’église Agios Titos, située sur la place qui porte son nom, non loin du port vénitien.

L’église Agios Titos

Dédiée à saint Tite, considéré comme le premier évêque de Crète et disciple de l’apôtre Paul, cette église possède une histoire particulièrement riche. Son origine remonte aux premiers siècles du christianisme en Crète, même si l'édifice que nous voyons aujourd'hui est le résultat de nombreuses transformations.

L’église Agios Titos
L’église Agios Titos
L’église Agios Titos

L’église Agios Titos

Installée sur une jolie place bordée de cafés et de bâtiments anciens, l’église attire immédiatement notre attention avec son architecture imposante. Son histoire est particulièrement mouvementée, à l’image de celle d’Héraklion. Après la conquête ottomane de la ville en 1669, l’église fut transformée en mosquée et surmontée d’un minaret. Un violent tremblement de terre, en 1856, détruisit ensuite une grande partie de l’édifice, qui fut finalement reconstruit.

En entrant, nous découvrons un intérieur beaucoup plus intime que celui de la gigantesque cathédrale Agios Minas. La nef est dominée par une magnifique iconostase en bois sculpté, richement ornée d’icônes. Les murs et les différents espaces de l’église sont également décorés de nombreuses représentations religieuses, tandis que les lustres suspendus apportent une lumière douce à l’ensemble. Nous prenons le temps d’observer les icônes, les détails de l’iconostase et cette atmosphère particulière qui règne dans l’église.

L'iconostase (image internet)

L'iconostase (image internet)

Mais ce qui rend cette église particulièrement importante pour les Crétois se trouve à l’intérieur d’une chapelle qui abrite le crâne de saint Tite, considéré comme une précieuse relique. Après avoir été emportée à Venise lors de la conquête ottomane de la Crète, la relique fut finalement restituée à Héraklion en 1966. Saint Tite occupe en effet une place essentielle dans l’histoire chrétienne de l’île. Selon la tradition, l’apôtre Paul lui aurait confié l’évangélisation de la Crète au Ier siècle. Il aurait établi son siège à Gortyne, alors capitale de l’île, avant que le centre religieux ne soit déplacé plus tard à Héraklion.

Relique (photos Ludo)
Relique (photos Ludo)

Relique (photos Ludo)

Derrière son apparence actuelle se cache une histoire de près de deux millénaires, marquée par les périodes byzantine, vénitienne et ottomane.

Nous terminons notre visite du centre d’Héraklion par la découverte de la fontaine Morosini, située sur la place Eleftheriou Venizelou, au cœur de la ville. Ce monument emblématique, datant de la période vénitienne, constitue une belle dernière étape avant de quitter Héraklion.

La fontaine Morosini

Plus connue sous le nom de place des Lions, nous découvrons la célèbre fontaine Morosini, l’un des monuments emblématiques d’Héraklion.

La fontaine Morosini

La fontaine Morosini

Construite en 1628 sous la domination vénitienne, elle avait à l’origine une fonction très pratique : acheminer l’eau potable jusqu’au centre de la ville grâce à un important aqueduc. Son bassin en marbre est décoré de magnifiques bas-reliefs représentant des dauphins, des tritons, des nymphes et des créatures marines. Quatre lions en marbre soutiennent le bassin supérieur et ont donné leur nom à la place. La fontaine était autrefois surmontée d’une statue de Poséidon, aujourd’hui disparue.

Entourée de cafés et de restaurants, la place est aujourd’hui l’un des endroits les plus animés du centre d’Héraklion.

Détails des lions en marbres de la fontaine (image internet)

Détails des lions en marbres de la fontaine (image internet)

Ainsi se termine notre séjour en Crète. Après une bonne semaine à parcourir l’île, de ses villages authentiques à ses sites archéologiques, de ses monastères paisibles à ses plages aux eaux turquoise, nous repartons avec le sentiment d’avoir découvert une terre d’une grande richesse.

La Crète nous aura offert une étonnante diversité de paysages et d’expériences, mais aussi de belles rencontres et de nombreux souvenirs. Une île à la fois sauvage, authentique et profondément attachante, que nous quittons avec un petit pincement au cœur…

Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord
Séjour en Crète (4) : visite du Nord-Ouest et du Nord

A suivre : Une escapade à Rome et au Vatican

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Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest

Publié le

Le 06/11/25 : Les Gorges d’Imbros (7km et 400 m+)

Aujourd’hui, nous randonnons dans les célèbres Gorges d’Imbros (8km/600m-), gorges nichées au cœur des Montagnes Blanches et situées dans la région de Sfakiá dans le sud-ouest de la Crète. Bien moins fréquentées que les gorges de Samaria (malheureusement fermées !), elles offrent pourtant un décor spectaculaire et une randonnée accessible à la plupart des marcheurs.

Les gorges d'Imbros
Les gorges d'Imbros
Les gorges d'Imbros

Les gorges d'Imbros

Nous rejoignons le village de Komitades, point de départ habituel de la randonnée dans les gorges d’Imbros, en empruntant une route sinueuse aux nombreux virages en épingle et à la forte pente.

Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest

A Komitades, nous faisons une courte halte au village pour photographier la petite église orthodoxe dédiée à la Vierge Marie (Panagia). Simple et discrète, elle s’intègre parfaitement dans le cadre paisible et authentique de ce village sfakiote. Malheureusement, l’église est fermée et nous ne pouvons pas en découvrir l’intérieur.

Église de Komitades

Église de Komitades

Contrairement à la majorité des visiteurs, qui parcourent les gorges d’Imbros en descente, d’Imbros jusqu’à Komitades, avec environ 600 mètres de dénivelé négatif, nous faisons le choix de les remonter. Nous avons de la chance car, à cette période de l’année, l’accès aux gorges est gratuit. Une petite économie toujours appréciable !

Dès les premiers mètres, nous pénétrons dans un impressionnant canyon creusé au fil des millénaires par les eaux. Le sentier, caillouteux mais bien aménagé, suit le lit d'un ancien torrent aujourd'hui généralement asséché.

Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest
Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest
Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest
Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest

Au fil de notre progression, les falaises calcaires se resserrent autour de nous, offrant un décor minéral grandiose composé de cavités, de grottes et d’arches…

Séjour en Crète (3) : visite du Sud-OuestSéjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest
Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest
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Une arche
Une arche
Une arche
Une arche

Une arche

Après plusieurs heures de randonnée, et voyant le ciel s’assombrir, nous décidons de poursuivre jusqu’au passage le plus spectaculaire des gorges, appelé Stenada («l’Étroit») d’y déjeuner puis de redescendre au parking de Komitades.

À cet endroit, les falaises s’élèvent à près de 300 mètres de hauteur, tandis que les parois se resserrent parfois jusqu’à ne laisser qu’un étroit passage de 1,60 à 2 mètres de largeur. Un véritable corridor naturel, impressionnant par ses dimensions ! Nous prenons le temps de lever les yeux pour admirer ces immenses murailles rocheuses, façonnées par l'érosion, qui procurent une étonnante sensation de grandeur.

 Le Stenada («l’Étroit»)
 Le Stenada («l’Étroit»)
 Le Stenada («l’Étroit»)
 Le Stenada («l’Étroit»)
 Le Stenada («l’Étroit»)

Le Stenada («l’Étroit»)

Le Stenada («l’Étroit»)
Le Stenada («l’Étroit»)
Le Stenada («l’Étroit»)
Le Stenada («l’Étroit»)

Le Stenada («l’Étroit»)

Malgré la montée, la randonnée reste très agréable. Quelques cyprès et pins apportent par endroits une ombre bienvenue, tandis que le calme des lieux nous permet de profiter pleinement de cette nature préservée.

Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest
Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest

Ces gorges ont également une importante valeur historique. Pendant des siècles, elles constituaient l'un des principaux passages entre le nord et le sud de la Crète. En mai 1941, lors de la bataille de Crète, des milliers de soldats alliés les empruntèrent pour rejoindre la côte sud avant d'être évacués vers l'Égypte.

Après environ trois heures d’effort, nous retrouvons enfin le parking de Komitades… sous une pluie battante ! Une arrivée pour le moins inattendue après cette randonnée, d’autant que nous avions commencé la journée sous un soleil éclatant.

Cette randonnée, un peu plus sportive en remontant les gorges, nous laisse un souvenir inoubliable de ce site naturel exceptionnel, où se mêlent paysages grandioses, histoire et authenticité.

Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest
Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest
Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest
Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest
Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest

Le 07/11/25 : Elafonisi Beach / Gorges de Topolia 

Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest
Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest

Nous poursuivons notre découverte de l'ouest de la Crète en nous rendant à Elafonissi, l'une des plages les plus célèbres de l'île. Située à l'extrémité sud-ouest de la Crète, dans la région de La Canée, elle est réputée pour ses eaux turquoise, son sable blanc et surtout pour les délicates nuances rosées que l'on peut observer au bord de l'eau.

Elafonisi beach (image internet)

Elafonisi beach (image internet)

À notre arrivée, le paysage est magnifique. Une vaste étendue de sable sépare la mer d'une lagune aux eaux peu profondes et cristallines. Au loin, la petite île d'Elafonisi nous fait face. À marée basse, il est possible de rejoindre l'île à pied en traversant la lagune, l'eau ne dépassant souvent que quelques dizaines de centimètres de profondeur.

Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest
Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest
Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest

Nous nous promenons dans cette succession de bancs de sable et de petites étendues d'eau turquoise. Le contraste entre le bleu de la mer, le blanc du sable et ses nuances rosées donne au paysage des airs de carte postale.
 

Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest
Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest
Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest

Cette coloration rose, qui fait la réputation d'Elafonisi, provient de minuscules fragments de coquillages et d'organismes marins qui se mélangent au sable. Elle est cependant plus ou moins visible selon les endroits et la lumière.

Plage rosée (image internet)

Plage rosée (image internet)

Elafonisi est également un espace naturel fragile. Ses dunes abritent une végétation particulière et le site est protégé dans le cadre du réseau Natura 2000. Nous veillons donc à rester sur les zones accessibles afin de préserver cet environnement exceptionnel. Même si Elafonisi est devenue l'une des destinations les plus touristiques de Crète, il suffit de s'éloigner un peu des zones les plus fréquentées pour retrouver une impression de nature sauvage. Entre la lagune, les dunes, les eaux translucides et les paysages de la côte sud-ouest, cette étape nous offre un nouveau visage de la Crète, très différent des montagnes et des gorges que nous avons découvertes jusque-là.

Séjour en Crète (3) : visite du Sud-Ouest

Les Gorges de Topolia

Après avoir quitté Elafonisi, nous reprenons la route en direction de Kissamos. Nous traversons alors les impressionnantes gorges de Topolia, encaissées entre d'immenses falaises calcaires.

 

Les Gorges de Topolia
Les Gorges de Topolia
Les Gorges de Topolia

Les Gorges de Topolia

La route, étroite et sinueuse, nous conduit jusqu'à un étonnant tunnel creusé directement dans la montagne. À l'entrée, un feu tricolore nous impose d'attendre notre tour : le tunnel, long d'une centaine de mètres et large de seulement quatre mètres, ne permet le passage que d'un seul véhicule à la fois. Nous nous engageons alors dans cette galerie sombre dont la voûte et les parois en pierre témoignent de l'ancienneté de l'ouvrage.

L'ancien tunnel des gorges de Topolia
L'ancien tunnel des gorges de Topolia

L'ancien tunnel des gorges de Topolia

Construit au début du XXe siècle, en grande partie à la main, ce tunnel constitue l'un des passages les plus insolites de notre itinéraire. Après quelques dizaines de mètres plongés dans l’obscurité, nous retrouvons enfin la lumière du jour. Nous poursuivons notre route à travers les gorges de Topolia, avant de prendre la direction du nord.

A suivre…

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Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est

Publié le

Le 03/11/2025 : Ile de Psíra / Kato Zakros et son site archéologique / la Vallée des Morts (la Gorge de Zakros) / Xerokampos et son site hellénistique / Monastère de Kapsa

A partir d’Agios Nikolaos, nous empruntons la route côtière en direction de Sitia.

Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est
Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est
Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est

Face aux côtes sauvages du Lassithi se dresse la petite île de Psíra.

L'île de Psíra (ou Pseira) est l'un des sites archéologiques les plus méconnus de Crète. Située dans le golfe de Mirabello, au nord-est de l'île, elle se trouve à environ 1,5 km au large de la plage de Tholos, entre Agios Nikolaos et Sitia. Aujourd'hui déserte et battue par les vents, elle fut pourtant, il y a plus de 3 500 ans, un port minoen prospère. Ses habitants vivaient du commerce maritime et entretenaient des relations avec tout le monde égéen. Les vestiges de leurs maisons, de leurs rues et de leur sanctuaire rappellent qu'avant d'être une île oubliée, Psíra fut un véritable carrefour des échanges en Méditerranée orientale.

L'île de Psíra
L'île de Psíra
L'île de Psíra

L'île de Psíra

Après une route sinueuse à travers les montagnes, nous découvrons la région de Zakros, l'un des endroits les plus authentiques et les plus sauvages de Crète. Située à l'extrémité orientale de l'île, dans le district du Lassithi également, elle est loin des grands centres touristiques. D’ailleurs nous sommes seuls, complètement seuls sur la route !

Ici, la montagne et la mer se rencontrent dans un paysage spectaculaire.

Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est
Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est
Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est
Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est
Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est
Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est

La baie est encadrée par les montagnes du massif du Traostalos, dont les falaises calcaires plongent vers la mer de Libye. Cette géographie a façonné le paysage, mais aussi l'histoire de la région.

Le climat y est particulièrement sec et ensoleillé. Les oliviers, les figuiers, les caroubiers et les herbes aromatiques poussent sur les pentes rocheuses, tandis que les eaux limpides de la baie attirent les amateurs de baignade et de plongée.

Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est
La plage de Kato Zakros

La plage de Kato Zakros

Nous rejoignons le petit village de Kato Zakros constitué pour l'essentiel de quelques restaurants et de locations saisonnières.

Village de Kato Zakros
Village de Kato Zakros
Village de Kato Zakros

Village de Kato Zakros

Le quatrième grand palais minoen

La renommée de Kato Zakros repose avant tout sur son palais minoen, découvert en 1961 par l'archéologue grec Nikolaos Platon. Avec Knossos, Phaistos et Malia, il constitue l'un des quatre grands palais de la civilisation minoenne. Grâce à son port naturel protégé, Zakros était un important centre commercial tourné vers l'Égypte, le Levant et Chypre. 

Le palais fut construit vers 1900 av. J.-C., détruit par un séisme vers 1700 av. J.-C., puis reconstruit avant d'être définitivement abandonné vers 1450 av. J.-C.

Vue aérienne de Kato Zakros et de son site archéologique (image Ludo)

Vue aérienne de Kato Zakros et de son site archéologique (image Ludo)

Le grand palais minoen

Le grand palais minoen

Contrairement à d'autres sites minoens, le site de Zakros n'avait pas été largement pillé, ce qui a permis aux archéologues d'y découvrir de nombreux objets de grande valeur. Les fouilles mirent au jour une multitude d'objets précieux : vases en pierre, amphores, outils, bijoux, sceaux, ainsi que des tablettes inscrites en linéaire A, une écriture minoenne qui demeure encore aujourd'hui en grande partie indéchiffrée.

La célèbre Vallée des Morts

À quelques pas du palais s'ouvre la Gorge de Zakros, plus connue sous le nom de Vallée des Morts. Son nom provient des nombreuses grottes naturelles creusées dans les falaises, utilisées comme tombes par les Minoens.

Grottes minoennes
Grottes minoennes
Grottes minoennes

Grottes minoennes

La région appartient au Géoparc mondial UNESCO de Sitia, reconnu pour la richesse de ses paysages, de ses formations géologiques et de sa biodiversité. Les falaises calcaires, les gorges profondes, les grottes et les criques sauvages en font un paradis pour les randonneurs.

La Vallée des Morts (vues aériennes Ludo)
La Vallée des Morts (vues aériennes Ludo)
La Vallée des Morts (vues aériennes Ludo)

La Vallée des Morts (vues aériennes Ludo)

Grottes minoennes dans la Vallée des Morts
Grottes minoennes dans la Vallée des Morts
Grottes minoennes dans la Vallée des Morts

Grottes minoennes dans la Vallée des Morts

La Vallée des Morts
La Vallée des Morts
La Vallée des Morts

La Vallée des Morts

La proximité du palais, du port et de cette nécropole illustre parfaitement l'importance que revêtait Zakros dans la Crète minoenne.

Après plusieurs kilomètres de route à travers les paysages arides de la Vallée des Morts, nous redescendons sur le littoral pour découvrir Xérokampos, un petit coin de paradis encore préservé du tourisme de masse. 

Xerokampos 

Xérokampos, qui signifie «la plaine sèche», décrit parfaitement cette région où les collines rocheuses plongent dans une mer d'un bleu éclatant. Le littoral alterne longues plages de sable blond, criques sauvages et eaux cristallines aux étonnants reflets turquoise. 

Plages de Chiona et Argilos
Plages de Chiona et Argilos

Plages de Chiona et Argilos

Au large, les îlots rocheux de Kavallos, Anavatis et Kefali semblent monter la garde devant la baie, offrant un panorama d'une grande beauté.

Les îlots de Kavallos, Anavatis et Kefali
Les îlots de Kavallos, Anavatis et Kefali

Les îlots de Kavallos, Anavatis et Kefali

Mais Xérokampos ne se résume pas à ses plages. Sur la colline de Farmakokefalo subsistent les vestiges de l'ancienne cité hellénistique d'Ampélos, témoin de l'importance qu'avait déjà cette côte il y a plus de deux mille ans. Les fouilles ont révélé des remparts, des habitations, un probable sanctuaire et de nombreux objets aujourd'hui exposés au musée archéologique de Sitía. Aujourd'hui, le calme qui règne sur ces lieux contraste avec l'activité maritime qui animait autrefois ce petit port antique.

Le site hellénistique de Xerokampos
Le site hellénistique de Xerokampos
Le site hellénistique de Xerokampos

Le site hellénistique de Xerokampos

Malheureusement le site se dégrade car il n’est pas du tout aménagé ni protégé.

Après avoir quitté les paysages sauvages de Xérokampos, nous poursuivons notre route vers l'ouest jusqu'au monastère de Kapsa.

Le Monastère de Kapsa : un monastère accroché à la falaise

Ce qui frappe immédiatement en arrivant à Kapsa, c'est son emplacement : les bâtiments semblent presque suspendus à la roche. Le monastère est construit à proximité d'une grotte naturelle, dans un environnement très sauvage où la montagne plonge directement vers la mer.

Le monastère de Kapsa et les gorges de Pervolakia (à gauche) (image internet)

Le monastère de Kapsa et les gorges de Pervolakia (à gauche) (image internet)

Le monastère est construit à proximité d'une grotte naturelle, dans un environnement très sauvage où la montagne plonge directement vers la mer.

Vue depuis une terrasse (image internet)

Vue depuis une terrasse (image internet)

Nous entrons dans le monastère qui est accolé à la falaise. L'entrée est gratuite ce qui nous étonne. 

Entrée du monastère de Kapsa
Entrée du monastère de Kapsa

Entrée du monastère de Kapsa

Nous arrivons sur une terrasse ombragée, particulièrement agréable en cette chaude fin de journée. Un moine nous y accueille, entouré de nombreux chats qui semblent avoir fait des lieux leur royaume. 

Nous assistons alors à une scène plutôt insolite. Le moine vient tout juste de terminer sa lessive au lavoir situé à quelques mètres de là. Jusque-là, rien de bien surprenant, me direz-vous ! Mais voilà qu'il se met à étendre son marcel et son… slip kangourou, juste devant nous, avec le plus grand naturel.

La terrasse

La terrasse

Manifestement, notre présence ne le gênait absolument pas ! Il nous fit ensuite signe de patienter quelques instants. Ne parlant ni anglais ni français, il communiquait un peu en allemand et par gestes. Une fois sa lessive soigneusement étendue, il nous conduisit enfin jusqu'à l'église qui ne payait pas de mine vue de l’extérieur.

Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est
Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est
Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est
Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est

L'église principale, le katholikon est le cœur du monastère et n'est pas une église classique car elle est en partie creusée dans une grotte naturelle. Elle possède deux nefs, une dédiée à Saint Jean-Baptiste, l'autre à la Sainte Trinité. Malheureusement au moment d’entrer dans l’église le moine se tourne vers nous et nous demande de ne pas prendre de photos. On était vraiment déçus car c’était le plus bel endroit de ce lieu !

L'église
L'église
L'église

L'église

En effet, les moines souhaitent préserver le calme et le caractère sacré de ce lieu de prière. Nous avons donc rangé nos téléphones pour simplement contempler les icônes, les fresques anciennes et cette petite église en partie creusée dans la roche.
L'origine exacte du monastère reste incertaine. Certains éléments archéologiques et les fresques indiquent une présence religieuse dès la période vénitienne, probablement au Moyen Âge. Le monastère aurait ensuite été abandonné ou endommagé, notamment à cause des attaques de pirates qui ravageaient régulièrement les côtes crétoises.

Le monastère de Kapsa

Le monastère de Kapsa

Son histoire moderne est liée à un personnage très connu en Crète : Ioannis Vitsentzos, appelé Gerontogiannis. En 1844, il choisit de devenir moine à Kapsa et vécut d'abord comme ermite dans une grotte voisine pendant de nombreuses années. Sa réputation de saint homme et les récits de guérisons attirèrent des pèlerins et d'autres moines, permettant la renaissance du monastère. Il est aujourd'hui considéré comme un saint de l'Église orthodoxe grecque.

À proximité du monastère se trouve la grotte où Gerontogiannis aurait vécu en ascète. Elle participe beaucoup à l'atmosphère particulière du lieu : on n'est pas seulement devant un monument religieux, mais devant un paysage façonné par des siècles de solitude, de prière et de légendes. L'histoire du monastère est surtout associée à Gerontogiannis, un ermite du XIXᵉ siècle qui vécut dans une grotte voisine et contribua à la renaissance de ce lieu religieux.

La grotte de l'ermite
La grotte de l'ermite

La grotte de l'ermite

Depuis ses terrasses, le regard se perd sur la mer de Libye et les reliefs arides du sud-est crétois.

Vue d'une terrasse (image internet)

Vue d'une terrasse (image internet)

Le monastère marque également l'entrée de la gorge de Pervolakia, une gorge sauvage qui descend depuis les montagnes jusqu'à la mer.

Nous quittons le monastère au moment où le soleil se couche, enveloppant les lieux d'une douce lumière dorée.

Le monastère de Kapsa au coucher du soleil

Le monastère de Kapsa au coucher du soleil

Le 04/11/2025 : Site archéologique de Gortyne / Matala et Red Beach trail / Monastère de Vrontisi

Après avoir découvert les palais minoens de Crète, nous poursuivons notre voyage dans le temps en visitant Gortyne, l'une des plus grandes cités antiques de l'île.

Située au cœur de la fertile plaine de la Messara, elle fut d'abord une puissante cité grecque avant de devenir, sous les Romains, la capitale de la province de Crète et Cyrénaïque.

Le site impressionne par son étendue (1km²) et la diversité de ses vestiges.

Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est

L'Odéon est aujourd'hui l'un des monuments les mieux conservés du site.
Construit au Ier siècle apr. J.-C., il accueillait des représentations musicales, des lectures publiques et probablement certaines réunions officielles.
C'est précisément dans ce bâtiment que fut retrouvé le célèbre Code de Gortyne, le plus ancien et le plus complet recueil de lois de la Grèce antique. Gravées dans la pierre il y a près de 2 500 ans, ces inscriptions témoignent de l'organisation remarquable de la société crétoise.

L'Odéon romain

L'Odéon romain

Non loin de là s'élèvent les ruines de la basilique Saint-Tite, rappelant l'importance de Gortyne aux débuts du christianisme. Selon la tradition, saint Tite, disciple de saint Paul, fut le premier évêque de Crète. Une immense basilique byzantine lui fut dédiée au VIᵉ siècle. Bien que ruinée aujourd'hui, elle laisse encore deviner ses dimensions impressionnantes avec ses colonnes et son vaste plan à trois nefs.

Basilique St Titus
Basilique St Titus
Basilique St Titus

Basilique St Titus

Saint Titus et Saint Paul
Saint Titus et Saint Paul

Saint Titus et Saint Paul

L'un des lieux les plus célèbres de Gortyne est un majestueux platane toujours vert. La mythologie raconte que c'est ici que Zeus, métamorphosé en taureau blanc, enleva la princesse Europe avant de l'emmener en Crète. Sous ce platane, il lui révéla sa véritable identité et de leur union naquirent Minos, Rhadamanthe et Sarpédon, futurs souverains légendaires de l'île. Selon la tradition, l'arbre serait resté toujours vert en souvenir de cet épisode mythologique.

Entre mythologie, droit antique, civilisation romaine et premiers siècles du christianisme, Gortyne offre un véritable voyage à travers les grandes pages de l'histoire de la Crète.

Après notre découverte de Gortyne, nous poursuivons notre route vers Matala, ancien port de cette grande cité romaine mais aussi lieu emblématique de la contre-culture hippie des années 1960.

Matala

 

Fresque à Matala

Fresque à Matala

Aujourd'hui, Matala est surtout connue pour sa station balnéaire et sa Red Beach (plage rouge), mais son histoire est beaucoup plus ancienne. À l'époque minoenne, Matala était le port de Phaistos, l'un des grands palais minoens du sud de la Crète. Plus tard, lorsque Gortyne devint la capitale romaine de l'île, Matala servit également de port à cette puissante cité. Des fouilles ont d'ailleurs révélé des traces d'activités artisanales et d'habitations anciennes autour du village actuel.

Avant de partir à la découverte de Matala et de ses étonnantes grottes creusées dans la falaise, nous décidons d'emprunter le Red Beach Trail, un sentier de randonnée menant à la célèbre Red Beach.

Le Red Beach Trail

Si la randonnée est relativement courte, elle n'en est pas moins éprouvante. Sous le soleil de plomb, la montée sur ce sentier rocailleux demande quelques efforts. Rapidement nous nous retrouvons sur un plateau et la vue est magnifique sur les falaises de calcaires environnantes.

Falaises de calcaires
Falaises de calcaires
Falaises de calcaires

Falaises de calcaires

Le sentier qui mène à la Red Beach réserve lui aussi quelques surprises.

En observant le sol et les falaises, nous remarquons de nombreux coquillages fossilisés, témoins de l'époque où cette partie de la Crète reposait encore sous les eaux de la Méditerranée.

Des fossiles de bivalves
Des fossiles de bivalves
Des fossiles de bivalves

Des fossiles de bivalves

Plus loin, plusieurs fragments de céramique attirent également notre attention. Ces tessons rappellent que la région est habitée depuis des milliers d'années et que chaque pas s'effectue sur une terre chargée d'histoire.

Ancienne poterie

Ancienne poterie

Cette randonnée n'est donc pas seulement un magnifique itinéraire vers l'une des plus belles plages du sud de la Crète ; elle est aussi une promenade à travers le temps, où se côtoient les traces d'une mer disparue et celles des civilisations qui ont façonné l'île.

Les îles de Megalo Paximadi et Mikro Paximadi

Depuis les hauteurs du sentier menant à la Red Beach, notre regard est attiré par deux îles qui se dessinent à l'horizon : Megalo Paximadi («Grand Paximadi») et Mikro Paximadi («Petit Paximadi»). Inhabitées, sauvages et isolées au milieu de la mer de Libye, elles semblent veiller silencieusement sur la côte sud de la Crète.

La tradition locale raconte que la déesse Léto y trouva refuge pour donner naissance aux jumeaux Apollon et Artémis, ajoutant une touche de mythologie à ce paysage déjà fascinant.

Les îles de Megalo Paximadi et Mikro Paximadi
Les îles de Megalo Paximadi et Mikro Paximadi

Les îles de Megalo Paximadi et Mikro Paximadi

Leur silhouette discrète accompagne notre randonnée jusqu'à la Red Beach, rappelant que, sur cette côte crétoise, la beauté des paysages se mêle sans cesse aux récits de l'Antiquité. À noter une petite curiosité : les Paximadia sont parfois surnommées «les chameaux couchés», car vues depuis certaines plages de la Messara, leur silhouette évoque deux chameaux allongés sur la mer. Cette comparaison est souvent reprise par les habitants de la région et les guides locaux.

Après cette marche, nous atteignons enfin la Red Beach, récompense bien méritée au terme de l'ascension.

La plage rouge de Matala

La Red Beach (Kokkini Ammos, «la plage rouge» en grec) est située à l'ouest de Matala. Pendant longtemps, elle n'était accessible que par un sentier escarpé ou en bateau. Aujourd'hui encore, cette difficulté d'accès lui permet de conserver un caractère plus sauvage que la plage principale de Matala.

Pourquoi «plage rouge» ?

Son nom provient de la teinte rougeâtre de son sable, due à la présence de minéraux riches en oxydes de fer mélangés aux falaises environnantes. Selon la lumière, le sable prend des nuances allant de l'ocre au rouge profond.

Plage rouge (image internet)

Plage rouge (image internet)

Ce qui fait aussi la renommée de Matala, ce sont ses fascinantes grottes creusées dans la falaise qui domine la plage. Il s'agit probablement d'anciennes tombes rupestres de l'époque gréco-romaine, certaines ayant peut-être été réutilisées comme lieux d'habitation au fil des siècles. On y observe encore des niches funéraires, des ouvertures et des pièces aménagées dans la roche.

Plage rouge

Plage rouge

Red beach (image internet)

Red beach (image internet)

Matala est également associée à la grande mythologie crétoise. Selon la légende, Zeus, transformé en taureau blanc, aurait enlevé Europe et l'aurait transportée jusqu'en Crète. Après avoir traversé la mer, ils auraient accosté près de Matala avant de rejoindre Gortyne, où seraient nés leurs trois fils : Minos, Rhadamanthe et Sarpédon.

Le village des hippies
Dans les années 1960 et 1970, Matala devient célèbre dans le monde entier lorsque des voyageurs venus d'Europe et des États-Unis s'installent dans ces grottes. Le village devient alors un symbole du mouvement hippie, de la liberté et de la vie communautaire. Cette époque prit fin sous la dictature des colonels grecs (1967-1974), lorsque les autorités mirent un terme à l'occupation des grottes.

Visite de Matala

De retour de notre randonnée, nous partons flâner dans les ruelles de Matala. Le village est très animé et résolument tourné vers le tourisme. Les terrasses des cafés, des bars et des restaurants sont prises d'assaut par les visiteurs venus profiter de cette fin de journée dans cette station balnéaire emblématique du sud de la Crète.

À quelques pas seulement de l'animation de Matala se cache un lieu bien plus discret : la petite église troglodyte de la Panagia dédiée à la Vierge Marie. Creusée dans une ancienne tombe rupestre puis transformée en chapelle à l'époque byzantine, elle offre un contraste saisissant avec les grottes qui dominent la plage. Beaucoup de visiteurs passent à côté sans la voir, alors qu'elle est bien plus ancienne que ces célèbres grottes.

L'église troglodyte de la Panagia
L'église troglodyte de la Panagia

L'église troglodyte de la Panagia

À l'intérieur, la pierre brute de la falaise entoure les icônes, les autels de marbre et les chapiteaux provenant d'une église plus ancienne. La lumière des cierges éclaire doucement ce sanctuaire creusé dans la roche, où règnent le silence et le recueillement. Nous prenons quelques instants pour profiter de cette atmosphère paisible, loin de l'effervescence du village.

L'intérieur de l'église troglodyte de la Panagia
L'intérieur de l'église troglodyte de la Panagia
L'intérieur de l'église troglodyte de la Panagia
L'intérieur de l'église troglodyte de la Panagia
L'intérieur de l'église troglodyte de la Panagia

L'intérieur de l'église troglodyte de la Panagia

Cette petite chapelle rappelle que Matala ne se résume pas à ses plages et à son passé hippie : elle possède aussi un patrimoine religieux discret, profondément enraciné dans l'histoire de la Crète.

 

Eglise Theotokou

Pour terminer notre visite de Matala, nous entrons dans la petite église paroissiale de la Theotokos au centre du village.

L'église paroissiale de la Theotokos

L'église paroissiale de la Theotokos

Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est
Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est
Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est
Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est
Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est
Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est
Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est
Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est
Séjour en Crète (2) : Visite du sud-est

Nous terminons cette journée par la découverte du monastère de Vrontisi. À notre arrivée, en fin de journée, les portes du monastère sont malheureusement déjà fermées. Nous pouvons toutefois accéder à la cour intérieure, ce qui nous permet d'apprécier la quiétude des lieux et d'admirer l'architecture du monastère.

 

Le Monastère de Vrontisi

Un voyage à travers les siècles. Dès que l'on passe l'enceinte de Vrontisi, le temps semble ralentir. Fondé à l'époque byzantine, ce monastère a été un véritable haut lieu de la Renaissance crétoise au XVIe siècle. Les légendes locales racontent même que le célèbre peintre El Greco y aurait fait une partie de son apprentissage !

En déambulant dans la cour, on ressent tout de suite cette atmosphère particulière : un mélange de sérénité spirituelle et d'histoire mouvementée, le lieu ayant aussi servi de refuge aux combattants lors de la résistance contre l'Empire ottoman.

Le Monastère de Vrontisi
Le Monastère de Vrontisi
Le Monastère de Vrontisi

Le Monastère de Vrontisi

Le coup de cœur : La fontaine vénitienne. C'est sans doute le détail qui rend Vrontisi inoubliable. Ombragée par de magnifiques platanes centenaires, la fontaine en marbre du XVe siècle est un véritable chef-d'œuvre de la période vénitienne. Elle met en scène Adam et Ève, avec une eau fraîche qui s'écoule par la bouche de trois têtes de lions sculptées. L'endroit parfait pour faire une pause à l'ombre, écouter le ruissellement de l'eau et profiter du panorama sur la plaine de la Messara.

La fontaine vénitienne

La fontaine vénitienne

Ainsi se termine notre journée encore très riche en découverte !

A suivre…

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Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est

Publié le

Le 01/11/25 : Départ pour la Crète

La journée a été particulièrement longue aujourd’hui : partis de la maison à 6h15, nous ne sommes arrivés au logement Airbnb à Héraklion, qu’aux alentours de 20h30 ! Mais pourquoi un trajet aussi interminable alors que la Crète ne semble pas si éloignée de chez nous ?

Notre vol n’étant pas direct, nous avons dû faire une escale à Athènes. Nous avons embarqué à Barcelone à 11h20 et, après 2h50 de vol, nous avons atterri dans la capitale grecque à 15h10 (heure locale +1h). Une longue attente de près de trois heures nous y attendait avant de pouvoir prendre notre correspondance pour Héraklion.

Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est

Nous avons finalement embarqué vers 17h pour un court vol de seulement 55 minutes à destination de la Crète. Le voyage a été agréable et est passé en un clin d’œil. Grâce à une place près d’un hublot et à un ciel parfaitement dégagé, nous avons pu profiter de magnifiques panoramas sur la mer Égée et les îles grecques.

Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est

Mais la journée était loin d’être terminée ! Entre la récupération des bagages, et la recherche de l’agence de location de voitures (pas facile à trouver !), il était déjà plus de 19h. Et comme si la fatigue accumulée ne suffisait pas, un problème de carte bancaire (indépendant de notre volonté) est survenu à l’agence, nous obligeant à patienter près d’une heure avant de trouver une solution pour récupérer la voiture !

Une fois le véhicule à notre disposition, il nous a encore fallu faire quelques courses pour le dîner. Bref, nous avons finalement rejoint notre logement, heureusement situé non loin de l’aéroport, vers 20h30.

Quelle journée ! Mais ça y est, nous étions enfin en Crète !!!

Carte de Crète

Carte de Crète

Le 02/11/ 25 : Le Palais de Knossos / le Monastère de St-Georges Selinari / l’Eglise Métropolitaine de Megali / l’île de Spinalonga / Agios Nikolaos

Le Palais de Knossos

Knossos ou Cnossos est un site archéologique crétois de l'âge du bronze, situé à cinq kilomètres au sud-est d'Héraklion, à l'ouest du fleuve Amnisos. Son aspect et sa taille en font un endroit capable de recevoir un demi-million de visiteurs par an. À l'époque historique, Knossos est connue pour être l'une des principales cités-États de Crète.

Knossos, c’est aussi le plus grand palais de la civilisation minoenne, l’une des plus anciennes d’Europe, et le berceau du mythe du Minotaure et de Dédale. Fouillé de 1900 à 1932 par l’archéologue britannique Sir Arthur Evans, Knossos livre encore ses secrets et fascine des millions de visiteurs chaque année. 

Knossos est sans conteste l’un des sites culturels incontournables de Crète. Nous avons eu la chance de le visiter aujourd’hui, premier dimanche de la saison hivernale, jour où l’entrée était gratuite. Une belle opportunité dont nous avons pleinement profité !

Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est

Un peu d’histoire : la civilisation minoenne

La civilisation minoenne s’est épanouie en Crète entre environ 2700 et 1450 avant J.-C. et tire son nom du roi légendaire Minos, fils de Zeus et d’Europe. Les Minoens étaient une civilisation maritime remarquable : leurs navires sillonnaient toute la Méditerranée, leur art est raffiné et sophistiqué, leur organisation sociale semble avoir été pacifique (peu de fortifications dans les premiers palais).

Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est

Le palais de Knossos a été le centre administratif, religieux et économique de cette civilisation. Il fut construit vers 1700 avant J.-C. (après un premier palais détruit par un tremblement de terre) et occupe une superficie de 22 000 m².

Dessin du palais de Knossos (image internet)

Dessin du palais de Knossos (image internet)

Le mythe du Minotaure

Selon la mythologie grecque, le roi Minos fit enfermer dans le labyrinthe de Knossos (construit par Dédale) le Minotaure, créature mi-homme mi-taureau née des amours contre nature de sa femme Pasiphaé avec un taureau blanc envoyé par Poséidon.

Le héros Thésée, avec l’aide d’Ariane et de son fil, tua le Minotaure et s’échappa du labyrinthe. Le plan complexe du palais de Knossos, avec ses centaines de pièces, couloirs et escaliers, a probablement inspiré ce mythe.

Fresque montrant le Minotaure
Fresque montrant le Minotaure

Fresque montrant le Minotaure

La redécouverte par Evans

L’archéologue britannique Arthur Evans acheta le site en 1900 et entreprit des fouilles qui durèrent jusqu’en 1932. Sa contribution est inestimable mais controversée : Evans a procédé à d’importantes reconstructions en béton armé, dont les colonnes rouges caractéristiques, s’appuyant parfois sur des interprétations personnelles plutôt que sur des preuves archéologiques.

Reconstruction "controversée" en béton armé d'Evans
Reconstruction "controversée" en béton armé d'Evans

Reconstruction "controversée" en béton armé d'Evans

L’organisation du palais

Le palais de Knossos est organisé autour d’une grande cour centrale (55 x 27 m) orientée nord-sud. Les ailes s’étendent dans les quatre directions :

Aile ouest :

Les magasins : Deux rangées de pithos (immenses jarres de stockage en terre cuite, contenant de l’huile, du vin et des céréales). Ces jarres géantes pouvaient contenir des milliers de litres. La gestion des stocks était une fonction administrative centrale du palais.

Les pithos
Les pithos

Les pithos

La salle du trône :

La salle du trône, la pièce la plus emblématique, avec le “trône de Minos”, le plus vieux trône d’Europe (1450 avant J.-C.). Le siège en gypse sculpté est entouré de banquettes pour les conseillers.

Les fresques représentent des griffons gardant le trône. Cette salle évoque une atmosphère cérémonielle unique.

La salle du trône
La salle du trône

La salle du trône

Les sanctuaires et salles de réception

Aile est :

- Les appartements royaux avec leurs fresques reconstituées (copies sur site, originaux au musée) : Le “Prince aux lis”, le “Saut du taureau” (taureaux et acrobates), «Les Dames en bleu». Ces œuvres montrent un art sophistiqué et une société vivante.

Le «Saut du taureau»

Le «Saut du taureau»

Les Dames en bleu

Les Dames en bleu

Appartements royaux
Appartements royaux
Appartements royaux
Appartements royaux
Appartements royaux

Appartements royaux

Les appartements royaux avaient aussi de remarquables systèmes de ventilation et de plomberie. Les Minoens avaient développé un système de canalisations pour l’évacuation des eaux pluviales et usées : les canalisations étaient constituées de tuyaux en terre cuite emboîtés les uns dans les autres. Les eaux de pluie étaient récupérées et évacuées grâce à un réseau de rigoles aménagées sous les cours et les bâtiments.

Certaines pièces du palais possédaient même des installations assimilables à des toilettes avec chasse d'eau alimentée par gravité.

Système de canalisations
Système de canalisations
Système de canalisations

Système de canalisations

Beaucoup d'archéologues considèrent que le réseau hydraulique de Knossos était parmi les plus avancés du monde antique à cette époque. C’est remarquablement moderne pour l’époque !

- La salle du Double Axe (Labrys) est l'une des pièces les plus célèbres du palais de Palais de Knossos. Son nom provient du labrys, une hache à double tranchant qui constituait un symbole religieux majeur de la civilisation minoenne. Ce symbole apparaît gravé sur plusieurs murs du palais et sur divers objets découverts lors des fouilles.

Selon une hypothèse largement répandue, le mot « labyrinthe » dériverait de ce symbole, faisant de Knossos la «maison de la double hache», à l'origine de la célèbre légende du Minotaure.

La salle Labrys et gravure
La salle Labrys et gravure

La salle Labrys et gravure

Les ateliers d’artisans

- Escaliers et mégaron (grande salle principale) : Les Minoens maîtrisaient parfaitement l’architecture multi-niveaux. Les escaliers monumentaux permettaient l’accès aux différents étages du palais.

Escaliers monumentaux
Escaliers monumentaux

Escaliers monumentaux

À l'entrée du palais se trouvait la zone théâtrale, considérée comme l'un des plus anciens espaces publics de spectacle d'Europe. Composée de gradins de pierre encadrant une vaste esplanade, elle accueillait probablement cérémonies religieuses, processions et rassemblements. Bien qu'elle évoque aujourd'hui un immense escalier, sa disposition permettait à plusieurs centaines de personnes d'assister aux événements organisés au cœur du palais.

Le théatre
Le théatre
Le théatre

Le théatre

C'est un endroit particulièrement intéressant car il date de bien avant l'apparition des théâtres de la Grèce classique.

Après presque 2 heures de balade à travers les ruines du Palais de Knossos, nous prenons la route d'Agios Nikolaos. En traversant les gorges de Selinari, nous faisons une halte au Monastère de St-Georges.

Le Monastère de Saint-George Selinari

Le Monastère de Saint-Georges Selinari (Agios Georgios Selinaris) est l'un des sites spirituels et historiques les plus visités de Crète. Niché au cœur des impressionnantes gorges de Selinari, ce Monastère, construit pendant la seconde période byzantine (entre les Xè et XIIIè siècles), est agrippé à la falaise et entouré d'une végétation sauvage.

Le monastère

Le monastère

La porte d’entrée
La porte d’entrée
La porte d’entrée

La porte d’entrée

Dans un décor à couper le souffle, il se trouve à mi-chemin entre Héraklion et Agios Nikolaos.

Vue depuis le monastère

Vue depuis le monastère

Ici, impossible de tricher avec la tradition. En Crète, Saint-Georges est le saint patron des voyageurs. La coutume veut que quiconque traverse la gorge s'arrête au monastère pour allumer un cierge. C’est le passage obligé pour s'assurer un voyage en toute sécurité !

Les cierges allumés et l'icône St-Georges
Les cierges allumés et l'icône St-Georges
Les cierges allumés et l'icône St-Georges

Les cierges allumés et l'icône St-Georges

Un peu d'histoire (et de magie)
L'histoire du lieu ressemble à un roman d'aventures. On raconte qu'au Moyen Âge, un moine venu de Rhodes, guidé par une lumière divine, s’est installé dans une grotte de la falaise. Il y a sculpté une icône de Saint-Georges, aujourd'hui considérée comme miraculeuse. Malgré les destructions subies pendant l'occupation ottomane, l'icône a traversé les siècles sans une égratignure. Une aura de mystère qui rend le lieu encore plus vibrant.

L'église principale du monastère est ce que l'on appelle le catholicon, c'est-à-dire l'église centrale de la communauté monastique orthodoxe. Elle est dédiée à Saint Georges, le saint patron des voyageurs. Contrairement aux grands monastères crétois comme Monastère d'Arkadi ou Monastère de Toplou, l'église de Selinari est relativement modeste. Son intérêt réside davantage dans son rôle spirituel et dans la dévotion populaire qu'elle suscite que dans une architecture monumentale. Le bâtiment actuel résulte de plusieurs reconstructions et restaurations intervenues au fil des siècles. Malheureusement fermée, nous n’avons pas pu y entrer !

L'église et l'icône St-Georges
L'église et l'icône St-Georges
L'église et l'icône St-Georges

L'église et l'icône St-Georges

La chapelle d’origine est toute petite, sombre et intimiste. C'est ici que repose l'icône miraculeuse, entourée de centaines de tamata (ces petits ex-voto en métal laissés par les fidèles en guise de prière ou de remerciement). L'atmosphère y est unique.

L'extérieur de la chapelle
L'extérieur de la chapelle

L'extérieur de la chapelle

L'intérieur de la chapelle
L'intérieur de la chapelle
L'intérieur de la chapelle
L'intérieur de la chapelle
L'intérieur de la chapelle
L'intérieur de la chapelle

L'intérieur de la chapelle

Les cours intérieures sont un vrai havre de paix. C'est ombragé, fleuri, ultra-propre, et on peut même boire de l'eau fraîche de la source du monastère.

Jardins et kiosque
Jardins et kiosque
Jardins et kiosque

Jardins et kiosque

Nous reprenons la route et nous nous arrêtons à Neápoli pour visiter la Metropolitan Church of Megali.

L’Église Métropolitaine de Megali Panagia 

C’est l’un des plus importants édifices religieux de l’est de l’île. L’église domine la place centrale de Neápoli grâce à ses deux grands clochers et à son dôme. Elle est dédiée à l’Assomption de la Vierge Marie, célébrée le 15 août, date à laquelle des milliers de pèlerins affluent de toute la Crète.

Sa construction débute en 1889 sous l'évêque Meletios Chlapoutakis. Les travaux, ralentis par les difficultés économiques de l'époque, se poursuivent pendant plusieurs décennies et l'église n'est finalement inaugurée qu'en 1927.

L’Église Métropolitaine de Megali Panagia

L’Église Métropolitaine de Megali Panagia

L'édifice suit le plan traditionnel byzantin en croix inscrite surmontée d'un dôme. Sa base est réalisée en marbre gris local soigneusement sculpté.

L'actuelle cathédrale a été édifiée à l'emplacement d'un ancien monastère dédié à une copie d'une icône vénérée de la Vierge conservée à Jérusalem. Pendant des siècles, ce monastère a joué un rôle religieux majeur dans toute la région de Neápoli.

À l'intérieur, on remarque, d’imposantes colonnes de marbre ; une riche iconostase en bois sculpté ; des fresques réalisées lors de la restauration des années 1962-1965.

Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est

L'iconostase : le cœur de l'église orthodoxe

L'élément le plus remarquable est généralement l'iconostase, cette grande cloison de bois sculpté recouverte d'icônes qui sépare la nef du sanctuaire.

Dans la tradition orthodoxe, elle marque la frontière symbolique entre le monde terrestre et le monde divin.

L'iconostase en bois sculpté

L'iconostase en bois sculpté

On y trouve habituellement l'icône du Christ, l'icône de la Vierge Marie portant l'Enfant Jésus, l'icône du saint ou de la fête à laquelle l'église est dédiée, les «Portes Royales» au centre, réservées au clergé pendant les offices.

Détails de l'iconostase
Détails de l'iconostase
Détails de l'iconostase

Détails de l'iconostase

Les icônes
Contrairement à la peinture religieuse occidentale, les icônes orthodoxes ne sont pas considérées comme de simples œuvres d'art. Elles sont vues comme des «fenêtres vers le ciel» permettant aux fidèles d'entrer en communion avec les saints représentés. Les personnages sont souvent représentés de face, avec de grands yeux et un fond doré symbolisant la lumière divine.

Le Christ Pantocrator

Le Christ Pantocrator

La vierge et l'enfant

La vierge et l'enfant

Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est

Le dôme
En levant les yeux, nous voyons une représentation du Christ Pantocrator («Maître de l'Univers») sur un fond bleu, un thème classique des églises byzantines.

Placé au sommet de l'édifice, il symbolise la présence de Dieu veillant sur les fidèles.

Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est

Les fresques

Les peintures murales actuelles datent principalement des restaurations réalisées dans les années 1960. Elles illustrent des scènes de la vie du Christ ; des épisodes de la vie de la Vierge Marie ; des saints particulièrement vénérés en Crète.

Ces fresques suivent les canons de l'art byzantin, dont le but est davantage spirituel que réaliste.

Les fresques
Les fresques
Les fresques

Les fresques

Les lustres et les lampes votives

Les grands lustres de bronze ou de laiton suspendus au plafond attirent souvent l'attention. Ils rappellent la lumière du Christ. Devant les icônes, les petites lampes à huile rouges restent allumées en permanence, signe de la prière continue de l'Église.

Le lustre
Le lustre

Le lustre

Dans les églises orthodoxes crétoises, on trouve souvent près de l'entrée un grand chandelier où les fidèles allument de fins cierges de cire d'abeille. Chaque cierge représente une prière ou une intention confiée à Dieu. Avant d'entrer, de nombreux visiteurs allument un cierge et vénèrent les icônes principales.

Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Les peintures
Les peintures

Les peintures

Après avoir visité l’église de Megali Panagia, nous allons découvrir la petite chapelle de Panagia Fermalina située juste à ses côtés.

L'église de Panagia Fermalina

La petite chapelle de Panagia Fermalina datant du XIXᵉ siècle, a été construite sur les vestiges d'un sanctuaire plus ancien et constitue le dernier témoin de l'ancien monastère de Megali Panagia qui occupait autrefois le site.

La chapelle Panagia Fermalina (à gauche de l'Eglise Megali Panagia)
La chapelle Panagia Fermalina (à gauche de l'Eglise Megali Panagia)

La chapelle Panagia Fermalina (à gauche de l'Eglise Megali Panagia)

Contrairement à l’église de Megali Panagia, l’intérieur de Panagia Fermalina est en général beaucoup plus simple.

L’iconostase
Même dans une petite chapelle, il y en a une, souvent également en bois, mais elle est assez basse et modeste comparée aux grandes églises. Elle présente quelques icônes seulement (Christ, Vierge, saint local) et des portes centrales souvent décorées d’une Annonciation ou de deux archanges. C’est la pièce la plus importante visuellement.

L’iconostase

L’iconostase

Les icônes

Dans la chapelle, on retrouve aussi le Christ Pantocrator (regard frontal, main bénissant), la Vierge à l’Enfant (très fréquente ici) et des saints crétois ou locaux (souvent en habits d’évêques). Les icônes sont souvent un peu sombres, avec des fonds dorés ou brunis par le temps.

Le Christ Pantocrator et la Vierge
Le Christ Pantocrator et la Vierge

Le Christ Pantocrator et la Vierge

À gauche le Christ Pantocrator, au centre, Saint Jean-Baptiste et à droite, la Vierge à l'Enfant.

À gauche le Christ Pantocrator, au centre, Saint Jean-Baptiste et à droite, la Vierge à l'Enfant.

Dans la tradition orthodoxe, ces trois figures occupent une place privilégiée et se retrouvent souvent ensemble dans les iconostases ou les espaces les plus sacrés des églises.

Le Christ Pantocrator et la Vierge
Le Christ Pantocrator et la Vierge

Le Christ Pantocrator et la Vierge

L’autel (partie sanctuaire)

Derrière l’iconostase et derrière les portes, on découvre un espace très sobre, parfois avec une table d’autel en pierre ou en bois surmonté d’une fresque de la Vierge et l’enfant. La Vierge Marie est représentée de face, les bras ouverts dans une attitude de prière et d'intercession. Le fond doré symbolise le Royaume céleste et la lumière divine.

L'autel et l'icone de la Vierge à l'enfant surmontant l'autel
L'autel et l'icone de la Vierge à l'enfant surmontant l'autel

L'autel et l'icone de la Vierge à l'enfant surmontant l'autel

Nous quittons Neápoli pour rejoindre Plaka, une charmante station balnéaire située au nord-est de la Crète. La route serpente à travers les montagnes, au milieu de vastes oliveraies qui couvrent les collines à perte de vue. En chemin, nous faisons une halte sur un plateau offrant un superbe panorama sur le golfe de Mirabello. Devant nous se dévoilent les îles de Spinalonga. Le paysage est spectaculaire avec le bleu de la mer qui contraste avec les reliefs arides de la côte crétoise. 

Les îles de Spinalonga, ce sont tout d'abord, une péninsule plus grande, la "Grande Spinalonga", parfois appelée Kolokytha, qui est reliée au continent au niveau de la ville d'Elounda par une chaussée étroite. Et au nord de cette péninsule, juste en face de Plaka, se trouve une petite île, la "petite Spinalonga", officiellement l'île de Kalydon, sur laquelle se dresse l'ancienne forteresse vénitienne de Spinalonga et à laquelle on ne peut accéder que par bateau.

Les ruines de l'ancienne forteresse de Spinalonga sont une destination touristique très prisée. Et nous n ‘avons pas dérogé à cette règle ! Nous sommes allés la visiter !

Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est

À Plaka, nous embarquons pour rejoindre la petite île de Spinalonga. La traversée est très courte et ne dure qu’une dizaine de minutes. Aujourd’hui encore, la chance est de notre côté : l’accès à l’île est exceptionnellement gratuit. Nous n’aurons donc à régler que le prix de la traversée ! (une 10aine d’euros par personne tout de même !).

Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est

Nous débarquons sur la petite île de Spinalonga à 12h15. Nous commençons à marcher et montons à un point de vue où nous pique-niquons tranquillement à l’ombre (qui est plutôt rare sur cet îlot !).

Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
A table !
A table !

A table !

L'île de Spinalonga : un lieu chargé d'histoire

Située dans le golfe de Mirabello, face au village de Plaka et à proximité d'Elounda, 
les fortifications de Spinalonga servaient principalement à défendre le port local d'Elounda, mais au début du XXe siècle, elles ont également été utilisées comme lieu d'accueil pour les personnes atteintes de la lèpre.

Une forteresse vénitienne presque imprenable

À l'origine, Spinalonga n'était pas une île mais une péninsule. À la fin du XVIᵉ siècle, les Vénitiens creusèrent un chenal pour l'isoler et y construisirent une imposante forteresse destinée à protéger le port d'Elounda et la baie de Mirabello contre les attaques ottomanes. Les remparts, bastions, citernes et positions d'artillerie que l'on peut encore voir aujourd'hui témoignent de cette architecture militaire de la Renaissance. La forteresse résista longtemps : même après la chute d'Héraklion en 1669, Spinalonga resta vénitienne jusqu'en 1715.

Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Le chemin de ronde
Le chemin de ronde
Le chemin de ronde
Le chemin de ronde

Le chemin de ronde

Un village ottoman prospère

Après la conquête ottomane, l'île devint un important village musulman. Au XIXᵉ siècle, on y comptait plus d'un millier d'habitants, des commerces et des ateliers. Beaucoup des maisons en pierre que l'on découvre lors de la visite datent de cette période.

Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est

L'île des lépreux

L'histoire la plus marquante de Spinalonga commence en 1903 lorsque les autorités crétoises décident d'y installer une colonie pour les malades atteints de la lèpre (maladie de Hansen). Les patients y étaient isolés du reste de la société, dans une époque où aucun traitement efficace n'existait encore. À partir de 1913, des malades venus de toute la Grèce y furent envoyés. Malgré les difficultés, ils organisèrent une véritable communauté : maisons, boutiques, cafés, école, église et même une forme d'administration locale. L'île compta jusqu'à près de 400 habitants. 

L'ancienne léproserie
L'ancienne léproserie

L'ancienne léproserie

L'arrivée des traitements modernes permit progressivement la fermeture de la léproserie en 1957, faisant de Spinalonga l'une des dernières colonies de lépreux d'Europe. L'atmosphère est très particulière : la beauté du paysage contraste avec le destin tragique des personnes qui y ont vécu.

Un détail émouvant

Lorsque les derniers malades quittèrent l'île en 1957, un prêtre orthodoxe demeura seul pendant plusieurs années afin d'accomplir les offices commémoratifs destinés aux défunts, conformément à la tradition grecque. Ce n'est qu'au début des années 1960 que Spinalonga fut totalement abandonnée.

Ancienne ville
Ancienne ville
Ancienne ville
Ancienne ville
Ancienne ville
Ancienne ville

Ancienne ville

La Chapelle
La Chapelle

La Chapelle

Après avoir visité l’île en long, en large et en travers, nous reprenons le bateau vers les 14h. Revenus sur l’île principale, nous prenons la route pour Agios Nikolaos où nous passerons la nuit. 

Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est

Agios Nikolaos : une ville construite autour d'un lac

L'élément le plus emblématique d'Agios Nikolaos est sans conteste le lac Voulismeni.  Ce petit lac circulaire est entouré de cafés, de restaurants et de terrasses. Il est relié à la mer par un étroit chenal creusé à la fin du XIXᵉ siècle, ce qui lui donne aujourd'hui l'aspect d'un petit port naturel.

Selon une ancienne légende, la déesse Athéna s'y baignait avec Artémis. Une autre croyance populaire affirmait que le lac était sans fond, alors qu'il atteint en réalité une profondeur d'environ 60 à 65 mètres.

Le lac Voulismeni (image internet)

Le lac Voulismeni (image internet)

Une histoire qui remonte à l'Antiquité

La ville actuelle occupe l'emplacement de l'ancienne cité de Lato pros Kamara, le port de la puissante cité dorienne de Lato. À partir du VIIIᵉ siècle av. J.-C., ce port devient un centre commercial prospère. Plus tard, sous la domination vénitienne, le Génois Enrico Pescatore fait construire, en 1206, une forteresse baptisée Mirabello ("belle vue"), qui donnera son nom à toute la baie.

Une des premières stations balnéaires de Crète

Dans les années 1960, Agios Nikolaos devient l'une des toutes premières destinations touristiques de Crète. Bien avant l'essor de l'ouest de l'île, de grands hôtels s'y installent, puis le développement s'étend vers Elounda, aujourd'hui réputée pour ses hôtels de luxe.

Nous arrivons en fin journée à Agios Nikolaos. Nous allons directement au logement qui se trouve sur une colline, nous posons nos affaires, puis nous ressortons pour visiter la ville. 

Contrairement à La Canée ou à Réthymnon, Agios Nikolaos ne possède pas de vaste vieille ville vénitienne. Son charme vient surtout de son front de mer, de son lac, de ses quais fleuris et de son ambiance détendue. En soirée, les terrasses qui bordent le lac sont particulièrement animées.

Nous nous arrêtons à l’église d’Agia Triada qui est malheureusement fermée.

L'église Agia Triada («Sainte-Trinité») est la principale église orthodoxe et la cathédrale de Agios Nikolaos. Située en plein cœur de la ville, à quelques pas du lac Voulismeni, elle est souvent moins connue des touristes que les petites églises byzantines des environs, alors qu'elle mérite largement une visite.

L'église Agia Triada («Sainte-Trinité»)
L'église Agia Triada («Sainte-Trinité»)

L'église Agia Triada («Sainte-Trinité»)

Contrairement à de nombreuses églises crétoises datant des périodes byzantine ou vénitienne, Agia Triada est un édifice du XXᵉ siècle. Elle a été construite dans un style néo-byzantin inspiré des grandes églises orthodoxes traditionnelles.

L'église présente un plan en croix avec un grand dôme central, symbole du ciel dans la tradition orthodoxe. Elle est composée de trois nefs : la nef centrale est consacrée à la Sainte Trinité ; la nef nord est dédiée aux Trois Saints Hiérarques (Basile le Grand, Grégoire de Nazianze et Jean Chrysostome) ; la nef sud est dédiée à la Présentation de la Vierge Marie au Temple. Deux petites chapelles latérales ont ensuite été ajoutées et servent principalement de confessionnaux.

L'intérieur est particulièrement impressionnant. Les murs et les voûtes sont presque entièrement recouverts de fresques et d'icônes. Les peintures mêlent les deux grands courants de l'iconographie byzantine : l'école crétoise, très présente sur l'île depuis le XVe siècle ; l'école macédonienne, plus expressive et plus naturaliste. Dommage qu’on n'ait pas pu entrer !

En 2001-2002, l'église a été embellie par deux grandes mosaïques : une mosaïque de la Sainte Trinité sur la façade principale ; une seconde représentant le Trimorphos (« les Trois Formes ») au niveau du narthex (le vestibule de l'église).

L'extérieur de l'église Sainte Trinité (mosaïques et la porte d'entrée)
L'extérieur de l'église Sainte Trinité (mosaïques et la porte d'entrée)
L'extérieur de l'église Sainte Trinité (mosaïques et la porte d'entrée)
L'extérieur de l'église Sainte Trinité (mosaïques et la porte d'entrée)
L'extérieur de l'église Sainte Trinité (mosaïques et la porte d'entrée)

L'extérieur de l'église Sainte Trinité (mosaïques et la porte d'entrée)

La fête patronale est célébrée le dimanche de la Pentecôte, soit cinquante jours après Pâques selon le calendrier orthodoxe. C'est l'une des principales célébrations religieuses d'Agios Nikolaos, avec des offices solennels et des processions.

Au lac Voulismeni, nous allons voir la petite chapelle troglodyte d'Agios Charalambos (Saint Charalampos), creusée dans la roche sur la rive du lac, en plein centre d'Agios Nikolaos. Cette modeste chapelle est directement aménagée dans une cavité naturelle de la falaise qui borde le lac. Elle est dédiée à Saint Charalampos, un prêtre et martyr du IIᵉ siècle, très vénéré dans l'Église orthodoxe comme protecteur contre les épidémies et les maladies.

Sa date de fondation n'est pas connue avec certitude, mais elle est considérée comme l'un des plus anciens petits lieux de culte de la ville. Au fil des siècles, elle a été agrandie et restaurée à plusieurs reprises.

 

La Chapelle troglodyte d'Agios Charalambos / Saint Charalampos

La Chapelle troglodyte d'Agios Charalambos / Saint Charalampos

Beaucoup de visiteurs passent devant sans connaître son existence, car l'attention est souvent attirée par les cafés et les terrasses autour du lac. Pourtant, cette petite chapelle est devenue l'un des symboles du Voulismeni.

Elle est particulièrement photogénique car sa façade est entièrement blanchie à la chaux et contraste avec la roche ocre. Elle semble littéralement incrustée dans la falaise.

L'intérieur est très petit, composé d'une unique salle creusée dans la roche. On y trouve généralement : une petite iconostase en bois ; plusieurs icônes orthodoxes ; des cierges allumés par les fidèles ; la roche naturelle laissée apparente sur certaines parties des murs et de la voûte, rappelant le caractère troglodytique du sanctuaire. L'atmosphère y est très intime et contraste avec l'animation qui règne juste à l'extérieur.

Puis nous nous rendons au port, au bout de la jetée, où nous découvrons une sculpture monumentale appelée le «Horn of Amalthea» (La Corne d'Amalthée) qui  est devenue l'un des symboles modernes de la ville.

La Corne d'Amalthée
La Corne d'Amalthée

La Corne d'Amalthée

La sculpture a été réalisée en 2000 par le sculpteur grec Nikos Koundouros (à ne pas confondre avec le célèbre réalisateur du même nom). Haute d'environ 8 mètres, elle est constituée de métal et de plaques de verre teinté qui captent la lumière tout au long de la journée.

Selon l'angle de vue, elle évoque : une immense corne, une voile gonflée par le vent, une vague, ou encore une flamme s'élevant vers le ciel.

Pourquoi une corne ?

La sculpture fait référence à la Corne d'Amalthée, l'un des grands symboles de la mythologie grecque. Selon la légende, le jeune Zeus fut caché en Crète pour échapper à son père Cronos, qui dévorait ses enfants. Sur le mont Ida (ou selon une autre tradition, le mont Dicté), il fut nourri par la chèvre Amalthée. Un jour, Zeus cassa accidentellement l'une de ses cornes. En compensation, il lui accorda un pouvoir extraordinaire : la corne fournirait sans fin tout ce que son possesseur désirerait. C'est l'origine de la célèbre corne d'abondance, symbole de prospérité, de fertilité et de richesse.

Pour une ville tournée vers la mer, le tourisme et la pêche, cette œuvre évoque naturellement la prospérité et l'hospitalité.

Depuis la jetée, nous voyons au loin, les montagnes du golfe de Mirabello ; sur la gauche, on distingue le début de la péninsule qui mène vers Elounda ; la mer Égée d'un bleu profond.
 

Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est
Séjour en Crète (1) : visite du Nord-Est

A suivre…

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Fin de notre escapade à Rome (3)

Publié le

Le 12/11/25 : Dernier jour de visite à Rome

La Fontaine de TREVI : joyau baroque et symbole de Rome

Aujourd’hui, c’est notre dernier jour à Rome, et le programme est encore bien chargé. Pour mettre toutes les chances de notre côté, nous décidons de partir très tôt, vers 7h du matin, avec un objectif précis : arriver à la fontaine de Trevi avant 8h. Nous savons qu’à partir de cette heure-là, des agents installent des barrières qui empêchent l’accès direct au bord de l’eau, rendant l’expérience beaucoup plus distante.

Fin de notre escapade à Rome (3)

À notre arrivée, la place est déjà animée. Nous ne sommes pas seuls à avoir eu cette idée, mais l’atmosphère reste encore calme, loin de l’agitation de la journée. Il est toujours possible de s’approcher, de profiter de la fontaine de près, et surtout de prendre quelques photos et selfies sans une foule compacte en arrière-plan.

Fin de notre escapade à Rome (3)
Fin de notre escapade à Rome (3)
Fin de notre escapade à Rome (3)

Quelques infos sur la Fontaine de Trevi :

La fontaine de Trevi (Fontana di Trevi) est située au cœur de Rome. Haute de plus de 26 mètres et large d’environ 49 mètres, c’est l’une des fontaines les plus célèbres au monde et la plus grande fontaine baroque de la ville.

Elle se dresse contre la façade du Palazzo Poli, créant un spectacle monumental où architecture, sculpture et eau se fondent en une véritable mise en scène théâtrale.

Fin de notre escapade à Rome (3)
Fin de notre escapade à Rome (3)

Une construction monumentale au XVIIIᵉ siècle

La fontaine actuelle a été conçue par l’architecte italien Nicola Salvi après un concours lancé en 1730 par le pape Clément XII. Les travaux ont commencé en 1732 et se sont étalés sur près de 30 ans. Salvi meurt en 1751 avant la fin du chantier.

C’est l’architecte Giuseppe Pannini qui termine l’ouvrage, inauguré en 1762.

La fontaine marque l’arrivée de l’ancien aqueduc Aqua Virgo, construit à l’époque romaine pour alimenter la ville en eau.

La Fontaine de Trevi de nuit (image internet)

La Fontaine de Trevi de nuit (image internet)

Une œuvre riche en symboles

Au centre se trouve la statue monumentale d’Océanus (souvent confondu avec Neptune), dieu des eaux, debout sur un char en forme de coquillage tiré par deux chevaux marins guidés par des tritons.

Ces chevaux symbolisent les deux visages de la mer :

- un cheval calme : la mer paisible
- un cheval fougueux : la mer agitée

Sur les côtés, deux statues représentent : l’Abondance et la Santé. Elles évoquent les bienfaits de l’eau.

Statue d'Océanus
Statue d'Océanus

Statue d'Océanus

Un triton (image internet)

Un triton (image internet)

Le nom « Trevi » viendrait de l’italien tre vie, signifiant «trois rues», car la fontaine se situe à la jonction de trois voies.

La tradition célèbre de la pièce dans la fontaine

Selon la tradition : jeter une pièce garantit de revenir à Rome, deux pièces promettent une rencontre amoureuse et trois pièces annoncent un mariage.

Chaque année, des milliers d’euros sont récupérés et donnés à des œuvres caritatives.

Depuis le 02 février 2026, l’accès au bord même de la fontaine est devenu payant (2 €), mais en arrivant tôt le matin, il est encore possible de profiter gratuitement de ce lieu mythique, avant l’installation des barrières et l’arrivée massive des visiteurs.

Nous quittons les lieux au moment où des employés municipaux viennent installer les barrières pour empêcher l’accès à l’eau de la fontaine. On a bien fait d’arriver tôt.

Nous continuons notre visite en nous rendant au temple d’Hadrien à proximité.

Le Temple d’Hadrien / Hadrianeum

Le temple d’Hadrien (en latin Hadrianeum) est un temple antique impressionnant situé sur la Piazza di Pietra, en plein centre de Rome. C’est l’un des rares temples romains dont une partie importante est encore visible aujourd’hui.

Le Temple d'Hadrien
Le Temple d'Hadrien

Le Temple d'Hadrien

Il a été construit en 145 apr. J.-C. et est dédié à l’empereur Hadrien, mort en 138 apr. J.-C. Sa construction a été ordonnée par son fils adoptif et successeur, l’empereur Antonin le Pieux. Ce temple faisait partie du Champ de Mars, une zone très importante dans la Rome antique. Il servait à honorer Hadrien, considéré comme un empereur divinisé après sa mort (divus Hadrianus).

Aujourd’hui, il reste 11 colonnes gigantesques sur le côté du temple : colonnes corinthiennes d’environ 15 mètres de haut en marbre blanc, intégrées dans le bâtiment moderne de la Chambre de commerce de Rome.

Ces colonnes sont spectaculaires et donnent une bonne idée de la grandeur du monument d’origine.

À l’intérieur (accessible seulement lors de certaines visites ou événements), on peut voir : des reliefs représentant les provinces de l’Empire romain, chaque province étant personnifiée sous forme de femme. Cela symbolise l’étendue immense de l’empire sous Hadrien.

Nous ne sommes pas entrés à l’intérieur car il n’est généralement pas ouvert librement au public.

Il est intéressant car c’est l’un des temples romains les mieux conservés du centre.
Il est moins connu que le Panthéon, mais tout aussi impressionnant et il montre comment les bâtiments antiques ont été réutilisés dans la Rome moderne.

Le Panthéon Macuteo et son obélisque sur la Piazza della Rotonda

Le «Panthéon Macuteo» ne désigne pas le Panthéon lui-même, mais l’obélisque égyptien appelé Obelisco Macuteo, qui se trouve au centre de la fontaine sur la Piazza della Rotonda, juste devant le Panthéon.

Un obélisque égyptien vieux de plus de 3 200 ans

Il a été sculpté en granite rouge à Héliopolis (Égypte) à l’époque du pharaon Ramsès II (XIIIᵉ siècle av. J.-C.). Sa hauteur est de 6,34 m, et environ 14,5 m avec la fontaine et la base. Les hiéroglyphes gravés mentionnent le nom et les titres du pharaon. C’est donc un monument pharaonique authentique, bien plus ancien que le Panthéon lui-même.

Amené à Rome par les empereurs romains, il fut transporté à Rome sous l’empereur Domitien (Iᵉʳ siècle apr. J.-C.).

L'Obélisque Macuteo

L'Obélisque Macuteo

Il décorait le temple d’Isis (Iseum Campense), non loin du Panthéon. Les Romains utilisaient les obélisques comme symboles de puissance impériale.

Il s’appelle «Macuteo» parce qu’il a été retrouvé au XIVᵉ siècle près de l’église San Macuto. Il est resté longtemps sur la Piazza San Macuto, d’où son nom «Macuteo».
Son nom ne vient donc pas de l’Égypte, mais de son emplacement médiéval à Rome.

En 1711, le pape Clément XI fit placer l’obélisque sur la fontaine existante. Cette dernière fut modifiée dans un style baroque avec : quatre dauphins sculptés, un socle décoratif et une croix chrétienne au sommet.

Ce monument est fascinant car il réunit trois civilisations : Égypte ancienne (obélisque pharaonique), Empire romain (transport et réutilisation) et Rome chrétienne (croix et fontaine baroque).

L'Obelisque Macuteo (détails)

L'Obelisque Macuteo (détails)

C’est un parfait exemple de la manière dont Rome a «recyclé», en quelque sorte, et intégré les monuments antiques.

Quand nous sommes sur la Piazza della Rotonda, l’obélisque est légèrement décentré par rapport au Panthéon et la fontaine baroque contraste avec le temple antique derrière. Cet obélisque est l’un des 13 obélisques antiques de Rome, la ville qui en possède le plus au monde hors d’Égypte.

Le Panthéon : le monument antique le mieux conservé de Rome

Situé juste derrière l’obélisque Macuteo, le Panthéon est l’un des bâtiments antiques les plus extraordinaires au monde. Construit il y a près de 2 000 ans, il est encore presque intact.

Le premier Panthéon fut construit vers 27 av. J.-C. par Marcus Agrippa, gendre d’Auguste. Il brûla et fut entièrement reconstruit vers 118–125 apr. J.-C. par l’empereur Hadrien. Hadrien conserva l’inscription originale sur la façade, que l’on peut lire encore aujourd’hui : «M·AGRIPPA·L·F·COS·TERTIVM·FECIT»
→ «Marcus Agrippa, fils de Lucius, consul pour la troisième fois, l’a construit.»

C’était un temple dédié à l’ensemble des divinités romaines. En effet, le mot Panthéon signifie : Pan = tous et Theos = dieux. Les Romains pouvaient donc y honorer Jupiter, Mars, Vénus, etc.

Le Panthéon Macuteo
Le Panthéon Macuteo

Le Panthéon Macuteo

La caractéristique la plus spectaculaire de ce monument est sa coupole. Ses 43,3 mètres de diamètre et 43,3 mètres de hauteur intérieure montrent une parfaite sphère géométrique. Pendant plus de 1 300 ans, ce fut la plus grande coupole du monde. Même aujourd’hui, c’est la plus grande coupole en béton non armé jamais construite.

Au sommet se trouve un trou circulaire, appelé "oculus", de 9 mètres de diamètre, sans aucune vitre et la pluie entre librement. Il symbolise le lien entre le temple et le ciel. Le sol est légèrement incliné avec des drains pour évacuer l’eau.

L'oculus (image internet)

L'oculus (image internet)

C’est un chef-d’œuvre d’ingénierie car les Romains ont utilisé des techniques incroyables comme des murs épais de 6 mètres, un béton allégé vers le sommet, des caissons creux dans la coupole pour réduire le poids. La structure tient depuis 2 000 ans sans armature métallique.

Pourquoi est-il si bien conservé ?

En 609 apr. J.-C., il fut transformé en église chrétienne : Santa Maria ad Martyres

Contrairement à d’autres monuments antiques, il n’a jamais été abandonné. Il abrite des tombes célèbres. On y trouve notamment la tombe de Raphaël, le grand peintre de la Renaissance, des rois d’Italie comme Victor-Emmanuel II. Raphaël avait demandé à être enterré ici, admirant profondément ce bâtiment.

Sa façade est monumentale avec 16 colonnes de granite égyptien, chacune mesurant 12 mètres de haut et pesant environ 60 tonnes. Ces colonnes viennent d’Égypte, transportées par bateau jusqu’à Rome.

Encore utilisé aujourd’hui, c’est un chef-d’œuvre d’architecture jamais égalé.
Michel-Ange disait : «Il a été conçu par des anges, non pa
r des hommes.»

La façade du Panthéon Macuteo

La façade du Panthéon Macuteo

Ensuite nous marchons pendant presque 2 km pour atteindre la place de Santa Maria in Trastevere, l’une des places les plus vivantes et authentiques de Rome.

Aujourd’hui, elle est un point de rencontre très populaire. Ce matin nous avons de la chance car il n’y a personne sur cette place pourtant très populaire !

Fin de notre escapade à Rome (3)
Fin de notre escapade à Rome (3)
Fin de notre escapade à Rome (3)

Piazza di Santa Maria in Trastevere et la Basilique Santa Maria in Trastevere

Cette place prend le nom de la basilique Santa Maria in Trastevere, fondée au IIIe siècle par le pape Calixte Ier.

La place, la fontaine et la Basilique de Santa Maria in Trastevere

La place, la fontaine et la Basilique de Santa Maria in Trastevere

Au centre, se trouve la fontaine du même nom, une des plus anciennes de Rome, dont les origines remontent à l’époque romaine où elle servait à fournir de l’eau aux habitants. Remaniée à plusieurs reprises — notamment sous le pape Nicolas V puis par l’architecte Carlo Fontana — elle présente aujourd’hui un élégant bassin octogonal en pierre avec des vasques superposées, dans un style sobre, élégant, et typique du style romain classique. Contrairement à d’autres fontaines baroques spectaculaires de Rome (comme la Fontaine de Trevi), celle-ci est plus intimiste et harmonieuse avec la place.

La fontaine de Santa Maria in Trastevere
La fontaine de Santa Maria in Trastevere

La fontaine de Santa Maria in Trastevere

La Basilique Sainte-Marie-du-Trastevere

La Basilique Sainte-Marie-du-Trastevere / Basilica di Santa Maria in Trastevere est l'une des plus anciennes églises de Rome. D'abord baptisée titulus Callixti car construite sous le pape Calixte Ier (217-222), avec l’accord de l’empereur Sévère Alexandre, elle fut probablement le premier lieu de culte chrétien officiellement ouvert au public. Elle est reconstruite sous Jules Ier (337-358) puis sous le pontificat d'Innocent II (1130-1143) où elle fut décorée des mosaïques actuelles.

Fin de notre escapade à Rome (3)

Elle fut consacrée à la Vierge Marie probablement à l’époque du Concile d'Éphèse en 431. Même si l'inscription sur la chaire épiscopale affirme que c'est la première église dédiée à la Mère de Dieu, elle n'est pas la plus ancienne église mariale de la ville : Sainte-Marie-Majeure reste la doyenne, puisqu'elle a été consacrée à la Vierge dès sa construction, au IVè siècle.

Elle a conservé le plan de la basilique originelle et les fondations antérieures. La nef actuelle de l'église est d'architecture romane. Les 22 colonnes de granite aux chapiteaux ioniques et corinthiens qui séparent la nef des bas-côtés proviennent des ruines des thermes de Caracalla, de même que le linteau de la porte d'entrée.

Fin de notre escapade à Rome (3)
Fin de notre escapade à Rome (3)
Fin de notre escapade à Rome (3)

Le plafond à caissons en bois est l'œuvre du Dominiquin, également auteur de l'Assomption de la Vierge (1617) qui en orne le centre. La basilique est décorée de mosaïques réalisées à partir du XIIè siècle.

Sur l'arc triomphal qui précède le chœur, les mosaïques représentent les prophètes Isaïe et Jérémie, les symboles des Évangélistes, les candélabres de l'Apocalypse, la Croix accompagnée de l'Alpha et l'Oméga. Elles datent du XIIè siècle.

Au centre de l'abside, se trouve la mosaïque le Christ et la Vierge sur un trône. À gauche, les saints Calixte et Laurent et le pape Innocent II. À droite, Pierre, Corneille et Jules Ier et Calépode. Au-dessous, deux files d'agneaux sortant de Béthléem et Jérusalem, se dirigent vers l'Agneau de Dieu.

Fin de notre escapade à Rome (3)
Fin de notre escapade à Rome (3)
Fin de notre escapade à Rome (3)

L'église conserve une relique de sainte Apollonie, ainsi qu'une partie de la Sainte Éponge. Les restes du pape Calixte Ier et le corps du cardinal Lorenzo Campeggio sont enterrés dans l'église. Y est également enterré le pape excommunié Anaclet II.

Le campanile date du XIIè siècle. À son sommet, une mosaïque représente la Vierge à l'Enfant à qui est dédiée l'église.

Le campanile

Le campanile

Les mosaïques de la façade datent du XIIIe siècle. La façade de l'église est restaurée par Carlo Fontana en 1702, qui remplace l'ancien portique à toit de tuiles par le portique actuel. L'image de Marie est considérée comme la plus ancienne représentation iconographique de la Vierge allaitant. Elle est entourée de dix femmes portant des lampes, symbole de virginité. Les sculptures du parapet représentent les trois papes Calixte Ier, Corneille et Jules Ier, ainsi que le martyr Calépode.

Fin de notre escapade à Rome (3)

À l'intérieur du portique, des fragments de sarcophages du IIIe siècle et des fresques, dont l'une représente l'Annonciation, ont été déposés.

Des inscriptions d'époque romaine ont été insérées sur la façade, sous le portique.

Fragments de sarcophages et inscriptions antiques
Fragments de sarcophages et inscriptions antiques

Fragments de sarcophages et inscriptions antiques

Nous continuons à marcher et traversons le pont Garibaldi pour rejoindre l’île Tibérine.

Vue sur l’île de Tibérine depuis le pont Garibaldi
Vue sur l’île de Tibérine depuis le pont Garibaldi

Vue sur l’île de Tibérine depuis le pont Garibaldi

Nous empruntons la passerelle Ponte Fabricio et visitons la très petite île Tibérine.

Fin de notre escapade à Rome (3)

Nous nous arrêtons à la Basilique Saint-Barthélemy laquelle malheureusement est fermée.

La Basilique Saint-Barthélemy-en-l'Île / Basilica San Bartolomeo all'Isola

La basilique San Bartolomeo all'Isola est un édifice religieux catholique située sur l’île Tibérine. Construite à la fin du Xè siècle par Otton III la basilique est, depuis l'an 2000 le sanctuaire des martyrs contemporains du christianisme.

Au centre de la place devant l'église, un pinacle porte, sur ses quatre faces, des saints dans des niches, dû au sculpteur Ignazio Jacometti, et érigé en 1869.

L'Empereur Othon fait construire cette église à la fin du Xè siècle, initialement consacrée à Adalbert de Prague, ami d'Othon.

La basilique San Bartolomeo all'Isola

La basilique San Bartolomeo all'Isola

Depuis l’an 2000, par décision du pape Jean-Paul II, la basilique est devenue le sanctuaire des martyrs contemporains du christianisme. Dans les chapelles latérales des reliques et objets sont conservés ayant appartenu à des chrétiens morts pour la foi durant les XXè et XXIè siècles. Cela ne préjuge en rien de leur béatification ou canonisation éventuelle. Ce mémorial est pris en charge par la Communauté de Sant'Egidio, qui a peint l'icône sur le maître-autel. Les reliques de l'apôtre Barthélemy se trouvent d’ailleurs sous ce Maître autel, dans une ancienne baignoire romaine en porphyre avec des têtes de lions.

Fin de notre escapade à Rome (3)

La tour-clocher du XIIè siècle, près de l'église, la Tour des Caetani, est tout ce qui reste du château médiéval construit sur l'île par les Pierleoni.

Tour des Caetani

Tour des Caetani

Comme la basilique San Bartolomeo est fermée, nous ne nous y attardons pas et poursuivons notre visite. Nous rejoignons le site archéologique de Marcellus un peu plus loin.

Le site archéologique de Marcellus

Le site archéologique de Marcellus

Le Théâtre de Marcellus

Le théâtre de Marcellus est un monument antique de Rome, construit par l'empereur Auguste et offert à son neveu et gendre Marcus Claudius Marcellus, d'où son nom.

Situé au Champ de Mars, c'est l'un des plus anciens théâtres en pierre de Rome, après le théâtre de Pompée construit entre 61 et 55 av. J.-C. Il est le seul édifice de ce type à Rome conservé en élévation, grâce à sa transformation en forteresse au Moyen Âge, puis en palais.

Le Théâtre de Marcellus

Le Théâtre de Marcellus

Il fait partie d'un complexe dynastique plus vaste conçu par Auguste, comprenant le temple d'Apollon qui célèbre sa victoire sur Marc Antoine et Cléopâtre et le portique d'Octavie, sa sœur, malgré un manque d'alignement de l'ensemble. Néanmoins, le théâtre a été construit de telle façon que l'axe de la valva regia correspond à l'axe du temple d'Apollon. Cette association d'un théâtre, d'un temple et d'un portique rappelle le complexe pompéien sur le Champ de Mars, réalisation architecturale monumentale que Jules César puis Auguste ont peut-être voulu concurrencer.

La façade du temple, entièrement en travertin, se compose de trois étages aux ordres différents : le premier étage est d'ordre dorique (9,53 mètres de hauteur), le deuxième est d'ordre ionique (10,35 mètres de hauteur) et le dernier, qui a aujourd'hui disparu, est d'ordre corinthien (12,12 mètres de haut).

Le Théâtre de Marcellus

Le Théâtre de Marcellus

En tout, la façade atteint 32 mètres de hauteur. Les deux premiers étages se composent de 41 arches encadrées de colonnes engagées tandis que le dernier étage est un mur plein décoré de colonnes corinthiennes engagées. Les pierres en clé de voûte des arches des deux premiers étages sont ornées de grands masques en pierre.

Pour terminer les visites de la matinée, nous prenons le métro pour nous rendre sur la place Esquilino pour découvrir la Basilique Sainte-Marie-Majeure. Après un contrôle de sécurité à l’entrée (encore un !), nous pénétrons dans cette église majestueuse !

La Basilique Sainte-Marie-Majeure / Basilica di Santa Maria Maggiore

La basilique est l'une des quatre basiliques majeures de Rome et la plus ancienne dédiée à la Vierge Marie, située sur la Piazza dell'Esquilino au sommet de la colline de l'Esquilin, au sommet du Cispio, entre le Monti et l'Esquilino. Construite au Vᵉ siècle après le concile d’Éphèse, elle conserve un plan paléochrétien remarquable, avec une vaste nef bordée de colonnes antiques et de superbes mosaïques parmi les plus anciennes de la ville. Tout cela fait d’elle l’une des basiliques qui permettent le mieux d’imaginer à quoi ressemblaient les premières grandes églises chrétiennes.

La Basilique Sainte-Marie-Majeure
La Basilique Sainte-Marie-Majeure

La Basilique Sainte-Marie-Majeure

La nef centrale et les mosaïques antiques

La nef centrale est impressionnante par ses proportions et sa lumière. Et c’est l’une des rares églises où l'on voit encore aussi clairement l’aspect des premières basiliques chrétiennes : le plan basilical d’origine, les colonnes antiques réemployées,  les mosaïques du Vᵉ siècle et l’arc de triomphe paléochrétien.

Elle est séparée des bas-côtés par deux rangées de colonnes, une quarantaine au total. Ces colonnes sont en marbre et probablement issues de bâtiments antiques.

Ce rythme de colonnes crée une perspective très harmonieuse, presque “classique”, qui rappelle davantage une basilique civile romaine qu’une église médiévale.

La nef, les colonnes, les mosaïques, la crypte et le baldaquin au loin (image internet)

La nef, les colonnes, les mosaïques, la crypte et le baldaquin au loin (image internet)

Les mosaïques qui datent du pontificat de Sixte III (vers 432–440)du Vᵉ siècle, sont incroyablement bien conservées. Elles forment une frise continue au-dessus des colonnes jusqu’à l’autel et racontent des scènes de l’Ancien Testament (Abraham, Moïse…) dans un style encore très proche de l’art romain antique.

Les mosaïques
Les mosaïques

Les mosaïques

Les détails des mosaïques de la nef (image internet)

Les détails des mosaïques de la nef (image internet)

Le plafond doré

Le plafond à caissons de style Renaissance est splendide. Selon la tradition, il serait recouvert de l’un des premiers ors rapporté d'Amérique par Christophe Colomb et, offert aux Rois Catholiques au pape.

Le plafond à caissons de la nef
Le plafond à caissons de la nef

Le plafond à caissons de la nef

L’abside et ses mosaïques

Au fond de la basilique derrière le baldaquin, on peut découvrir une magnifique mosaïque du XIIIᵉ siècle représentant le couronnement de la Vierge. C’est un beau contraste avec les mosaïques plus anciennes de la nef.

Le couronnement de la Vierge
Le couronnement de la Vierge
Le couronnement de la Vierge

Le couronnement de la Vierge

À l’intérieur, plusieurs chapelles somptueuses attirent l’attention, notamment la chapelle Sixtine, voulue par Sixte V, très spectaculaire avec ses marbres et ses dorures, et la chapelle Pauline, plus intime.

 La chapelle Sixtine (à droite de la nef)

À ne pas confondre avec celle du Vatican !

Nommée d’après le pape Sixte V, cette chapelle fut construite sous son pontificat. Elle se distingue par une décoration d’une richesse exceptionnelle : marbres polychromes, sculptures, dorures et fresques recouvrent l’ensemble des murs.

Au centre, le regard est immédiatement attiré par un tabernacle monumental en bronze doré, véritable pièce maîtresse de l’espace. L’architecture, très symétrique et imposante, renforce encore cette impression de grandeur.

Le tabernacle de Ludovic du Duc
Le tabernacle de Ludovic du Duc

Le tabernacle de Ludovic du Duc

La coupole de la Chapelle Sixtine

La coupole de la Chapelle Sixtine

La chapelle abrite également plusieurs tombeaux de papes, ce qui en fait un lieu à la fois artistique et historique. C’est l’une des chapelles les plus grandioses de Rome, clairement conçue pour impressionner le visiteur.

Le tombeau de Pie V

Le tombeau de Pie V

En face de la Chapelle Sixtine se trouve la Chapelle Pauline avec une opulence similaire.

La Chapelle Pauline (ou Borghèse) à gauche de la nef

Elle abrite l’icône célèbre Salus Populi Romani, une image de la Vierge protectrice du peuple romain, très vénérée par les Romains et par les papes, notamment le Pape François qui avait l'habitude d'aller prier avant et après chaque voyage à l'étranger.

La Chapelle Pauline et l'icône Salus Populi Romani (image internet)
La Chapelle Pauline et l'icône Salus Populi Romani (image internet)

La Chapelle Pauline et l'icône Salus Populi Romani (image internet)

L'autel principal  et sa coupole
L'autel principal  et sa coupole
L'autel principal  et sa coupole

L'autel principal et sa coupole

La crypte et la relique de la crèche

Située sous l’autel principal de la basilique, la crypte, appelée la “Confession”, est un lieu particulièrement émouvant.

On y conserve, selon la tradition, des reliques de la crèche de Jésus, ce qui en fait un espace chargé d’une forte symbolique, notamment lors des célébrations de Noël.

Lorsque vous vous placez face au baldaquin de l’autel, un escalier en fer à cheval descend vers cette crypte richement décorée de marbres. C’est là que sont présentées les reliques de la Sainte Crèche.

La baldaquin et la crypte
La baldaquin et la crypte
La baldaquin et la crypte

La baldaquin et la crypte

Le reliquaire de la Sainte Crèche
Le reliquaire de la Sainte Crèche
Le reliquaire de la Sainte Crèche

Le reliquaire de la Sainte Crèche

Au cœur de cet espace se trouve la statue du pape Pie IX, représenté en prière perpétuelle, c’est-à-dire à genoux, les mains jointes et tourné vers la relique de la crèche de Bethléem. Cette œuvre imposante en marbre blanc se détache fortement des marbres polychromes qui décorent la crypte.

Petite précision historique : si sa statue se trouve ici, le corps de Pie IX repose dans une autre basilique romaine, Saint-Laurent-hors-les-Murs.

La statue du pape Pie IX
La statue du pape Pie IX

La statue du pape Pie IX

 Le sol et les détails cachés

Le sol de la Basilique Sainte-Marie-Majeure est un magnifique exemple de style cosmatesque, reconnaissable à ses motifs géométriques réalisés avec des marbres colorés. Hérité du Moyen Âge italien, ce type de décor apporte une grande richesse visuelle et guide presque naturellement le regard à travers la nef.

Mais la beauté de la basilique ne se limite pas à ce que l’on voit au premier coup d’œil. En prenant le temps d’observer, on découvre une multitude de détails discrets : blasons papaux sculptés ou incrustés, fresques parfois cachées dans les recoins, et sculptures finement travaillées.

Sols cosmatesques (images internet)
Sols cosmatesques (images internet)
Sols cosmatesques (images internet)

Sols cosmatesques (images internet)

La façade et le clocher (extérieur rapide)

La Basilique Sainte-Marie-Majeure donne l’impression d’un ensemble homogène… mais en réalité, son extérieur est un vrai “patchwork” d’époques.

La façade que l’on voit aujourd’hui (XVIIIᵉ siècle) est une création de Ferdinando Fuga pour le pape Benoît XIV. Elle se présente comme une grande loggia baroque, avec colonnes et arcades, assez sobre comparée à d’autres églises romaines.

Fin de notre escapade à Rome (3)

Mais son rôle principal est presque… de cacher : derrière elle se trouve une ancienne façade médiévale décorée de mosaïques du XIIIᵉ siècle, réalisées par Filippo Rusuti, illustrant des scènes de la vie de la Vierge. C’est donc une façade “à deux couches”.

Façade avec loggia et mosaïques (image internet)

Façade avec loggia et mosaïques (image internet)

Le clocher, lui, remonte au XIVᵉ siècle et n’a pas été masqué. En briques, avec ses étages ajourés et ses petites colonnes, il appartient au style roman tardif. Avec ses 75 mètres, c’est le plus haut de Rome, et il se voit de loin — un vrai point de repère dans le quartier.

Ce contraste est typique de Rome : une base très ancienne (chrétienté des premiers siècles), un ajout médiéval (clocher, mosaïques), puis un habillage baroque.
En regardant bien, on ne voit pas une seule église, mais plus de 1 500 ans d’histoire superposés. Tout cela fait d’elle l’une des basiliques qui permettent le mieux d’imaginer à quoi ressemblaient les premières grandes églises chrétiennes.

Nous faisons une pause déjeuner dans le quartier de Monti, l’un des plus anciens “rione” de Rome. À l’époque antique, il correspondait à la Subure, un quartier populaire et animé où vivait même Jules César.

Nous poursuivons ensuite notre visite avec une halte à la basilique San Pietro in Vincoli, située à proximité du Colisée et des Forums impériaux.

La Basilique San Pietro in Vincoli / La Basilique Saint-Pierre-aux-Liens

La Basilique San Pietro in Vincoli est une basilique mineure paléochrétienne restaurée à la Renaissance, connue pour abriter la version définitive du tombeau de Jules II avec une statue monumentale de Moïse sculptée par Michel-Ange ainsi qu’une relique de St Pierre. C’est une basilique relativement sobre à l’extérieur, mais très riche à l’intérieur.

Extérieur de la Basilique Saint-Pierre-aux-Liens

Extérieur de la Basilique Saint-Pierre-aux-Liens

La basilique fut bâtie au Vè siècle (vers 432–470) pour accueillir les chaînes que l’impératrice Eudoxie offrit au pape Léon Iᵉʳ. Celles-ci se seraient miraculeusement soudées à celles ayant lié Pierre à Rome, symbole d’unité de la foi. Ces reliques, conservées sous le maître-autel, sont exposées chaque 1ᵉʳ août lors de la fête de Saint-Pierre-aux-Liens.

Le plan à trois nefs, soutenu par des colonnes antiques, conserve la sobriété des premières basiliques chrétiennes. Des restaurations ordonnées par le pape Jules II au XVIᵉ siècle ont ajouté un portique et un plafond à caissons.

La nef et la fresque du Miracle des chaînes
La nef et la fresque du Miracle des chaînes

La nef et la fresque du Miracle des chaînes

Capocroce : chœur et absides

Le presbytère tel qu'il apparaît aujourd'hui a été conçu par Virginio Vespignani et construit entre 1876 et 1877. Du précédent, il ne reste que l'autel central, construit lors de la rénovation de 1465 commandée par le cardinal Cusano.

La structure comprend le maître-autel, surmonté d'un grand ciborium néoclassique du XIXè siècle en bois doré, conçu par Vespignani. Il est soutenu par quatre colonnes de granite à chapiteaux baroques, et précédé d'un confessionnal, auquel on accède par deux rampes latérales et qui mène à la crypte. Deux escaliers en marbre mènent à l'autel central et à l'abside.

Fin de notre escapade à Rome (3)
Fin de notre escapade à Rome (3)

À gauche du portail d'entrée, dans une niche creusée dans le plâtre de la contre-façade, on peut voir un visage du Christ, appartenant probablement aux fresques originales de la basilique du Ve siècle.

Fin de notre escapade à Rome (3)
Fin de notre escapade à Rome (3)

La basilique conserve une relique extraordinaire : les chaînes de Saint Pierre.
Selon la tradition : ce sont celles qui l’ont retenu prisonnier à Jérusalem et à Rome
elles se seraient miraculeusement soudées entre elles. Elles sont conservées sous l’autel principal et exposées chaque année.

Le reliquaire des chaînes de Saint Pierre

Le reliquaire des chaînes de Saint Pierre

Dans le transept droit se trouve le mausolée destiné à accueillir le tombeau du pape Jules II. Commandé à Michel-Ange en 1505, sa construction fut interrompue à plusieurs reprises et s'acheva en 1545, trente-deux ans après la mort de Jules II.

Le plan initial prévoyait des dimensions bien plus importantes et prévoyait un agrandissement de la basilique pour l'accueillir. Plus de quarante statues étaient prévues pour former une chambre funéraire pour le pape.

La version finale, après la sixième modification du projet, comprenait sept statues, dont le célèbre Moïse de Michel-Ange, réalisée entre 1513 et 1515 et considérée comme un des chefs-d’œuvre de la Renaissance.

Le sarcophage qui devait contenir le corps de Jules II est placé au-dessus du Moïse. Au-dessus du couvercle se trouve une grande statue représentant le pape allongé sur le côté. Des études récentes attribuent cette œuvre à Michel-Ange.

Le tombeau de Jules II / Statue de Moïse
Le tombeau de Jules II / Statue de Moïse
Le tombeau de Jules II / Statue de Moïse

Le tombeau de Jules II / Statue de Moïse

Pour terminer notre visite de la journée, nous nous rendons sur la Piazza del Popolo et à la Villa Borghese.

La Piazza del Popolo

La Piazza del Popolo (« Place du Peuple ») est l’une des places les plus majestueuses et harmonieuses de Rome. Située à l’entrée nord du centre historique, elle constituait pendant des siècles la première vision de la ville pour les voyageurs arrivant par la Via Flaminia, l’une des grandes routes de l’Antiquité.

La place actuelle a été aménagée au début du XIXe siècle par l’architecte Giuseppe Valadier, qui lui a donné sa forme elliptique élégante et a créé les deux hémicycles caractéristiques. Avant cela, la place a également servi de lieu d’exécutions publiques jusqu’en 1826.

Place du peuple (image internet)

Place du peuple (image internet)

La Porta del Popolo / la Porte du Peuple

Nous pénétrons sur la Piazza del Popolo par la porte du même nom, une porte monumentale située au nord de la place. Le passage a été retravaillé pour lui donner son aspect actuel par Le Bernin, pour le compte du pape Alexandre VII, en 1655, pour la venue de la reine Christine de Suède à Rome, à la suite de sa conversion au catholicisme romain et de son abdication. A droite de la porte se trouve la basilique Santa Maria del Popolo et à gauche un poste de gendarmerie, avec un dôme qui ressemble à celui de l'église.

La Porta del Popolo au centre et l’église Santa Maria del Popolo à droite

La Porta del Popolo au centre et l’église Santa Maria del Popolo à droite

Les « églises jumelles »
À l’extrémité sud de la place se trouvent deux églises baroques presque identiques :
Santa Maria dei Miracoli et Santa Maria in Montesanto.

Elles marquent le départ des trois grandes artères formant le célèbre «Trident» : la Via del Corso, la Via del Babuino et la Via di Ripetta.

Bien qu’on les appelle « jumelles », leurs plans sont légèrement différents pour s’adapter à l’espace disponible.

Malheureusement fermées, nous n’avons pas pu y entrer.

Santa Maria dei Miracoli (à gauche) et Santa Maria in Montesanto (à droite) (image internet)

Santa Maria dei Miracoli (à gauche) et Santa Maria in Montesanto (à droite) (image internet)

L’obélisque Flaminio

Au centre de la place se dresse le spectaculaire Obélisque Flaminio, un obélisque égyptien vieux de plus de 3 000 ans. Érigé à l’origine à Héliopolis sous les pharaons Séthi Ier et Ramsès II, il fut transporté à Rome sur ordre de Auguste puis installé sur la place en 1589 par le pape Sixte V. Avec son socle et les fontaines aux lions, il atteint environ 36 mètres de hauteur.

L’obélisque Flaminio
L’obélisque Flaminio

L’obélisque Flaminio

Les fontaines de la piazza del Popolo
Les fontaines de Giovanni Ceccarini (1822-23), avec des compositions assorties d'une figure centrale flanquée de deux figurines, se tiennent de chaque côté de la place à l'est et à l'ouest, flanquées de statues néoclassiques des Saisons (1828).

Les fontaines sont alimentées par l'aqueduc de l'Aqua Virgo, inauguré par Agrippa en 19 av. J.-C. et achevé dans les années 1820. Depuis la Renaissance, ces fontaines sont le théâtre de grandes fêtes d'eaux. Valadier avait prévu des fontaines sur le palier supérieur du Pincio, mais elles n'ont jamais été réalisées, en partie par manque d'eau.

De chaque côté de la place, deux grandes fontaines monumentales complètent l’ensemble : la fontaine de Neptune et la fontaine de la déesse Rome.

La fontaine de Neptune / La Fontana del Nettuno

La fontaine de Neptune se dresse sur le côté ouest : le dieu Neptune, avec son trident, est accompagné de deux dauphins.

La fontaine de Neptune (image internet)

La fontaine de Neptune (image internet)

La fontaine de la déesse Rome

La fontaine de la déesse Rome (statue de Rome entre le Tibre et l'Aniene) marque le point terminal de l'aqueduc : la déesse Roma est armée d'une lance et d'un casque, précédée de la Louve du Capitole allaitant Romulus et Rémus (fondateurs de Rome de la mythologie romaine).

La fontaine de la déesse Rome et la terrasse du Pincio en arrière plan (image internet)

La fontaine de la déesse Rome et la terrasse du Pincio en arrière plan (image internet)

Au centre de la place se trouve la fontana dell' Obelisco : quatre petites fontaines entourent le socle de l'obélisque, chacune présentant un lion sur des marches.

La Terrasse du Pincio / Terrazza del Pincio

La Terrasse du Pincio est un belvédère panoramique situé sur la colline du Pincio. Accessible par des escaliers situés à l’est de la place, elle domine la Piazza del Popolo, et offre l’une des vues les plus célèbres sur la Ville éternelle, notamment au coucher du soleil. Conçue par l’architecte Giuseppe Valadier au début du XIXᵉ siècle, elle relie harmonieusement la Villa Borghese au cœur urbain de la capitale italienne.

Vue depuis la Terrasse du Pincio

Vue depuis la Terrasse du Pincio

La Villa Borghese

La Villa Borghese est l’un des plus beaux et des plus vastes espaces verts de Rome. Située au nord du centre historique, entre la Piazza del Popolo et la Place d'Espagne, elle offre un véritable havre de paix où se mêlent nature, art et architecture. Créée au début du XVIIe siècle par le cardinal Scipione Borghese, neveu du pape Paul V, elle était à l’origine une somptueuse résidence de plaisance destinée à mettre en valeur la puissance de la famille Borghese.

La Villa Borghese (image internet)

La Villa Borghese (image internet)

Un immense parc au cœur de Rome

Avec environ 80 hectares, la Villa Borghese est aujourd’hui le troisième plus grand parc public de Rome. L’État italien a acheté le domaine en 1901 et l’a ouvert au public en 1903. Ses larges allées ombragées, ses pelouses, ses jardins, ses statues et ses fontaines en font un lieu très apprécié des Romains comme des visiteurs.

Fontaine en face de la Galerie Borghese
Fontaine en face de la Galerie Borghese
Fontaine en face de la Galerie Borghese

Fontaine en face de la Galerie Borghese

La Galleria Borghese : un musée exceptionnel

Au centre du parc se trouve la célè
bre Galerie Borghese, installée dans l’ancienne villa du cardinal Scipione Borghese. Ce musée abrite l’une des plus prestigieuses collections d’art d’Italie, avec des chefs-d’œuvre de Gian Lorenzo Bernini (Apollon et Daphné, David, L’Enlèvement de Proserpine), Caravage, Raphaël et Titien. 

La visite est particulièrement impressionnante, car les œuvres sont exposées dans les somptueux salons de la villa, richement décorés. Malheureusement, nous n’avons pas pu y entrer, la galerie étant fermée pour préparer une nouvelle exposition. 

La Galerie Borghese

La Galerie Borghese

La Villa Borghèse est bien plus qu’un simple parc : c’est un véritable musée à ciel ouvert. Elle constitue l’une des plus belles promenades de Rome et une parenthèse de calme au cœur de la ville éternelle. Nous aurions aimé y passer davantage de temps et nous promener dans ce magnifique parc. Mais nous y sommes arrivés en fin de journée, alors que la fatigue commençait à se faire sentir après cette dernière journée de visites.

Ainsi s’achève notre escapade à Rome, une ville fascinante et d’une richesse historique exceptionnelle. Même si nous avons découvert de nombreux trésors et visité quantité de monuments et de sites emblématiques, la Ville éternelle recèle encore bien des merveilles à explorer.

Fin de notre escapade à Rome (3)

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Les musées du Vatican (2)

Publié le

Le 11/11/25 : Visite des Musées du Vatican

Après avoir déjeuné sur la Piazza Navona à Rome, nous sommes retournés au Vatican pour visiter les Musées. Nous repassons par la place Saint-Pierre.

Place et basilique Saint-Pierre

Place et basilique Saint-Pierre

Musei Vaticani / Les Musées du Vatican

Les musées du Vatican constituent un ensemble muséal situé au Vatican. Il regroupe douze musées, ce qui représente cinq galeries et mille quatre cents salles. L'ensemble abrite l'une des plus grandes collections d'art dans le monde, car il expose la vaste collection d'œuvres d'art, notamment peintures et sculptures, rassemblée au fil des siècles par les papes, surtout à l'époque des États pontificaux (jusqu'en 1870), et par la suite l'institution même des «Musées du Vatican». Les musées sont en partie hébergés dans le Palais du Vatican.

Le Palais du Vatican (en arrière-plan)

Le Palais du Vatican (en arrière-plan)

Les musées du Vatican sont l’un des lieux culturels les plus visités au monde, avec des chiffres annuels impressionnants. En 2023 par exemple, ils ont reçu environ 6,7 à 6,8 millions de visiteurs selon les données récentes des classements mondiaux.

Cela les positionne généralement au 2ᵉ rang mondial après le Louvre en termes de fréquentation muséale. En moyenne, cela représente autour de 18 000 à 20 000 visiteurs par jour lorsque le musée est ouvert, avec des pointes bien plus élevées en haute saison touristique.

L’entrée des musées

Après un court temps d’attente et un contrôle rapide, nous pénétrons dans les Musées du Vatican par une porte discrète (visible à gauche sur la photo ci-dessous).

Porte d'entrée de décoration «baroque italien»

Porte d'entrée de décoration «baroque italien»

Nous débouchons alors dans un vaste hall. Face à l’affluence déjà importante sur les escalators et les escaliers, nous choisissons de prendre l’ascenseur. À proximité de celui-ci, des mosaïques et des peintures, majoritairement à thème religieux, sont exposées.

Les musées du Vatican (2)
Les musées du Vatican (2)
Les musées du Vatican (2)
Les musées du Vatican (2)
Les musées du Vatican (2)

Au premier étage, nous commençons notre visite par les musées pontificaux initiaux avec la Pinacothèque vaticane.

La Pinacothèque vaticane

Le mot pinacothèque vient du grec pinakes qui correspond à des tablettes en bois ou en terre servant de support pour les tableaux des peintres grecs. Le bâtiment de la pinacothèque vaticane, terminé en 1931 et inauguré le 27 octobre 1932, fut réalisé à la demande du pape Pie XI pour ordonner une collection de peintures qui avaient appartenu à plusieurs de ses prédécesseurs, en commençant par Pie VI (1775-1799). Une bonne partie des œuvres exposées fut transportée à Paris par Napoléon, en 1797, mais celles-ci furent restituées aux États pontificaux après le Congrès de Vienne en 1815 grâce notamment à l'intervention du sculpteur Antonio Canova.

- Les salles de la peinture médiévale (XIIIᵉ–XIVᵉ siècles), consacrées aux retables gothiques

Un polyptyque montrant une crucifixion sur fond d’or, typique de la peinture italienne du Trecento

Un polyptyque montrant une crucifixion sur fond d’or, typique de la peinture italienne du Trecento

Le Polyptyque Stefaneschi, peint par Giotto di Bondone vers 1320

Le Polyptyque Stefaneschi, peint par Giotto di Bondone vers 1320

- Les salles de la renaissance

Les Anges musiciens sont un groupe de fresques détachées de l'artiste italien de la Renaissance Melozzo de Forlì, datant de 1472, ou, pour d'autres, de 1478-1480. Elles proviennent de la voûte de l'abside de l'église des Saints-Apôtres à Rome. Aujourd'hui, elles sont conservées, avec les têtes des apôtres, dans la Pinacothèque du Vatican, à l'exception de celle qui se trouve au Musée du Prado de Madrid et le Christ de l'Ascension, initialement au centre de la décoration, et qui est maintenant au palais du Quirinal.

Les Anges musiciens de l'artiste italien Melozzo de Forlì

Les Anges musiciens de l'artiste italien Melozzo de Forlì

Anges avec luth et triangle (images internet)
Anges avec luth et triangle (images internet)

Anges avec luth et triangle (images internet)

- La galerie des tapisseries

Des tapisseries réalisées à Bruxelles et Tournai à l'époque du pape Clément VII (1523-1534) par des élèves de Raphaël y sont conservés, notamment Pieter Van Aelst. Elles furent exposées pour la première fois dans la Chapelle Sixtine en 1531 et transportées dans cette galerie en 1838.

La résurrection du Christ

La résurrection du Christ

Certaines tapisseries sont monumentales, comme celle de la Cène, inspirée directement de la fresque de Léonard De Vinci située dans l’église de Santa Maria delle Grazie à Milan. Datant de 1530, elle est d’origine flamande et a été réalisée en soie, laine, fils d’or et d’argent. C’est la seule tapisserie monumentale reproduisant la Cène de Léonard.

La Cène

La Cène

Les musées du Vatican (2)

- Musée grégorien égyptien

Fondé par le pape Grégoire XVI en 1839, conçu par le père Ungarelli, l'un des premiers égyptologues italiens, il contient des pièces égyptiennes collectionnées par les papes depuis la fin du XVIIIe siècle, et des statues rapportées à Rome à l'époque de l'Empire.

 Des stèles funéraires égyptiennes
 Des stèles funéraires égyptiennes

Des stèles funéraires égyptiennes

Sarcophages en marbre / bois et urnes funéraires
Sarcophages en marbre / bois et urnes funéraires
Sarcophages en marbre / bois et urnes funéraires

Sarcophages en marbre / bois et urnes funéraires

Une momie

Une momie

Statues en bronze
Statues en bronze
Statues en bronze

Statues en bronze

Statues en pierre

Statues en pierre

Après le musée égyptien, nous entrons dans le Cortile del Belvedere / la Cour du Belvédère, une cour de transition composée d’arcades classiques avec statues antiques en niches et des bancs circulaires au centre où les visiteurs s’assoient et se reposent.

Le Cortile del Belvedere
Le Cortile del Belvedere

Le Cortile del Belvedere

Tête de Méduse décapitée par Persée (Canova en 1800)

Tête de Méduse décapitée par Persée (Canova en 1800)

Sépultures
Sépultures
Sépultures

Sépultures

- Musée Pio-Clementino

Le musée Pio-Clementino fait partie de l'ensemble des Musées du Vatican. Situé dans le Petit Palais du Belvédère, il est le plus important complexe des musées du Vatican. Comptant une douzaine de salles, il abrite de riches collections des périodes grecque et romaine, dont certains chefs-d'œuvre de l'art mondial. 

Galerie des Candélabres

Construite en 1761, il s'agissait à l'origine d'une loggia ouverte qui fut fermée à la fin du XVIIIe siècle. Les peintures du plafond sont de 1883-87. Elle abrite des statues romaines, répliques d'originaux grecs de la période hellénistique et correspondant aux arcades, de grands candélabres du IIe siècle.

Galerie des Candélabres et son plafond
Galerie des Candélabres et son plafond

Galerie des Candélabres et son plafond

Galerie des Candélabres
Galerie des Candélabres
Galerie des Candélabres

Galerie des Candélabres

La salle des animaux

Cette salle doit son nom aux sculptures à thème animalier qu'elle regroupe. La plupart représentent des animaux domestiques ou sauvages, mais également des animaux fantastiques comme le centaure, le griffon et le Minotaure.

Un centaure

Un centaure

Les musées du Vatican (2)
Les musées du Vatican (2)
Les musées du Vatican (2)
Les musées du Vatican (2)
Scène de chasse (image internet)

Scène de chasse (image internet)

Les musées du Vatican (2)

La salle ronde

Vasque de granite et mosaïque géante

Vasque de granite et mosaïque géante

Un motif de la mosaïque au sol

Un motif de la mosaïque au sol

La salle des muses

Il s'agit d'une salle bâtie vers 1780 par l'architecte Michelangelo Simonetti. Le plafond est décoré de fresques de Tommaso Conca. 

La coupole de la salle des muses

La coupole de la salle des muses

La salle doit son nom aux neuf muses disposées autour de la statue d'Apollon citharède, représentant le dieu jouant de la lyre. Sept de ces statues ont été découvertes lors de fouilles à la Villa di Cassio près de Tivoli.

Statue d’Apollon Citharède (image internet)

Statue d’Apollon Citharède (image internet)

Statues des muses Thalia et Calliope (images internet)
Statues des muses Thalia et Calliope (images internet)

Statues des muses Thalia et Calliope (images internet)

Au centre de la salle, est exposé depuis 1973 le Torse du Belvédère, l'une des sculptures majeures de l'art antique, qui a exercé une fascination sur les artistes de la Renaissance : Michel-Ange lui vouait une véritable admiration. Il s'agit d'un torse fragmentaire, en marbre, daté du Ier siècle av. JC, et caractérisé par une torsion du corps laissant apparaître tous les muscles. Il porte la signature du sculpteur athénien Apollonios, fils de Nestor, qu'on ne connaît pas par ailleurs. Son style est caractéristique de la sculpture hellénistique.

Le torse du Belvédère (image internet)

Le torse du Belvédère (image internet)

La salle en croix grecque

Construite en 1780 par Michelangelo Simonetti (dit Michel-Ange), la dernière salle du circuit (autrefois la première) présente, en plus de la magnifique mosaïque d’Athéna (datant du milieu du Ier siècle av. J.C., deux tombeaux sculptés monumentaux, ceux d’Hélène et de Constantine.

Vue d'ensemble, avec la mosaïque d'Athéna et le sarcophage monumental d’Hélène (image internet)

Vue d'ensemble, avec la mosaïque d'Athéna et le sarcophage monumental d’Hélène (image internet)

Détails de la mosaïque d'Athéna (image internet)

Détails de la mosaïque d'Athéna (image internet)

Le sarcophage de Sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin Ier, dit Saint Constantin, réalisé vers l’an 340 de notre ère. À partir de 1777 / 1778, entré dans les Musées du Vatican, il a été fortement restauré et placé sur quatre lions sculptés par Francesco Antonio Franzoni. Il est fait de porphyre rouge et mesure 2,42m de haute et 2,68m de large.

Le sarcophage de Saint Hélène

Le sarcophage de Saint Hélène

Le sarcophage de Constantine / de Constance est un sarcophage antique en porphyre rouge provenant de l'église Santa Costanza à Rome, où a été enterrée la fille de l'empereur Constantin Ier et de Fausta. Également fait de porphyre rouge, il présente des scènes de vendanges avec des Érotes (Amours) et des guirlandes. Il provient du mausolée de Constance à la basilique Sainte-Agnès-hors-les-Murs et mesure 2,25m de haut et 1,60m de large.

Sarcophage de Constance (image internet)

Sarcophage de Constance (image internet)

Nous poursuivons notre visite en découvrant une autre galerie monumentale, celle des cartes géographiques. Il y a déjà beaucoup de monde qui y circule et il est donc très difficile de prendre des photos sans personne dessus !

- la galerie des cartes géographiques

Cette galerie est l’une des plus spectaculaires et doit son nom aux quarante cartes topographiques des régions italiennes et des territoires de l'Église que le pape Grégoire XIII fit peindre entre 1580 et 1583 d'après les cartons d'Ignazio Danti. La galerie mesure 120 m de long sur 6 m de large.

Le plafond de la galerie des cartes géographiques

Le plafond de la galerie des cartes géographiques

La Sicile

La Sicile

La Sardaigne

La Sardaigne

La Corse… à l’envers ?

La Corse… à l’envers ?

Puis nous découvrons les appartements pontificaux avec les célèbres et magnifiques Chambres de Raphaël.

- Appartements pontificaux avec les Chambres de Raphaël 

Les quatre Chambres de Raphaël (en italien, Stanze di Raffaello) du palais du Vatican forment une enfilade de salles de réception dans la partie publique des appartements papaux. Elles sont célèbres pour leurs fresques, peintes par Raphaël et ses élèves. Tout comme la fresque du plafond de la chapelle Sixtine exécutée par Michel-Ange, elles sont des œuvres majeures de la Haute Renaissance.

D'ouest en est, les salles rectangulaires tirent leur nom des fresques qui y sont situées. C'est ainsi que se succèdent la Chambre de l'Incendie de Borgo, la chambre de la Signature, la chambre d'Héliodore et la chambre de Constantine (lors de la visite touristique, l'itinéraire est généralement inversé, avec le passage par un balcon du XVIe siècle sur la cour du Belvédère). Les trois premières sont couvertes par une voûte en croix et mesurent environ 7 × 8 m, la quatrième 10 × 16m.

Les trois premières Chambres dont Raphaël est le principal auteur s'enchaînent et sont éclairées des deux côtés. Elles sont percées par des portes et des fenêtres, plus ou moins gênantes ; le génie de Raphaël consiste à tirer parti de ces interruptions sans les laisser perturber ses compositions.

1) Chambre de la Signature / Stanza della Segnatura (1508-1511)

C’est la première salle peinte par Raphaël dans les appartements privés du pape Jules II (1508-1511). Elle devait être une bibliothèque et le cabinet de travail du pape, d’où un programme iconographique profondément intellectuel. Ces fresques faisaient partie d’un programme réfléchi dont le thème général est l’harmonie entre foi chrétienne et raison humaine, représentée à travers quatre grands domaines de la connaissance : la Vérité spirituelle (Dispute), la Vérité rationnelle (L'École d’Athènes), la Beauté (Le Parnasse) et le Bien / la Justice (autres fresques du même espace).

Vue générale de la Salle de la Signature (images internet)
Vue générale de la Salle de la Signature (images internet)

Vue générale de la Salle de la Signature (images internet)

Le plafond
Le plafond
Le plafond

Le plafond

Dispute du Saint-Sacrement (Paroi Ouest)
Dispute du Saint-Sacrement (Paroi Ouest)

Dispute du Saint-Sacrement (Paroi Ouest)

La Parnasse (Paroi nord) (image internet)

La Parnasse (Paroi nord) (image internet)

Les Vertus (images internet)
Les Vertus (images internet)

Les Vertus (images internet)

2) Chambre d'Héliodore / Stanza di Eliodoro (1511-1514)

La Chambre d’Héliodore est la deuxième salle peinte par Raphaël dans les Appartements pontificaux (vers 1511-1514). Son programme iconographique est centré sur la protection divine de l’Église face aux menaces terrestres. On y voit l’intervention directe de Dieu pour défendre la foi et le pouvoir spirituel.

Il y a quatre grandes fresques dans cette salle :
- L’Expulsion d’Héliodore du Temple

On y voit Héliodore, envoyé du roi Séleucide, renversé à terre dans le Temple de Jérusalem. Après avoir voulu voler le trésor sacré, des cavaliers célestes surgissent pour chasser Héliodore.

L’Expulsion d’Héliodore du Temple par des cavaliers célestes (image internet)

L’Expulsion d’Héliodore du Temple par des cavaliers célestes (image internet)

Le plafond de la chambre d'Héliodore

Le plafond de la chambre d'Héliodore

- La Messe de Bolsena

Miracle eucharistique (XIIIᵉ s.) : l’hostie saigne pendant la messe d’un prêtre sceptique. Le pape Jules II assiste à la scène (portrait intégré par Raphaël).

La Messe de Bolsena (image internet)

La Messe de Bolsena (image internet)

La Délivrance de Saint Pierre

Cette fresque illustre le miracle où un ange vient libérer Saint Pierre de sa prison, évoquant la protection divine et la délivrance des fidèles persécutés.

La délivrance de Saint-Pierre (image internet)

La délivrance de Saint-Pierre (image internet)

La Rencontre de Léon le Grand et d’Attila

Elle montre le pape Léon Iᵉʳ arrêtant Attila le Hun grâce à l’apparition céleste de saints Pierre et Paul au-dessus de la scène — symbole de la protection divine de l’Église.

La Rencontre de Léon le Grand et d’Attila

La Rencontre de Léon le Grand et d’Attila

3) Chambre de l'Incendie du Borgo / Stanza dell’Incendio di Borgo (1514-1517)

Troisième salle des Appartements pontificaux, décorée vers 1514–1517. Le programme met en avant la puissance spirituelle et politique du pape, à travers des épisodes liés aux papes Léon III et Léon IV. Raphaël en a conçu l’ensemble, mais une grande partie de l’exécution revient à son atelier (Giulio Romano, Penni…).

Il y a aussi quatre grandes fresques dans cette chambre :

L’Incendie du Borgo

En 847, un incendie ravage le quartier du Borgo à Rome. Le pape Léon IV arrête le feu par un signe de croix depuis la loggia.

L’Incendie du Borgo (image internet)

L’Incendie du Borgo (image internet)

Le Serment de Léon III

Cette scène montre le pape Léon III devant l'assemblée, jurant de défendre l'Eglise malgré les accusations qui pèsent contre lui. C'est une affirmation de l'autorité morale du pape.

Le Serment de Léon III (image internet)

Le Serment de Léon III (image internet)

La Bataille d’Ostie

La scène représente la victoire navale des Romains sur les Sarrasins à Ostie, symbolisant la protection divine de Rome et de l’Église.

La Bataille d’Ostie (image internet)

La Bataille d’Ostie (image internet)

4) Chambre de Constantin /Stanza di Costantino (1517-1525)

La Chambre de Constantin est la quatrième et dernière des Stanze di Raffaello. Elle est consacrée à l’empereur Constantin le Grand, premier empereur romain chrétien.
Raphaël en conçoit le programme, mais il meurt en 1520 : la réalisation est surtout due à son atelier (Giulio Romano, Gianfrancesco Penni, etc.).

Les fresques sont dédiées à des épisodes de la vie de l'empereur romain Constantin : La Vision de la Croix, vision de Constantin alors qu'il se prépare à affronter son rival Maxence ; la bataille du pont Milvius lors de laquelle Maxence est vaincu ; le baptême de Constantin où l'empereur se convertit au catholicisme et la donation de Rome, acte de la Donation de Constantin énumérant les territoires et les privilèges accordés à la papauté.

Les grandes fresques en détails :

La Vision de la Croix

Constantin voit dans le ciel une croix avec la phrase : « In hoc signo vinces — Par ce signe, tu vaincras ». Il annonce sa conversion.

La Vision de la Croix (paroi Est) (image internet)

La Vision de la Croix (paroi Est) (image internet)

La Bataille du Pont Milvius

Combat décisif contre Maxence (312). Constantin triomphe sous le signe de la croix.

La Bataille du Pont Milvius (paroi Sud) (image internet)

La Bataille du Pont Milvius (paroi Sud) (image internet)

Le plafond
Le plafond

Le plafond

Le Baptême de Constantin

Constantin reçoit le baptême (symboliquement par le pape). C’est la naissance officielle de l’Empire chrétien.

Le Baptême de Constantin (image internet)

Le Baptême de Constantin (image internet)

La Donation de Constantin

L’empereur remet au pape le pouvoir sur Rome et l’Occident. La fresque idéologique justifie l’autorité temporelle de la papauté.

La Donation de Constantin (image internet)

La Donation de Constantin (image internet)

À cet ensemble, s'ajoutent la Sala dei Chiaroscuri ou chambre des Palefreniers, décorée de fresques sur des dessins de Raphaël en 1517, détruites sous Paul IV et remplacées par d'autres commandées par Grégoire XIII en 1582, la chapelle Niccoline (chapelle privée du pape, peinte à la fresque par Fra Angelico à l'époque de Nicolas V), la Loggia dans la cour San Damaso, la Loggetta et le cubiculum, c'est-à-dire la chambre du Pape.

Parmi ces salles, les Salles Raphaélesques, passage obligé dans le chemin qui mène à la Chapelle Sixtine, et la chapelle Nicoline peuvent désormais être visitées, tandis que les autres salles, plus petites et plus difficiles à surveiller, ne sont accessibles qu'aux chercheurs.

Après des heures de déambulation de salle en salle, nous atteignons enfin ce qui est censé être le point culminant de la visite — même si nous avons déjà admiré une quantité impressionnante de chefs-d’œuvre. Et nous voilà enfin dans la Chapelle Sixtine ! Mais là, grosse désillusion : la foule est telle qu’on peine à se déplacer dans cette immense salle, et en plus, il est strictement interdit de prendre des photos… Le comble ! Vu le prix des billets, on a vraiment l’impression qu’on se moque de nous.

- La Chapelle Sixtine / la Cappella Sistina (1477 et 1483)

La Chapelle Sixtine, édifiée à la fin du XVe siècle sous le pape Sixte IV, est l’un des joyaux du Vatican. Elle est surtout célèbre pour son plafond peint par Michel-Ange, représentant des scènes de la Genèse, notamment la célèbre Création d’Adam. Sur le mur de l’autel se trouve le monumental Jugement dernier, où le Christ apparaît en juge de l’humanité.

Les murs latéraux racontent la vie de Moïse et celle du Christ, réalisées par de grands artistes de la Renaissance comme Botticelli ou Le Pérugin. Aujourd’hui encore, la chapelle joue un rôle central dans la vie de l’Église : c’est là que se tient le conclave pour élire le pape.

Plafond et mur de l'autel de la Chapelle Sixtine

Plafond et mur de l'autel de la Chapelle Sixtine

La chapelle a un plan de basilique et mesure 40,93 mètres de long sur 13,41 de large (les dimensions du temple de Salomon, comme indiqué dans l'Ancien Testament). Elle a une hauteur de 20,70 mètres et est couverte par une voûte en berceau abaissée, reliée aux murs par des voiles et des pendentifs, qui génèrent des lunettes en correspondance avec les parois latérales. Sous chaque lunette, s'ouvrent les étroites fenêtres cintrées qui éclairent l'environnement : il y en a six sur chaque paroi latérale auxquelles ont été ajoutées deux autres ouvertures côté ouest, condamnées lors de la création du Jugement dernier.

Vue générale de la Chapelle Sixtine (image internet)

Vue générale de la Chapelle Sixtine (image internet)

Lieu à la fois spirituel et artistique, la Chapelle Sixtine impressionne par ses dimensions, la richesse de ses fresques et l’émotion qu’elle suscite… même au milieu de la foule et du silence imposé ! Nous arrivons à nous faufiler dans la foule et à trouver un endroit pour nous asseoir sur le côté droit de la salle pour contempler le célèbre plafond peint par Michel-Ange et pour nous reposer un peu aussi. Discrètement, nous parvenons à prendre quelques photos bravant l’interdiction.

Les fresques dans le détail :

Le Plafond

Le plafond a donc été peint par Michel-Ange entre 1508–1512. Ce dernier a peint allongé sur un échafaudage, la tête en arrière, pendant plus de 4 ans… presque sans assistants.

On y voit neuf scènes dites « scènes de la Genèse» qui racontent toute l’histoire de l’humanité selon la Bible, de la création du monde jusqu’à Noé après le Déluge.

Le plafond (image internet)

Le plafond (image internet)

Les principaux épisodes bibliques sont :

La Séparation de la lumière et des ténèbres

C’est la première scène chronologique. Dieu, représenté dans un mouvement puissant, sépare la lumière du chaos originel.​​​​​​​

 La Séparation de la lumière et des ténèbres

La Séparation de la lumière et des ténèbres

La Création du Soleil, de la Lune et des plantes

Dieu façonne le soleil pour le jour, la lune pour la nuit, et les végétaux. Dieu apparaît deux fois dans la même scène : d’un côté il crée le soleil, de l’autre la lune et les végétaux.

La Création du Soleil, de la Lune et des plantes (image internet)

La Création du Soleil, de la Lune et des plantes (image internet)

La Séparation de la terre et des eaux

La terre ferme se détache des eaux. Dieu domine les flots et fait émerger la terre ferme. L’image évoque la maîtrise du chaos et la naissance d’un monde habitable pour l’homme.

La Séparation de la terre et des eaux (image internet)

La Séparation de la terre et des eaux (image internet)

La Création d’Adam

La scène la plus célèbre : Dieu donne la vie à Adam d’un doigt touchant presque le sien. Par ce geste, il transmet la vie à Adam. Adam est encore inerte, mais déjà parfait. Le presque-contact des doigts symbolise l’instant fragile où la vie va naître.

La Création d’Adam (image internet)

La Création d’Adam (image internet)

La Création d’Ève

Ève sort du corps d’Adam endormi. Elle lève les mains vers Dieu dans un geste de reconnaissance.

• La Création d’Ève (image internet)

• La Création d’Ève (image internet)

La Chute et l’Expulsion du Paradis

La scène est en deux temps :
• à gauche, Adam et Ève mangent le fruit défendu
• à droite, ils sont chassés par un ange

Michel-Ange montre brutalement le passage de l’innocence à la souffrance humaine.

La Chute et l’Expulsion du Paradis (image internet)

La Chute et l’Expulsion du Paradis (image internet)

Le Sacrifice de Noé

Après le Déluge, Noé remercie Dieu par un sacrifice. C’est l’idée de la réconciliation entre Dieu et les hommes.

Le Sacrifice de Noé (image internet)

Le Sacrifice de Noé (image internet)

Le Déluge

C’est l’une des scènes les plus chargées en personnages du plafond. On y voit des groupes d’hommes, de femmes et d’enfants essayant d’échapper à la montée des eaux, tandis que l’arche de Noé apparaît au fond.

C’est une scène très dramatique, pleine de mouvement et d’émotion, qui montre la détresse humaine face au châtiment divin.

Le Déluge (image internet)

Le Déluge (image internet)

L’Ivresse de Noé

Noé, sauveur de l’humanité, est montré ivre et vulnérable.

Cette scène rappelle que même les justes restent imparfaits : l’homme retombe toujours dans la faute.

L’Ivresse de Noé (image internet)

L’Ivresse de Noé (image internet)

Après le plafond nous observons le mur de l’autel composée d’une immense fresque sur fond bleu représentant le Christ juge et la fin des temps.

Le Mur de l’autel – Le Jugement dernier (1536–1541) :

Sur le mur de l’autel, Michel-Ange peint le moment où le Christ juge tous les hommes. On y voit les morts qui ressuscitent, les âmes sauvées qui montent vers le ciel, les damnés entraînés en enfer.

Autel et mur de la Chapelle Sixtine (image internet)

Autel et mur de la Chapelle Sixtine (image internet)

Les scènes de la Genèse au plafond et le Jugement dernier sur le mur de l’autel forment en réalité un grand récit cohérent : celui du destin de l’humanité, de sa création… à son jugement final. Ensemble, ils encadrent toute l’histoire humaine, de la Création… au Verdict.

Les murs latéraux montrent la vie de Moïse et la vie du Christ, réalisés par de grands peintres de la Renaissance.

Les murs latéraux de la Chapelle Sixtine

Ils ont été peints avant Michel-Ange, vers 1481–1482, par de grands artistes de la Renaissance : Botticelli, Le Pérugin, Ghirlandaio, Cosimo Rosselli. Il y a deux grandes histoires en parallèle.

Les fresques sont organisées comme un dialogue :

Le mur sud raconte la vie de Moïse. On y voit : Moïse sauvé des eaux, Le Buisson ardent, Le Passage de la mer Rouge, La Remise des Tables de la Loi.

Moïse représente l’Ancienne Alliance (l’Ancien Testament).

Fresques du mur sud
Fresques du mur sud

Fresques du mur sud

La mort de Moïse

La mort de Moïse

Le mur nord raconte la vie du Christ. On y voit, Le Baptême du Christ, La Tentation du Christ, L’Appel des premiers apôtres, Le Sermon sur la montagne, La Remise des clés à Saint Pierre, La Cène.

Le Christ représente la Nouvelle Alliance (le Nouveau Testament).

Les musées du Vatican (2)
Le mur nord : L'appel des premiers apôtres / Le Sermon sur la montagne / La remise des clés à Saint Pierre /  La Cène
Le mur nord : L'appel des premiers apôtres / Le Sermon sur la montagne / La remise des clés à Saint Pierre /  La Cène
Le mur nord : L'appel des premiers apôtres / Le Sermon sur la montagne / La remise des clés à Saint Pierre /  La Cène
Le mur nord : L'appel des premiers apôtres / Le Sermon sur la montagne / La remise des clés à Saint Pierre /  La Cène

Le mur nord : L'appel des premiers apôtres / Le Sermon sur la montagne / La remise des clés à Saint Pierre / La Cène

Nous quittons la Chapelle Sixtine émerveillés par un tel chef - d’œuvre ! On commence à être fatigués après plusieurs heures de visite. Nous continuons néanmoins notre visite en entrant dans la Salle des vêtements liturgiques / Sala degli Indumenti Liturgici dans le Palais apostolique.

Cette salle sert de transition entre les grandes galeries artistiques et les espaces plus directement liés à la fonction du pape. Elle montre : chasubles, mitres, dalmatiques, et autres habits liturgiques pontificaux.

Habits liturgiques pontificauxHabits liturgiques pontificaux
Habits liturgiques pontificaux

Habits liturgiques pontificaux

Nous traversons encore quelques salles mais on a déjà vu tellement de choses et la fatigue aidant que nous avons du mal à apprécier ce que nous voyons.

Nous passons par le Musée Chrétien / Museo Cristiano avec sa section ivoire. On y voit notamment des plaques sculptées en ivoire, datant principalement du Moyen Âge (IXe au XVe siècle) et représentant des scènes de la Crucifixion, des saints et des figures religieuses, des scènes de la vie du Christ, des reliquaires, et des couvertures de livres liturgiques.

Section des ivoires médiévaux

Section des ivoires médiévaux

Puis nous traversons le Musée profane  Museo Profano avec sa collection de tabatières et d’objets de luxe. Ces petites tabatières datent principalement des XVIIIe et XIXe siècles et sont peintes avec une précision remarquable !

Les tabatière servaient à conserver du tabac à priser, très à la mode dans l’aristocratie européenne et elles étaient souvent des souvenirs de voyage, notamment du «Grand Tour» que faisaient les aristocrates en Europe. Certaines ont appartenu à des papes ou à des familles nobles.

Les tabatières

Les tabatières

La salle Paolina (la Sala Paolina II), située dans les Galeries de la Bibliothèque du Vatican avec de magnifiques collections de bijoux sous vitrine.

Des bracelets en micromosaïques datant du XIXè siècle.

Des bracelets en micromosaïques

Des bracelets en micromosaïques

Des camées montés en pendentifs et broches, datant du XVIIIe et XIXe siècles. Ils font partie de la collection de glyptique (art de la gravure sur pierre fines et coquillages).

Les camées de la collection de glyptique

Les camées de la collection de glyptique

La boîte à bijoux pontificale est l’une des pièces maîtresses de cette section consacrée aux cadeaux diplomatiques et aux objets de dévotion. Ce coffret en velours rouge présente un ensemble de micromosaïques montées sur plaque d’agate ou de pierre dure. Au centre on distingue le profil d’un pape Léon XII ou Pie VII dont les règnes correspondent à l’âge d’or de cette technique.

Coffret à bijoux pontifical

Coffret à bijoux pontifical

Le Musée ethnologique / Museo Etnologico Anima Mundi

Le musée ethnologique du Vatican s’appelle aujourd’hui Anima Mundi, ce qui signifie en latin «l’âme du monde». Son objectif est de montrer comment les différentes cultures de la planète expriment le sacré, la spiritualité et la vision du monde.

C’est l’un des musées les plus fascinants des Musées du Vatican. Il présente des objets provenant des cultures du monde entier, souvent rapportés par des missionnaires catholiques. Il a été fondé en 1926 par le pape Pie XI, après une grande exposition missionnaire organisée au Vatican en 1925.

Le musée conserve environ 80 000 objets, dont quelques milliers sont exposés sous vitrine.

AFRIQUE

Des masques rituels, statues sacrées, objets de culte.

Statue d'Afrique Centrale

Statue d'Afrique Centrale

AMERIQUES

Des objets précolombiens, des artefacts amérindiens, des textiles et des sculptures.

Objets indiens (statue / couvertures / calumets / coiffes de chefs et bottes…)
Objets indiens (statue / couvertures / calumets / coiffes de chefs et bottes…)
Objets indiens (statue / couvertures / calumets / coiffes de chefs et bottes…)
Objets indiens (statue / couvertures / calumets / coiffes de chefs et bottes…)
Objets indiens (statue / couvertures / calumets / coiffes de chefs et bottes…)
Objets indiens (statue / couvertures / calumets / coiffes de chefs et bottes…)

Objets indiens (statue / couvertures / calumets / coiffes de chefs et bottes…)

ASIE

Des statues de Bouddha, objets hindous, des œuvres chinoises et japonaises.

Bijoux et ornements d’Asie centrale

Bijoux et ornements d’Asie centrale

Œuvres hindoues
Œuvres hindoues

Œuvres hindoues

Vases et masques chinois

Vases et masques chinois

Œuvres japonaises (Vases / plats / théières et costumes de samouraï)
Œuvres japonaises (Vases / plats / théières et costumes de samouraï)
Œuvres japonaises (Vases / plats / théières et costumes de samouraï)

Œuvres japonaises (Vases / plats / théières et costumes de samouraï)

OCEANIE

Des masques tribaux, des sculptures, des objets cérémoniels.

Objets des Iles Fidji (tapa et statue)

Objets des Iles Fidji (tapa et statue)

Une pirogue cérémonielle et statues de Papouasie - Nouvelle-Guinée
Une pirogue cérémonielle et statues de Papouasie - Nouvelle-Guinée
Une pirogue cérémonielle et statues de Papouasie - Nouvelle-Guinée

Une pirogue cérémonielle et statues de Papouasie - Nouvelle-Guinée

Peintures et boucliers aborigènes peints avec la technique des points (dot painting)

Peintures et boucliers aborigènes peints avec la technique des points (dot painting)

Grande pirogue cérémonielle traditionnelle / Vêtements et parures traditionnels typiques des Îles Salomon
Grande pirogue cérémonielle traditionnelle / Vêtements et parures traditionnels typiques des Îles Salomon

Grande pirogue cérémonielle traditionnelle / Vêtements et parures traditionnels typiques des Îles Salomon

Pourquoi ce musée est important dans les Musées du Vatican ?

Contrairement à la Chapelle Sixtine ou aux chefs-d’œuvre de la Renaissance, ce musée montre des cultures non européennes, des spiritualités différentes du christianisme, une vision universelle de l’humanité.

Malgré la fatigue, nous y avons passé un excellent moment à découvrir la richesse et la diversité de ces cultures venues du monde entier. Ce musée, plus calme et nettement moins fréquenté, n’en est pas moins d’une grande richesse.

La visite offrait un contraste saisissant avec tout ce que nous avions vu auparavant : une expérience vraiment différente, tout à fait dépaysante.

Après environ 4h de visite, nous quittons les musées du Vatican par la Porte de Décoration.

La Porte de Décoration.

La Porte de Décoration.

A suivre : Fin de notre escapade à Rome

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Rome (2)

Publié le

le 11/11/2025 : Le Château Saint-Ange, la Piazza Navona 

Nous poursuivons notre visite du jour en nous rendant au Château St-Ange à proximité du Vatican.

Le Château Saint-Ange

Rome (2)

Le château Saint-Ange (en italien : Castel Sant'Angelo), également connu sous le nom de mausolée d'Hadrien, est un monument de Rome, situé sur la rive droite du Tibre en face du ponte Aelius (actuel pont Saint-Ange), à une courte distance du Vatican, entre les rioni du Borgo et de Prati. Le château a été profondément remanié à plusieurs reprises au Moyen Âge et à la Renaissance.

Le pont Saint-Ange et ses statues
Le pont Saint-Ange et ses statues
Le pont Saint-Ange et ses statues

Le pont Saint-Ange et ses statues

Le château Saint-Ange est à l’origine un mausolée impérial construit au IIᵉ siècle après J.C. par l’empereur Hadrien, destiné à accueillir sa tombe et celle de sa famille. Monument funéraire monumental, il se distinguait par sa forme cylindrique massive et une rampe intérieure hélicoïdale.

Le Château et le pont Saint-Ange

Le Château et le pont Saint-Ange

Plusieurs empereurs romains y furent inhumés jusqu’au IIIᵉ siècle dont Hadrien et son épouse Vibia Sabina ainsi que Septime Sévère, son épouse Julia Domna et leurs fils.

À partir de l’Antiquité tardive, le bâtiment perd sa fonction funéraire et est progressivement transformé en forteresse. Intégré aux remparts d’Aurélien, il devient un point stratégique pour la défense de Rome. Au Moyen Âge, il est renforcé, fortifié et prend véritablement l’apparence d’un château militaire.

Cour et remparts du château, canons et catapultes accompagnés de leurs boulets.
Cour et remparts du château, canons et catapultes accompagnés de leurs boulets.

Cour et remparts du château, canons et catapultes accompagnés de leurs boulets.

Ancienne salle de garde
Ancienne salle de garde

Ancienne salle de garde

Les armes / casques et boucliers
Les armes / casques et boucliers
Les armes / casques et boucliers
Les armes / casques et boucliers
Les armes / casques et boucliers

Les armes / casques et boucliers

Ancienne ferronnerie (photo Ludo)

Ancienne ferronnerie (photo Ludo)

Le nom de Saint-Ange provient d’une légende du VIᵉ siècle : lors d’une épidémie de peste, le pape Grégoire le Grand aurait vu l’archange Michel apparaître au sommet du monument, rengainant son épée en signe de la fin du fléau. En mémoire de cet événement, une statue de l’archange domine encore aujourd’hui le château.

L’archange Michel de Peter de Anton von Verschaffelt (XVIIe) en bronze dominant le château

L’archange Michel de Peter de Anton von Verschaffelt (XVIIe) en bronze dominant le château

Statue en marbre aux ailes en bronze de Raffaello da Montelupo (XVIe siècle), dans le Cortile dell'Angelo

Statue en marbre aux ailes en bronze de Raffaello da Montelupo (XVIe siècle), dans le Cortile dell'Angelo

À partir du XIIIᵉ siècle, le château devient une forteresse papale. Relié au Vatican par le Passetto di Borgo, un couloir fortifié, il sert de refuge aux papes en période de danger. Depuis le début du XXᵉ siècle, le château Saint-Ange est un musée national. Les visiteurs peuvent y découvrir les vestiges du mausolée antique, les salles pontificales, les anciennes prisons et surtout une terrasse panoramique offrant une vue spectaculaire sur Rome et le Vatican. Monument unique, il illustre à lui seul la continuité entre la Rome antique, médiévale et pontificale.


Les salles / appartements pontificaux :

Quelques pièces du mobilier

Rome (2)
Rome (2)
Rome (2)
Rome (2)

Les cheminées

Les cheminées
Les cheminées
Les cheminées

Les cheminées

Les plafonds et les murs

Quand les papes ont fait du château leur résidence d’urgence et palais d’apparat, ils ont transformé une forteresse romaine en écrin artistique.
Les plafonds et décorations des salles pontificales sont caractéristiques de la Renaissance romaine du XVIᵉ siècle, mêlant iconographie païenne (mythologie classique), symbolisme chrétien et héraldique papale (Farnèse, Médicis, etc.).

Les plafonds (salles Paolina et Persée...)Les plafonds (salles Paolina et Persée...)
Les plafonds (salles Paolina et Persée...)Les plafonds (salles Paolina et Persée...)
Les plafonds (salles Paolina et Persée...)Les plafonds (salles Paolina et Persée...)
Les plafonds (salles Paolina et Persée...)Les plafonds (salles Paolina et Persée...)

Les plafonds (salles Paolina et Persée...)

Les murs peints
Les murs peints
Les murs peints
Les murs peints
Les murs peints

Les murs peints

Rome (2)
Rome (2)
Des assiettes
Des assiettes

Des assiettes

Sculptures et objets religieux
Sculptures et objets religieux
Sculptures et objets religieux

Sculptures et objets religieux

Une Pietà

Une Pietà

Depuis une salle du musée du Château Saint-Ange, nous voyons la basilique Saint-Pierre.

Rome (2)

Puis nous sommes montés à la terrasse panoramique en passant par le Cortile dell'Angelo où se trouve la statue de Michel Ange (voir plus haut).

Le Cortile dell'Angelo

Le Cortile dell'Angelo

Depuis cette terrasse, nous avons un magnifique point de vue sur le Tibre, le Pont Sant’Angelo en premier plan, avec la ville historique qui s’étend derrière.

Le Tibre et le pont St Ange

Le Tibre et le pont St Ange

Le Capitole et le monument Victor Emmanuel II

Le Capitole et le monument Victor Emmanuel II

La basilique Saint-Pierre est parfaitement visible depuis la terrasse panoramique.

La basilique Saint-Pierre
La basilique Saint-Pierre

La basilique Saint-Pierre

Rome (2)
Rome (2)
Rome (2)

Nous quittons la terrasse par des escaliers extérieurs qui mènent au chemin de ronde et aux remparts, dominant les anciens canons.

Rome (2)
Rome (2)
Rome (2)

Nous quittons le Château Saint-Ange, traversons le pont du même nom et nous rendons sur la Piazza Navona pour déjeuner. C’est l’une des places les plus célèbres et les plus élégantes de Rome.

La Piazza Navona / Place Navona

La Piazza Navona est l’une des places les plus emblématiques de Rome. Elle occupe l’emplacement de l’ancien stade de Domitien, construit au Ier siècle pour les compétitions athlétiques, dont elle conserve la forme allongée.
Son élément central est la spectaculaire Fontaine des Quatre-Fleuves (1651), œuvre du Bernin, représentant le Danube, le Nil, le Gange et le Rio de la Plata, symboles des grands fleuves des continents alors connus.

La fontaine des Quatre-Fleuves
La fontaine des Quatre-Fleuves
La fontaine des Quatre-Fleuves
La fontaine des Quatre-Fleuves

La fontaine des Quatre-Fleuves

La place est dominée par l’église Sant’Agnese in Agone, liée à la martyre de sainte Agnès et associée à Borromini.

L’église Sant’Agnese in Agone et la fontaine des Quatre-Fleuves

L’église Sant’Agnese in Agone et la fontaine des Quatre-Fleuves

À l’extrémité sud se trouve la fontaine du Maure du Bernin, tandis qu’au nord se dresse la fontaine de Neptune du Bernin aussi.

La fontaine de Neptune

La fontaine de Neptune

La fontaine du Maure
La fontaine du Maure
La fontaine du Maure
La fontaine du Maure

La fontaine du Maure

Aujourd’hui, la Piazza Navona est un lieu vivant et animé, apprécié pour son ambiance, ses terrasses et son rôle central dans la vie culturelle romaine, tout en restant un témoignage majeur de l’histoire antique et baroque de la ville.

Notre déjeuner terminé, nous repartons pour le Vatican où nous avons fini notre journée en visitant les Musées du Vatican.

Le Château et le pont St-Ange se reflétant sur le Tibre

Le Château et le pont St-Ange se reflétant sur le Tibre

A suivre : Les Musées du Vatican

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Le Vatican : petit par la taille, immense par l'émotion (1)

Publié le

Le 11/11/25 : Visite du Vatican

Aujourd’hui, nous avons visité le plus petit état du monde : le Vatican.

Tout d’abord quelques infos sur le Vatican

Le Vatican, en forme longue l'État de la Cité du Vatican (en italien : Stato della Città del Vaticano), est un micro-État européen. Il s'agit du support territorial du Saint-Siège enclavé dans la ville de Rome, capitale de l'Italie. Il comptait officiellement 764 habitants en 2023 sur une superficie totale de 0,439 km2, ce qui en fait le plus petit État au monde, ainsi que le moins peuplé.

Le Vatican se compose de deux entités juridiques distinctes : le Saint-Siège, entité spirituelle, et l'État de la Cité du Vatican, entité temporelle. Le lien entre ces deux entités est le pape, chef du spirituel et du temporel, disposant du pouvoir absolu (exécutif, législatif et judiciaire). Toutefois, en droit international, même si le Saint-Siège est «un sujet souverain doté d'une personnalité juridique internationale», il n'est pas un État.

La colline du Vatican est déjà mentionnée sous la République romaine. De nos jours, le Vatican est la représentation temporelle du Saint-Siège et de l'ensemble des institutions de l'Église catholique romaine : l'État de la Cité du Vatican est, lui, créé le 11 février 1929 aux termes des accords du Latran, signés par l'Italie représentée par Benito Mussolini et par le Saint-Siège représenté par le cardinal Pietro Gasparri.

Le Vatican, important site archéologique du monde romain, situé sur la colline du même nom, est le siège de la papauté et du monde catholique. Selon l'historiographie catholique, il remonte à saint Pierre lui-même, comme premier évêque de Rome, et constitue le centre officiel de tout le christianisme depuis l'empereur Constantin Ier (IVe siècle), mais ce point de vue n'est pas forcément partagé par tous les historiens ni par toutes les confessions chrétiennes.

L'État de la Cité du Vatican est une monarchie absolue, de droit divin et élective, dirigée par le Pontife romain et évêque de Rome, le dernier en date étant le pape Léon XIV, élu le 8 mai 2025 à la suite du décès de son prédécesseur, François, le 21 avril 2025. Le pape y exerce souverainement le triple pouvoir exécutif, législatif et judiciaire.

Le Pape Léon XIV

Le Pape Léon XIV

Un peu d’histoire
La Cité du Vatican actuelle est généralement considérée comme le reliquat des anciens États pontificaux, bien que l'existence de fait de ceux-ci s'arrête en 1870 tandis que celle de droit du Vatican commence en 1929. L'origine ancienne de ce territoire des États pontificaux est une accumulation de donations foncières reçues par les papes successifs, depuis l'époque constantinienne jusqu'à celle du Royaume lombard (avec par exemple la donation de Sutri). 

Le pape s'est ainsi trouvé placé à la tête d'un important domaine foncier connu sous le nom de patrimoine de saint Pierre, initialement sous suzeraineté romaine d'Orient, mais que l'historiographie catholique a longtemps appelé « donation de Constantin », en même temps qu'elle justifiait ainsi le pouvoir temporel du pape.

En fait, la «donation de Constantin» est une légende selon laquelle l'empereur Constantin Ier aurait donné au pape Sylvestre la primauté sur les Églises d'Orient et l'imperium (pouvoir impérial) sur l'Occident : le caractère apocryphe de ce document a été établi en 1442 par l'humaniste Laurent Valla. La justification historique de ce pouvoir temporel réside en fait dans la donation de Pépin de 754 confirmée par Charlemagne en 774, donation cette fois bien réelle.

La Cité du Vatican se situe sur ce que l'on appelait dans l'Antiquité l'ager Vaticanus qui se compose d'une petite plaine (la plaine vaticane) aux bords du Tibre, se relevant à quelque distance en une colline d'une faible élévation, les Montes Vaticani (colline Vaticane).

Quelques villas, bâties autour de «jardins impériaux», y furent propriété d'Agrippine. Le fils de cette dernière, l'empereur Caligula (37-41 apr. J.-C.), y fit réaliser un cirque privé, le Circus Vaticanus, dont l'actuel obélisque du Vatican constitue un des seuls vestiges. C'est là, ainsi que dans les jardins adjacents, qu'eut lieu le martyre de nombreux chrétiens de Rome au temps de Néron (54-68). On dit que Saint Pierre fut enterré au nord de ce cirque, dans une nécropole qui longeait une route secondaire, la via Cornelia. Sur le lieu de sa sépulture, l'empereur Constantin fit édifier entre 326 et 333 une basilique grandiose à l'emplacement du site de l'ancien cirque romain qui fut alors démoli. L'édifice a été remplacé par la basilique actuelle au cours des XVIe et XVIIe siècles.

Au Ve siècle, le pape Symmaque y fit construire une résidence dans laquelle certains personnages illustres vinrent séjourner, tel Charlemagne lors de son couronnement, en l'an 800. Au XIIe siècle, Célestin II puis Innocent III la firent rénover. La construction du palais du Vatican débuta sous le pontificat de Nicolas V durant la première moitié du XVe siècle.

Le 20 septembre 1870, après l'évacuation des troupes françaises, Rome est conquise par les troupes piémontaises et rattachée au royaume d'Italie. Le pape Pie IX, qui résidait au palais du Quirinal (devenu depuis la résidence officielle des rois d'Italie, puis du président de la République italienne), se réfugie alors au palais du Vatican. 

Son refus de reconnaître l'annexion donne une dimension politique et diplomatique au conflit causé par l'Unité italienne : c'est le début de la « question romaine ». Cette controverse dure jusqu'aux accords du Latran en 1929, par lesquels l'État italien s'engage à respecter les frontières de l'État du Vatican qu'il reconnaît alors de fait, la reconnaissance de droit allant au Saint-Siège ; en échange, le Pape reconnaît le rattachement à l'Italie des États pontificaux, ville de Rome comprise.

Politique et administration : Organisation des pouvoirs
Le pape dispose du pouvoir absolu (exécutif, législatif et judiciaire). Le pouvoir exécutif est délégué à un gouverneur nommé qui est également chargé de la représentation diplomatique. Une commission composée de cinq à sept cardinaux exerce par délégation le pouvoir législatif. Les institutions du Vatican sont réglées par une constitution, dont la première mouture a été rédigée par Pie XI au moment des accords du Latran. Actuellement, le Vatican est régi par la loi fondamentale du 26 novembre 2000, entrée en vigueur le 22 février 2001. Ses lois sont consignées dans les Acta Apostolicæ Sedis.

Le Vatican est une monarchie absolue et élective : le pape est élu à la majorité qualifiée (deux tiers des voix) lors du conclave et règne à vie en principe. Mais il peut aussi renoncer, cette possibilité ayant été exploitée par Benoît XVI en 2013. Il peut également se définir comme une théocratie dans la mesure où son existence, son fonctionnement et son action sont dominés par un impératif religieux.

Défense
La Garde suisse pontificale est la plus vieille armée encore en exercice. Elle est chargée de l'apparat, d'assurer la garde des bâtiments du Vatican, et de la protection rapprochée du pape. En 2025, la Garde suisse pontificale forme une compagnie avec rang régimentaire composée de 135 militaires (9 officiers, 41 sous-officiers et 85 hallebardiers), recrutés depuis 1506, exclusivement dans les cantons suisses (89 officiers et hommes de troupe en 1977). Les troupes pontificales ne sont plus montées au feu des combats depuis leur défaite par les troupes italiennes, survenue en 1870.

 

Les gardes suisses
Les gardes suisses

Les gardes suisses

La superficie du Vatican représente un cinquième de celle de la principauté de Monaco : le Vatican peut être qualifié de micro-État. Il est enserré dans des murailles imposées par l'article 5 des accords du Latran, entièrement enclavé dans la ville de Rome, dans le territoire italien. Cette enclave comprend notamment la place Saint-Pierre, la basilique Saint-Pierre, le Palais apostolique et les musées et jardins du Vatican.

Le Saint-Siège a également la pleine propriété sur plusieurs bâtiments situés hors de la Cité vaticane, qui bénéficient d'un statut d'immunité diplomatique, à l'instar d'une ambassade. Il s'agit notamment de : 
- l'ensemble du Latran : la basilique Saint-Jean de Latran, le palais et ses annexes, ainsi que la Scala Santa ;

La Basilique et le Palais du Latran

La Basilique et le Palais du Latran

- la Basilique Sainte-Marie-Majeure ;

La basilique Sainte-Marie-Majeure

La basilique Sainte-Marie-Majeure

- la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs et son monastère ;
- plusieurs palais abritant les services de la Curie romaine : les palais de la Daterie et de la Chancellerie (sièges de la Rote romaine, du Tribunal suprême de la Signature apostolique et de la Pénitencerie apostolique), le palais de la Propagation de la foi (siège de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples), etc. ;
- le palais des papes de Castel Gandolfo, résidence d'été du pape, qui a une superficie de 55 hectares.

Langues
Les langues officielles de la Cité du Vatican sont : l'italien pour l'État de la Cité du Vatican ; le latin, langue officielle de l'Église catholique romaine et langue juridique du Vatican ; l'allemand pour l'armée du Vatican, les gardes suisses ; le français, langue diplomatique. Sont également utilisés : l'italien, pour le dialogue avec le diocèse de Rome ; le français, l'anglais et l'espagnol pour le dialogue avec les catholiques du monde entier ; le français, l'anglais, l'allemand, l'italien, l'espagnol, le latin, le portugais, le chinois et l'arabe sur son site web.

Découverte de la Place Saint-Pierre et visite de la basilique Saint-Pierre

Nous avons pris le métro pour rejoindre la place Saint-Pierre. En passant sous l’Arco delle Campane (l’Arc des Cloches), nous avons débouché sur cette place mythique. Mais c’était sans compter sur le contrôle de sécurité (encore un !), qui nous a fait perdre du temps !!! 
 

L’Arc des Cloches

L’Arc des Cloches

La Place Saint-Pierre
La place Saint-Pierre, conçue par Le Bernin entre 1656 et 1667, est le grand parvis monumental du Vatican, pensé comme une transition symbolique entre Rome et la basilique Saint-Pierre. Structurée en deux espaces — un trapèze près de la façade et une vaste ellipse — elle est entourée d’une colonnade de 284 colonnes surmontées de 140 statues de saints, représentant les «bras de l’Église» accueillant les fidèles. 

La place St-Pierre (ses colonnades/statues) et la Basilique
La place St-Pierre (ses colonnades/statues) et la Basilique
La place St-Pierre (ses colonnades/statues) et la Basilique

La place St-Pierre (ses colonnades/statues) et la Basilique

Le Vatican : petit par la taille, immense par l'émotion (1)
Le Vatican : petit par la taille, immense par l'émotion (1)
La place st Pierre
La place st Pierre

La place st Pierre

Il est flanqué de deux fontaines baroques, l’une conçue par Carlo Maderno, l’autre par Le Bernin, créant un équilibre visuel parfait. Lieu de rassemblement majeur de la chrétienté, la place accueille bénédictions et cérémonies papales, pouvant réunir des centaines de milliers de personnes, tout en incarnant à la fois la puissance spirituelle, artistique et symbolique de l’Église catholique.

L'obélisque et l'une des fontaines baroques
L'obélisque et l'une des fontaines baroques
L'obélisque et l'une des fontaines baroques

L'obélisque et l'une des fontaines baroques

Après avoir traversé la place Saint-Pierre, nous nous sommes approchés de la basilique Saint-Pierre.

La façade de la basilique elle-même est un triomphe de l’architecture classique et baroque. Six colonnes colossales soutiennent le balcon appelé Loggia des Bénédictions, où les nouveaux papes sont présentés. Au-dessus, 13 statues — le Christ, Jean-Baptiste et les 11 apôtres — dominent la corniche.

La basilique Saint Pierre
La basilique Saint Pierre
La basilique Saint Pierre

La basilique Saint Pierre

Les cloches

La basilique ne possède pas de clocher indépendant, les cloches sont placées dans une fenêtre ouverte au-dessous de l'horloge située à l'extrémité sud de la façade. La basilique Saint-Pierre possède six cloches de volée, trois seulement sont visibles depuis la place Saint-Pierre. Ces cloches servent également de sonnerie pour l'horloge. Le bourdon a été fondu en 1785, pèse près de 9 tonnes et a un diamètre de 2,30 mètres. 

Le plénum des six cloches n'est sonné que quelquefois dans l'année à l'occasion des grandes fêtes religieuses (Noël, Pâques, Ascension, Pentecôte, Assomption et Toussaint) ainsi que pour la fête de Saint Pierre, le 29 juin.

Depuis le conclave de 2005, les cloches de Saint-Pierre ont un rôle essentiel : leur son est le signe de l'issue positive du conclave. Cette mesure a été mise en œuvre pour éliminer tout doute quant à la couleur de la fumée précédant l’annonce Habemus Papam.

L'horloge et l'une des cloches

L'horloge et l'une des cloches

Toutefois, cette façade monumentale n’est qu’une introduction à la grandeur qui nous attend à l’intérieur.

La basilique Saint-Pierre
La basilique Saint-Pierre (en latin : Sancti Petri et en italien : Basilica di San Pietro in Vaticano) ou la basilique papale Saint-Pierre au Vatican (Basilica Papale di San Pietro in Vaticano), parfois appelée Saint-Pierre de Rome, est l'édifice religieux le plus important du catholicisme. Elle est située au Vatican, sur la rive droite du Tibre, et sa façade s'ouvre sur la place Saint-Pierre.

Place Saint-Pierre vue du dôme de la basilique (image internet)

Place Saint-Pierre vue du dôme de la basilique (image internet)

Elle a été construite là où, selon la volonté de l'empereur Constantin Ier, les premiers pèlerins venaient vénérer saint Pierre, sur l'emplacement du cirque de Caligula et de Néron.

Inscrite à la liste du patrimoine mondial, établie par l'UNESCO, la basilique Saint-Pierre est considérée comme la plus grande conception architecturale de son temps et demeure l'un des monuments les plus visités au monde. Sa construction, à l'emplacement de l'antique basilique vaticane construite sous le règne de Constantin Ier, commence le 18 avril 1506 et est achevée en 1626. Ses architectes les plus importants sont Bramante, Michel-Ange, Maderno et Le Bernin.

La Basilique Saint-Pierre mesure 218 mètres de long et 136 mètres de haut, couvrant une superficie de 23 000 mètres carrés. À l’intérieur, trois nefs principales mènent à la nef centrale, bordée de plus de 80 chapelles et autels, tous richement décorés de mosaïques, sculptures et reliques.

Plafonds à caissons
Plafonds à caissons
Plafonds à caissons

Plafonds à caissons

La chapelle Clémentine

La chapelle Clémentine

Statues de St André / de Ste Hélène / de Ste Véronique
Statues de St André / de Ste Hélène / de Ste Véronique
Statues de St André / de Ste Hélène / de Ste Véronique

Statues de St André / de Ste Hélène / de Ste Véronique

Le plan au sol suit une croix latine, avec le maître-autel situé directement au-dessus de la tombe de Saint Pierre, en raison de sa centralité à la fois spirituelle et architecturale.

La basilique Saint-Pierre est un important lieu de pèlerinage qui rassemble sur sa place au minimum 150 000 catholiques chaque dimanche pour l'angélus pontifical. Ce n'est pas la cathédrale du diocèse de Rome, puisque l'évêque de la ville siège à Saint-Jean-de-Latran, mais c'est l'église du pape et de l'État pontifical. Elle est également l'une des deux églises paroissiales de la cité du Vatican (l'autre étant l'église Sainte-Anne-des-Palefreniers). Bien que le Nouveau Testament ne mentionne pas la présence à Rome de l'apôtre Pierre, premier chef de l'Église chrétienne, ni son martyre dans cette ville, la tradition catholique indique que la tombe de Saint Pierre est située sous le maître-autel, au centre de l'église, sous le baldaquin baroque.

Le Baldaquin et le maître-autel

Le Baldaquin et le maître-autel

Entrée de la tombe de St Pierre (images internet)
Entrée de la tombe de St Pierre (images internet)

Entrée de la tombe de St Pierre (images internet)

Portails de la basilique
Portails de la basilique
Portails de la basilique

Portails de la basilique

La porte sacrée

La porte sacrée

Inscriptions à l'entrée de la basilique

Inscriptions à l'entrée de la basilique

Grille avec symboles pontificaux

Grille avec symboles pontificaux

L’intérieur est grandiose et ressemble sur beaucoup de points à celui de la basilique du Latran (les nombreuses statues monumentales identiques, le baldaquin, les colonnes, les décors…).

La nef

La nef

Voici les œuvres majeures à ne pas manquer dans la basilique :

La Pietà de Michel-Ange : chef-d’œuvre de la Renaissance

Michel-Ange, a sculpté La Pietà en 1498-1499 alors qu’il n’avait que 24 ans. Elle se trouve dans la basilique, à droite en entrant. Taillée dans le marbre de Carrare, elle représente la Vierge Marie tenant le Christ mort dans une composition pyramidale d’1,74m d’une grande harmonie. Marie y apparaît étonnamment jeune, symbole de pureté et de beauté intemporelle, tandis que le corps du Christ semble presque sans poids. C’est la seule œuvre signée par Michel-Ange.

La Pietà
La Pietà

La Pietà

Le baldaquin de Saint-Pierre : chef d’œuvre baroque


Le baldaquin de Saint-Pierre, réalisé en bronze par Gian Lorenzo Bernini dit Le Bernin entre 1624 et 1633, se dresse sous la coupole de la basilique, au-dessus du maître-autel et de la tombe de saint Pierre.

Haut d’environ 29 mètres, il est en bronze et reconnaissable à ses quatre colonnes torses inspirées de l’Antiquité, ornées de pampres, d’abeilles (emblème des Barberini, la famille du pape Urbain VIII) et de symboles pontificaux. À la fois sculpture et architecture, il marque le cœur spirituel de l’édifice et incarne pleinement le génie du baroque, alliant monumentalité, mouvement et théâtralité.

Le baldaquin
Le baldaquin
Le baldaquin

Le baldaquin

Le Vatican : petit par la taille, immense par l'émotion (1)
Le Vatican : petit par la taille, immense par l'émotion (1)
Le Vatican : petit par la taille, immense par l'émotion (1)
Le Vatican : petit par la taille, immense par l'émotion (1)

La Chaire de Saint-Pierre / Cathedra Petri

La Chaire de Saint-Pierre, réalisée par Le Bernin entre 1657 et 1666, se trouve dans l’abside de la basilique. Ce monument baroque monumental en bronze doré enveloppe une relique médiévale traditionnellement identifiée comme la chaire de l’apôtre Pierre, symbole de l’autorité pontificale.

La Chaire de Saint-Pierre

La Chaire de Saint-Pierre

Elle est portée par quatre Pères de l’Église — saint Augustin et saint Ambroise pour l’Occident, saint Jean Chrysostome et saint Athanase pour l’Orient — affirmant l’universalité de l’Église. L’ensemble est surmonté d’un vitrail ovale irradiant de lumière dorée, avec la colombe du Saint-Esprit, créant un effet théâtral où sculpture, architecture et lumière se fondent pour souligner la continuité de l’autorité de saint Pierre et le rôle central de Rome.

St Augustin, St Ambroise, St Jean Chrysostome et St Athanase (image internet)
St Augustin, St Ambroise, St Jean Chrysostome et St Athanase (image internet)

St Augustin, St Ambroise, St Jean Chrysostome et St Athanase (image internet)

Monument funéraire du pape Alexandre VII

Dans le transept gauche, le monument du pape Alexandre VII, conçu par Le Bernin, est une scène baroque spectaculaire. On y voit le pape agenouillé en prière, entouré d’allégories de vertus. En dessous, un squelette en bronze dramatique soulève un drap pour révéler une porte, symbolisant le passage vers la mort et le jugement.

Le monument funéraire du pape Alexandre VII

Le monument funéraire du pape Alexandre VII

La statue de bronze de saint Pierre avec les clés du paradis

Dans la nef centrale, on trouve la statue en bronze de Saint Pierre, attribuée à Arnolfo di Cambio. L’apôtre y est représenté assis, tenant les clés du paradis. Les pèlerins touchent ou embrassent son pied droit depuis des siècles, si bien que le métal en est aujourd’hui lissé par la dévotion.

La statue de bronze de Saint Pierre

La statue de bronze de Saint Pierre

La statue de Saint Longin

Près du baldaquin se trouve la statue de Saint Longin, le soldat romain qui perça le flanc du Christ. Le Bernin l’a représenté au moment précis de sa conversion, capturant cette transformation fulgurante de la violence en foi.

Saint Longin Le Centurion

Saint Longin Le Centurion

Le dôme de Michel-Ange

Conçu par Michel-Ange et achevé par Giacomo della Porta en 1590, le dôme est l’un des plus hauts du monde. Son intérieur est orné de magnifiques mosaïques, d’inscriptions latines et de 16 segments percés de fenêtres laissant passer une lumière presque divine. L’inscription célèbre à sa base indique : «Tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo ecclesiam meam — Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église. »

Le Vatican : petit par la taille, immense par l'émotion (1)

On peut gravir le dôme par 551 marches ou prendre un ascenseur jusqu’à mi-chemin (moyennant finances !). Mais nous ne l’avons pas fait faute de temps.

La coupole et ses mosaïques
La coupole et ses mosaïques
La coupole et ses mosaïques

La coupole et ses mosaïques

Nous quittons la basilique à contrecœur car il y avait tellement de choses à y voir qu’on aurait pu y rester des heures !

Le Vatican : petit par la taille, immense par l'émotion (1)
Le Vatican : petit par la taille, immense par l'émotion (1)

A suivre : Visite du Château Saint-Ange

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Rome : L'histoire avec un grand H (1)

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Nous revenons de Rome, où nous avons passé quelques jours merveilleux. Nous en avons pris plein les yeux ! C’est une ville absolument magnifique, véritable berceau de l’histoire et de l’art. En trois jours et demi, nous avons bien sûr visité les incontournables. Nous avons beaucoup marché et essayé d’optimiser au mieux nos pass de visites et de transport, l’Omnia Card et le Roma Pass.

Tout d’abord quelques infos sur Rome :

Rome est la capitale de l'Italie. Située au centre ouest de la péninsule italienne, près de la mer Tyrrhénienne, elle est également la capitale de la région du Latium. En 2025, elle compte 2,8 millions d’habitants établis sur 1 285 km2, ce qui fait d'elle la commune la plus peuplée d'Italie et la troisième plus étendue d'Europe après Moscou et Londres. Son aire urbaine recense 4,35 millions d’habitants en 2025. Bâtie sur sept collines, son centre se situe près de l'embouchure du Tibre et est divisée en vingt-deux rioni. Elle présente en outre la particularité de contenir un État enclavé dans son territoire : la cité-État du Vatican (Stato della Città del Vaticano), dont le pape est le souverain. C'est le seul exemple existant d'un État à l'intérieur d'une ville.

L'histoire de Rome s'étend sur plus de vingt-huit siècles, depuis sa fondation mythique par Romulus en 753 av. J.-C. jusqu'à son rôle actuel de capitale de la république italienne. Second berceau de la civilisation occidentale après Athènes, la ville fut successivement le centre de la Royauté romaine, de la République romaine (509 av. J.-C. – 27 av. J.-C.), puis de l'Empire romain (27 av. J.-C. – 330). Durant cette période, où naît la célèbre expression proverbiale «tous les chemins mènent à Rome», la ville aurait compté entre un et deux millions d'habitants et domine l'Europe, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient tant militairement que culturellement, diffusant dans ces territoires la langue latine, ses arts et techniques ainsi que la religion chrétienne. Depuis le Ier siècle, elle abrite le siège de l'Église catholique romaine, au sein des États pontificaux (752-1870) puis de la Cité du Vatican. Sa devise antique, Senatus populusque Romanus (le Sénat et le peuple de Rome) abrégée en S.P.Q.R., a traversé les siècles et reste de nos jours l'emblème de la ville.

Considérablement agrandie par des travaux monumentaux sous Jules César et surtout sous Auguste, la ville est partiellement détruite lors du grand incendie de Rome — le Circus Maximus notamment. Ce dernier connut son apogée au IIIe siècle : il mesurait alors 600 mètres de long pour 200 mètres dans sa plus grande largeur, et près de 250 000 spectateurs pouvaient assister à ses courses de chevaux.

Circus Maximus

Circus Maximus

À partir du XVe siècle, presque tous les papes depuis Nicolas V (1447-1455) perpétuent la tradition de l'architecture romaine et ambitionnent de faire de Rome le principal centre culturel et artistique de l'Occident. La ville devient l'un des foyers de la Renaissance italienne, avec Florence et Venise, et donne naissance au style baroque — dont témoigne encore son centre historique, classé par l'UNESCO comme site du Patrimoine mondial. Des artistes comme Michel-Ange, Raphaël ou Le Bernin s'y installent et produisent des œuvres telles que la basilique Saint-Pierre, la chapelle Sixtine, la fontaine de Trevi, le Capitole ou les Chambres de Raphaël.

La Fontaine de Trevi

La Fontaine de Trevi

Au XIXe siècle, Rome est le symbole de l'unité italienne et devient la capitale du royaume d'Italie, puis de la République après la Seconde Guerre mondiale.

Ville mondiale, du fait de son patrimoine architectural, urbain et culturel, Rome fait partie des principales destinations touristiques de l'Europe. La Ville éternelle est, au niveau architectural, l'une des plus belles villes du monde, et fréquentée par les touristes depuis le XVIIIe siècle. Le siège de la papauté et le pèlerinage de Rome en font un lieu éminent pour les chrétiens du monde entier depuis des siècles. Les musées du Vatican et le Colisée sont parmi les sites les plus fréquentés.

L'entrée des Musées du Vatican

L'entrée des Musées du Vatican

Le Colisée
Le Colisée

Le Colisée

Rome est aussi l'un des plus grands sites archéologiques du monde, et compte également de nombreux ponts et fontaines, 900 églises, ainsi qu'un grand nombre de musées et d'universités.

La Fontaine de la Barque sur la Piazza di Spagna / la place d’Espagne

La Fontaine de la Barque sur la Piazza di Spagna / la place d’Espagne

La fontaine de Neptune sur  la Piazza Navona

La fontaine de Neptune sur la Piazza Navona

Outre le tourisme, l'économie de la « Ville éternelle » est également orientée vers les nouvelles technologies, les médias et les télécommunications depuis les années 2000. Rome a aussi organisé les Jeux olympiques d'été en 1960. Rome n'est jumelée qu'avec une seule ville, Paris : «Seule Paris est digne de Rome, seule Rome est digne de Paris ».

Nous avons atterri à Rome le 09/11 en fin de journée, après notre vol depuis la Crète avec une correspondance à Athènes. Aucun souci à l’aéroport de Fiumicino : tout s’est parfaitement déroulé. C’est ensuite que les choses ont commencé à se compliquer pour nous. Nous avions prévu de rejoindre notre logement Airbnb en combinant un train puis le métro. Nous avons acheté nos billets à une borne sans difficulté, et jusque-là tout allait bien. Un changement de train était prévu en cours de route, mais cela ne nous inquiétait pas du tout… jusqu’au moment où les imprévus ont commencé. Quand nous sommes descendus du premier train après une trentaine de minutes de trajet, nous avons commencé à chercher notre correspondance. Nous avons tourné pendant 20 bonnes minutes sans jamais réussir à trouver  l’autre train !!! 
Le plus frustrant, c’est que nous n’avons croisé personne pour nous aider. Pas un agent, pas un employé en service — même les contrôleurs qui terminaient leur journée n’ont pas pris la peine de nous renseigner. Autant dire que nous nous sommes retrouvés complètement livrés à nous-mêmes… Benvenuti a Roma ! Nous nous souviendrons longtemps de notre arrivée à Rome !

Le temps passait, nous étions fatigués par le voyage et surtout par le poids de nos sacs. Notre seule envie était de rejoindre notre logement au plus vite. À force de chercher une solution qui ne venait pas, nous avons fini par décider d’y aller à pied.
Nous avons ainsi parcouru 2,9 km pour atteindre enfin l’immeuble. 

Rome : L'histoire avec un grand H (1)
Rome : L'histoire avec un grand H (1)

Heureusement, celui-ci était équipé d’un ascenseur, car l’appartement que nous avions loué se trouvait au 4ᵉ étage… et nos dos lui disent merci !

Devant la boîte à clés du logement Airbnb et la clé (et quelle clé !!!)
Devant la boîte à clés du logement Airbnb et la clé (et quelle clé !!!)

Devant la boîte à clés du logement Airbnb et la clé (et quelle clé !!!)

Le 10/11/25 : La Basilique de Saint-Jean-de-Latran / Le Colisée - l'Arc de Constantin - Le Palatin et les forums romains / Le Capitole / l’Église Aracoeli.

Ce matin-là, nous sommes partis très tôt, vers 7h, à pied, direction le Colisée, situé à une bonne demi-heure de marche de notre logement. Malgré nos deux pass (dont le Roma Pass, censé nous offrir l’accès illimité aux transports en commun pendant 72h), impossible de les utiliser : il fallait les récupérer physiquement dans des points de relais.

Problème : il n’en existait que deux dans toute la ville… et ils étaient fermés le dimanche et n’ouvraient seulement à partir de 9h ! À l’heure du digital, c’était franchement incroyable — surtout pour une ville aussi touristique que Rome.

Étant arrivés la veille, un dimanche, nous n’avions donc pu récupérer ni l’Omnia Card ni le Roma Pass. Et ce matin-là, nous avions justement une visite du Colisée réservée pour 8h30. Nous nous demandions bien comment nous allions pouvoir entrer… et surtout si nous allions devoir payer une seconde fois notre visite !

Logiquement, nous nous sommes présentés à la billetterie du Colisée dès l’ouverture, à 8h30, afin d’exposer notre situation. À notre grande surprise, on nous autorisa non seulement à récupérer notre OMNIA Card au guichet de San Giovanni, qui n’ouvrait qu’à 9h, mais aussi à rejoindre l’entrée du Colisée avec les groupes jusqu’à 10h, sans aucun supplément à payer. Ravis de cette solution inespérée, nous sommes donc partis rapidement récupérer nos pass au Palais Latran. Malheureusement, par manque d’indications claires, nous nous sommes trompés d’entrée et avons pénétré par erreur dans la basilique Saint-Jean-de-Latran en pensant que c’était l’endroit où récupérer les cartes.

Nous n’avons pas regretté notre erreur car la Basilique Saint-Jean-de-Latran est tout simplement grandiose et magnifique ! Elle ressemble à la Basilique Saint Pierre du Vatican mais en plus petite… si je puis dire !

L’archibasilique Saint-Jean-de-Latran (basilica di San Giovanni in Laterano en italien) est l'église cathédrale de l'évêque de Rome, le pape. Premier édifice monumental chrétien construit en Occident, à partir de 320, elle est l'une des quatre basiliques majeures de Rome, édifiée sur le mont Latran. Son titre exact est : archibasilique du Très-Saint-Sauveur-et-des-Saints-Jean-Baptiste-et-Jean-l’Évangéliste du Latran.

La Basilique Saint-Jean-de-Latran

La Basilique Saint-Jean-de-Latran

Elle est surmontée de quinze statues monumentales de 7 m de haut qui représentent notamment le Christ (au centre), Saint Jean-Baptiste (à sa gauche), Saint Jean l’Evangéliste (à sa droite). Les autres représentent des docteurs de l’Église, à la fois de la tradition occidentale et orientale, des docteurs latins : Saint Ambroise, Saint Augustin, Saint Grégoire le Grand, Saint Jérôme, des docteurs grecs / orientaux : Saint Athanase, Saint Basile le Grand, Saint Grégoire de Nazianze, Saint Jean Chrysostome. Il y a aussi quatre statues sur les côtés (retours) de la façade : Saint Thomas d’Aquin, Saint Bonaventure, Saint Eusèbe de Verceil, Saint Bernard.

Les statues sur la basilique Latran

Les statues sur la basilique Latran

Tout comme le palais du Latran qui lui est contigu, elle est la propriété du Saint-Siège et bénéficie à ce titre du privilège d'extraterritorialité. Elle est considérée comme la « mère » en ancienneté et dignité de toutes les églises de Rome et du monde. Elle porte le titre, inscrit sur le fronton, de omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput, qui signifie : « mère et tête de toutes les Églises de la Ville et du monde ».

La Basilique à gauche et le Palais Latran à droite

La Basilique à gauche et le Palais Latran à droite

Première église à être publiquement consacrée — le 9 novembre 324 par le pape Sylvestre Ier — elle prit progressivement (à partir du IXe siècle) le nom de basilique Saint-Jean par association à son important baptistère voisin, dédié à saint Jean Baptiste, le plus ancien de Rome. En effet, les premiers chrétiens de Rome étaient baptisés ici. D'autre part, elle est aussi dédiée à saint Jean l'Évangéliste depuis le XIIe siècle.

Le baptistère (bâtiment octogonal) et l'obélisque
Le baptistère (bâtiment octogonal) et l'obélisque
Le baptistère (bâtiment octogonal) et l'obélisque

Le baptistère (bâtiment octogonal) et l'obélisque

Pendant plus de dix siècles, les papes (évêques de Rome) résidèrent dans le palais du Latran voisin. Dans les murs de la basilique se réunirent plus de 250 conciles, dont les cinq conciles œcuméniques du Latran.

Avant d’entrer dans la basilique, nous avons dû passer un contrôle de police comme ceux aux aéroports avec scanner de sacs et détecteur de métaux.

Nous avons franchi les imposantes portes en bronze, originaires de la Curie Julia et réinstallées au milieu du XVIIᵉ siècle. Nous sommes ensuite passés par la porte sacrée (Porta Santa), qui ne s’ouvre qu’à l’occasion des années jubilaires — comme c’était le cas cette année. Très prisée des fidèles, elle attire de longues files de visiteurs venus toucher la Vierge ou le pied de l’Enfant tout en priant. Il est très difficile de prendre une photo sans personne devant tellement il y avait du monde !

Porte Sacrée / autre porte en bronze
Porte Sacrée / autre porte en bronze
Porte Sacrée / autre porte en bronze

Porte Sacrée / autre porte en bronze

L’intérieur de la basilique Saint-Jean-de-Latran est somptueux et impressionnant. Lorsque l’on entre, on est frappé par la taille de la nef, immense, très lumineuse, avec un marbre blanc et doré omniprésent.

Rome : L'histoire avec un grand H (1)

De chaque côté, on trouve les douze gigantesques statues des Apôtres, réalisées au XVIIIᵉ siècle. Elles sont dans de grandes niches baroques, et chacune montre un attribut lié au martyr de l’Apôtre (épée pour Paul, croix pour André, etc.).

Quelques apôtres de la nef de la basilique de Saint-Jean-de-Latran
Quelques apôtres de la nef de la basilique de Saint-Jean-de-Latran
Quelques apôtres de la nef de la basilique de Saint-Jean-de-Latran
Quelques apôtres de la nef de la basilique de Saint-Jean-de-Latran
Quelques apôtres de la nef de la basilique de Saint-Jean-de-Latran

Quelques apôtres de la nef de la basilique de Saint-Jean-de-Latran

Le plafond

La nef centrale de la basilique est surmontée d’un plafond à caissons (c’est-à-dire des panneaux creusés), un chef-d’œuvre en bois doré et richement sculpté par l’architecte Francesco Borromini et datant du XVIᵉ siècle. Dans les caissons du plafond, il y a des motifs dorés et des armoiries pontificales. Entre les fenêtres de la nef centrale, on trouve des disques peints représentant les prophètes.

Prophètes peints dans des disques
Prophètes peints dans des disques

Prophètes peints dans des disques

Le plafond à caissons doré et sculpté
Le plafond à caissons doré et sculpté
Le plafond à caissons doré et sculpté
Le plafond à caissons doré et sculpté

Le plafond à caissons doré et sculpté

Le baldaquin

Au fond de la nef, un ciborium (baldaquin) gothique du XIVᵉ siècle est finement décoré. Il repose sur de hautes colonnes colorées. À l’intérieur se trouvent, selon la tradition, des reliques des têtes de saint Pierre et de saint Paul (dans un petit reliquaire).

Le baldaquin
Le baldaquin
Le baldaquin
Le baldaquin
Le baldaquin
Le baldaquin

Le baldaquin

L'abside

L’abside est un des joyaux de la basilique constituée d’une immense mosaïque byzantine dorée, réalisée principalement par Jacopo Torriti, avec la collaboration de Jacopo da Camerino. Elle représente le Christ Sauveur, l’Esprit-Saint comme une source, des saints et la figure de la Vierge. L’ensemble est une reprise médiévale de mosaïques du Ve siècle.

L'abside et sa mosaïqueL'abside et sa mosaïque
L'abside et sa mosaïque

L'abside et sa mosaïque

Les orgues

Il y a 5 orgues dans la basilique dont voici les 3 principaux :

L’organe Biagi, construit entre 1597 et 1599 par Luca Biagi avec une façade en buffet et qui est l’orgue le plus ancien encore en fonctionnement à Rome.

Orgue en façade buffet de Biagi

Orgue en façade buffet de Biagi

Les organes du chœur («organo del coro»)

Deux orgues de chœur, construits par Nicola Morettini en 1886, l’un (à droite) et l’autre (à gauche) de l'abside.

Orgues du chœur
Orgues du chœur

Orgues du chœur

Le cloître : un chef-d’œuvre d’art roman du XIIè et XIIIè siècles.

Le cloître a été construit à partir de 1222, sous le pape Honorius III, et les travaux se sont poursuivis jusqu’à l’époque de Grégoire IX, donc au XIIIᵉ siècle. Il a été conçu pour les chanoines du Latran (prêtres diocésains), qui vivaient selon la règle de saint Augustin.

Le cloître reliait les différentes parties du complexe canonial (réfectoire, dortoir, salle capitulaire, etc.), facilitant la prière, le dialogue et les études au sein de la communauté des chanoines. Il symbolise donc cette vie communautaire — de prière, d’étude, de fraternité.

Le cloître
Le cloître
Le cloître

Le cloître

Le cloître est une cour centrale entourée de galeries couvertes, comme dans la plupart des cloîtres monastiques. Au centre, il y a un puits (ou une margelle), typique des cloîtres, pour l’approvisionnement en eau. Ses dimensions sont assez importantes car il mesure environ 36 mètres de chaque côté. Il est de style romano-gothique. Les colonnes en marbre sont très variées : certaines sont torsadées, d’autres droites, décorées dans le style cosmatesque (avec des motifs géométriques en mosaïque). Ces colonnes sont l’œuvre de la famille Vassalletto, des marbriers romains réputés au Moyen Âge.

Le puits et les colonnes
Le puits et les colonnes
Le puits et les colonnes
Le puits et les colonnes
Le puits et les colonnes

Le puits et les colonnes

Il y a une inscription en mosaïque toujours lisible : «claustri structura sit vobis docta figura». Cela signifie : “que la structure même du cloître soit pour vous une figure instruite / enseignante de la vie commune”. Cette phrase montre clairement que le cloître n’est pas juste un espace architectural, mais un symbole de la vie spirituelle et communautaire.

On y trouve une cathèdre papale médiévale appelée sedia stercoraria. Dans l’ancien rite, on rappelait au nouveau pape qu’il restait un homme : la “chaise de la fange” rappelle l’humilité et la condition mortelle.

La cathèdre papale médiévale

La cathèdre papale médiévale

On peut y voir aussi les restes du magnifique sépulcre sculpté par Arnolfo di Cambio pour Riccardo Annibaldi. Ce monument funéraire montre déjà un humanisme naissant : dans le cortège, on reconnaît des porteurs de flambeaux, des servants d’autel, des objets liturgiques — ce sont des scènes très réalistes, pas purement byzantines ou stylisées.

Le sépulcre sculpté par Arnolfo di Cambio

Le sépulcre sculpté par Arnolfo di Cambio

C’est un lieu très paisible, loin de l’agitation de la basilique et de la ville.

Rome : L'histoire avec un grand H (1)
Rome : L'histoire avec un grand H (1)
Rome : L'histoire avec un grand H (1)
Rome : L'histoire avec un grand H (1)
Rome : L'histoire avec un grand H (1)

Après avoir visité la basilique, nous sommes allés chercher nos pass (l’OMNIA Card et le Roma Pass) à l’accueil du Palais Latran juste à côté de la basilique.

L'OMNIA Card et le Roma Pass
L'OMNIA Card et le Roma Pass
L'OMNIA Card et le Roma Pass

L'OMNIA Card et le Roma Pass

Nos pass en poche nous sommes retournés au Colisée où nous avons pu entrer sans problème cette fois-ci.

Quelques infos sur le Colisée : un symbole de Rome

Le Colisée de Rome, ou Amphitheatrum Flavium, est le plus grand amphithéâtre jamais construit dans l’Antiquité et l’un des symboles incontestés de la puissance romaine.

C’est un incontournable pour tout séjour à Rome, et nous n’avons pas dérogé à la règle !

Le Colisée
Le Colisée

Le Colisée

Édifié en un temps record, entre 72 et 80 apr. J.-C. sous les empereurs Vespasien et Titus, il pouvait accueillir entre 50 000 et 70 000 spectateurs, assis en fonction de leur rang social, venus assister à des spectacles variés : combats de gladiateurs, chasses d’animaux sauvages, reconstitutions de batailles, exécutions publiques et parfois même de véritables naumachies (faux combats navals surtout au début).

Rome : L'histoire avec un grand H (1)
Rome : L'histoire avec un grand H (1)

De forme elliptique (188 m sur 156 m) et haut de 48 m, il était construit en travertin, brique et béton romain, et comportait 80 arcades sur quatre niveaux ainsi qu’un immense auvent en toile, le velum, qui protégeait les spectateurs du soleil.

Rome : L'histoire avec un grand H (1)

Sous l’arène se trouvait l’hypogée, un réseau sophistiqué de tunnels, de cages et de machineries permettant de faire apparaître animaux, décors et combattants grâce à des trappes et monte-charges. Le sol visible aujourd’hui n’est pas celui d’origine : l’arène antique a disparu, laissant voir l’hypogée.

À l’époque, l’arène était faite d’un plancher en bois, recouvert de sable (harena, qui a donné le mot « arène »). Ce sable servait à absorber le sang, améliorer l’adhérence, et permettre un renouvellement rapide entre les spectacles.​​​​​​​

L'hypogée
L'hypogée
L'hypogée
L'hypogée
L'hypogée

L'hypogée

Délaissé à partir du Ve siècle, il servit successivement de forteresse, de carrière de pierres puis de lieu sacré, ce qui entraîna sa ruine partielle. Aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, il est l’un des monuments les plus visités au monde.

Son nom actuel ne provient pas de sa taille, mais de la gigantesque statue de Néron — le Colosse — qui se dressait autrefois à proximité.

Rome : L'histoire avec un grand H (1)
Rome : L'histoire avec un grand H (1)
Rome : L'histoire avec un grand H (1)

Après la visite du Colisée nous sommes ressortis pour nous rendre au Palatin et aux forums romains. Nous sommes passés devant l’Arc de Constantin l’un des monuments les plus impressionnants du monde romain. Impossible de le manquer car immense !

L’Arc de Constantin

L'Arc de Constantin
L'Arc de Constantin

L'Arc de Constantin

L’Arc de Constantin, inauguré en 315 apr. J.-C. est situé entre le Colisée et le Palatin. Il célèbre la victoire de Constantin sur Maxence lors de la bataille du pont Milvius. Haut de 21 mètres et construit à trois baies (une grande baie centrale et 2 latérales), il est célèbre pour son usage massif de spolia, des sculptures réutilisées provenant de monuments de Trajan, Hadrien et Marc Aurèle, permettant à Constantin de se placer dans la lignée des grands empereurs du passé. Son décor mêle ainsi des scènes anciennes de chasse, de guerre et de triomphe à des reliefs contemporains représentant la bataille, la distribution de dons et l’entrée triomphale de l’empereur à Rome.

Les scènes de chasse
Les scènes de chasse
Les scènes de chasse

Les scènes de chasse

Orné autrefois d’un quadrige au sommet et de statues de Daces récupérées des monuments trajanien, il constitue le dernier grand arc de triomphe de Rome et illustre parfaitement la transition entre l’art classique et l’art tardif.

L'Arc de Constantin
L'Arc de Constantin

L'Arc de Constantin

L’arc de Constantin et le Colisée

L’arc de Constantin et le Colisée

Nous avons poursuivi notre visite en nous rendant au Palatin et au forum romain, deux lieux essentiels de la Rome antique.

Le Palatin et le forum romain
Le Palatin et le forum romain

Le Palatin et le forum romain

Le Palatin : berceau de Rome

Le Mont Palatin est l’une des sept collines de Rome et le lieu où, selon la légende, Romulus fonda la ville en 753 av. J.-C.. Très vite, cette colline devint le quartier résidentiel le plus prestigieux de l’Antiquité : les empereurs Auguste, Tibère et Domitien y construisirent leurs vastes palais (d’où le mot palais, qui vient de “Palatin”). Très vite, il devint le quartier le plus prestigieux de la Rome antique : c’est ici que les empereurs Auguste, Tibère ou Domitien construisirent leurs luxueux palais, dont certains vestiges sont encore visibles, comme la Maison d’Auguste, la Maison de Livie, la Domus Flavia ou l’hippodrome de Domitien.

Panorama des ruines du Palatin vues depuis l'Aventin. À gauche, les vestiges de la grande exèdre de la Domus Augustana, au centre la façade du Stadium et à droite les vestiges de la structure de soutènement de la Domus Severiana. (Image de Cassius Ahenobarbus)

Panorama des ruines du Palatin vues depuis l'Aventin. À gauche, les vestiges de la grande exèdre de la Domus Augustana, au centre la façade du Stadium et à droite les vestiges de la structure de soutènement de la Domus Severiana. (Image de Cassius Ahenobarbus)

En se promenant sur cette colline chargée d’histoire, on découvre à la fois des ruines impériales impressionnantes, des fresques bien conservées et des panoramas magnifiques sur le Forum Romain et le Circus Maximus.

Le Circus Maximus au premier plan et les ruines des palais impériaux du Palatin derrière

Le Circus Maximus au premier plan et les ruines des palais impériaux du Palatin derrière

Avant d’accéder au forum romain, nous avons fait une halte à l’Arc de Titus. Il est d’autant plus intéressant qu’il a servi de modèle à l’Arc de Triomphe de Paris.

L’Arc de Titus

L’Arc de Titus, construit vers 81 ap. J.-C. par l’empereur Domitien en l’honneur de son frère Titus, célèbre la victoire romaine lors de la guerre de Judée et la prise de Jérusalem en 70.

L'Arc de Titus

L'Arc de Titus

Situé sur la Via Sacra à l’entrée du Forum Romain, cet arc en marbre à une seule voûte est célèbre pour ses bas-reliefs intérieurs, qui montrent d’un côté le cortège triomphal rapportant les trésors du Temple de Jérusalem (dont la célèbre Ménorah : candélabre à 7 branches) et de l’autre Titus sur un char triomphal couronné par la Victoire.

L'Arc de Titus (les sculptures de sa voûte et de ses piliers)
L'Arc de Titus (les sculptures de sa voûte et de ses piliers)
L'Arc de Titus (les sculptures de sa voûte et de ses piliers)

L'Arc de Titus (les sculptures de sa voûte et de ses piliers)

À la fois chef-d’œuvre artistique et document historique majeur, il est l’un des arcs les mieux conservés de Rome et a servi de modèle à de nombreux arcs triomphaux ultérieurs.

Le Forum Romain : cœur politique et religieux de la Rome antique

Situé au pied du Palatin, le Forum Romain était le centre politique, religieux, judiciaire et commercial de la Rome antique. C’était la place où se déroulaient les cérémonies, les discours, les procès, les triomphes et la vie quotidienne des Romains pendant plus d’un millénaire.

On y admire aujourd’hui les vestiges de monuments majeurs comme le Temple de Romulus, le Temple d’Antoine et de Faustine, les colonnes du Temple de Castor et Pollux, la Curie (ancien Sénat) et dont les portes en bronze ont été déplacées dans la basilique du Latran (voir précédemment), la Basilique de Maxence et Constantin ou encore l’Arc de Septime Sévère…

Rome : L'histoire avec un grand H (1)
La basilique de Maxence et Constantin avec ses 3 énormes  voûtes

La basilique de Maxence et Constantin avec ses 3 énormes voûtes

En parcourant la Via Sacra, on avance dans ce qui fut le véritable cœur battant de la civilisation romaine. Le Forum offre une plongée exceptionnelle dans l’histoire et la grandeur de la Rome antique.

Le Temple d’Antoine et Faustine (photo Ludo)

Le Temple d’Antoine et Faustine (photo Ludo)

Le Temple d’Antoine et Faustine

Le Temple d’Antoine et Faustine

Le Temple de Romulus à droite (photo Ludo)

Le Temple de Romulus à droite (photo Ludo)

La Curie Julia (à gauche)

La Curie Julia (à gauche)

Les colonnes du Temple de Castor et Pollux (à gauche)

Les colonnes du Temple de Castor et Pollux (à gauche)

On termina notre visite par l’Arc de Septime Sévère et la Colonne de Trajan.

L’Arc de Septime Sévère

Il fut érigé en 203 ap. J.-C. à l’extrémité ouest du Forum Romain, célèbre les victoires de l’empereur Septime Sévère et de ses fils Caracalla et Geta contre les Parthes (dans l’actuel Iran et Irak). Ce monumental arc en marbre blanc à trois arches est richement décoré de bas-reliefs représentant les campagnes militaires en Orient. Un détail célèbre est la damnatio memoriae de Geta : après son assassinat, Caracalla fit effacer son nom des inscriptions, laissant des traces encore visibles aujourd’hui. Enseveli en partie au Moyen Âge puis dégagé au XIXᵉ siècle, l’arc reste l’un des monuments les plus impressionnants et symboliques du Forum.

L’Arc de Septime Sévère
L’Arc de Septime Sévère
L’Arc de Septime Sévère

L’Arc de Septime Sévère

La Colonne de Trajan

La Colonne de Trajan, érigée en 113 ap. J.-C. dans le Forum de Trajan près du Forum Romain, commémore les victoires de l’empereur Trajan contre les Daces (actuelle Roumanie). Haute de 38 mètres et entièrement sculptée d’un long relief en spirale de 200 mètres, elle raconte en détail les scènes de batailles, les campagnes militaires , les constructions de camps, les traversées de rivières, les discours de Trajan, et les redditions... offrant la meilleure représentation visuelle de l’armée romaine en action.

La Colonne de Trajan à gauche et l’église Très-Saint-Nom-de-Marie-au-Forum-de-Trajan / Détails de la colonne (photos Ludo)
La Colonne de Trajan à gauche et l’église Très-Saint-Nom-de-Marie-au-Forum-de-Trajan / Détails de la colonne (photos Ludo)
La Colonne de Trajan à gauche et l’église Très-Saint-Nom-de-Marie-au-Forum-de-Trajan / Détails de la colonne (photos Ludo)

La Colonne de Trajan à gauche et l’église Très-Saint-Nom-de-Marie-au-Forum-de-Trajan / Détails de la colonne (photos Ludo)

Construite en marbre de Carrare et dotée d’un escalier intérieur (185 marches), elle abritait autrefois les cendres de Trajan conservées dans une urne d’or placée dans une chambre située dans son socle aujourd’hui disparue.

Surmontée d’une statue de Saint Pierre qui remplaça celle de Trajan en 1587, elle demeure un chef-d’œuvre de l’art romain et un monument emblématique de la puissance impériale.

Socle de la Colonne

Socle de la Colonne

En résumé, c’est l’une des plus grandes bandes dessinées de pierre de l’Antiquité !!!

Nous avons ensuite quitté le site archéologique du forum romain pour faire notre pause déjeuner. Nous avons pique-niqué juste au-dessus et en face de la colonne trajane et de l’église Sainte Marie de Loreto (malheureusement fermée) assis sur un vestige en marbre. Il y en a tellement ici de ces vestiges !!! qu’ils les mettent à disposition du public !

L’église Sainte Marie de Loreto

L’église Sainte Marie de Loreto

Ensuite nous sommes allés voir le Monument à Vittorio Emanuele II qui se trouve juste à côté du forum romain sur la Piazza Venezia au pied du Capitole.

Le Monumento a Vittorio Emanuele II

« Il Vittoriano », « le gâteau de mariage », « la machine à écrire »… tous ces surnoms désignent le même monument : il Monumento a Vittorio Emanuele II, emblématique de la ville de Rome. Symbole de l’unification de l’Italie, cet édifice est une richesse architecturale de la Ville Éternelle.

Le Monument Vittorio Emanuele II

Le Monument Vittorio Emanuele II

Le Monumento a Vittorio Emanuele II a été construit de 1885 à 1935 pour honorer Victor-Emmanuel II, premier roi de l’Italie unifiée. Le but principal était de construire un édifice représentant l’unification de l’Italie de 1861.

Il y a une immense statue équestre de Vittorio Emanuele II au centre : l’une des plus grandes statues équestres en bronze au monde.

La statue en bronze de Victor Emmanuel II
La statue en bronze de Victor Emmanuel II

La statue en bronze de Victor Emmanuel II

Au niveau de la statue de Vittorio Emanuele II, on voit 16 sculptures dans le fronton. Elles représentent les 16 régions réunies lors de l’unification du pays.

Le 16 sculptures représentant les 16 régions unifiées
Le 16 sculptures représentant les 16 régions unifiées

Le 16 sculptures représentant les 16 régions unifiées

Le bâtiment mesure 135 mètres de large et 70 mètres de haut. C’est un des plus grands monuments de Rome ! Il est réalisé presque entièrement en marbre blanc de Botticino, ce qui le rend très lumineux et visible depuis de nombreux points de la ville.

Une colonnade arrière monumentale, composée de 20 colonnes, rappelle un temple antique avec ses colonnes corinthiennes.

Les colonnes corinthiennes
Les colonnes corinthiennes

Les colonnes corinthiennes

Un escalier principal mène à l’Altare della Patria / l’Autel de la Patrie. C’est ici que se trouve la tombe du soldat inconnu italien datant de la Première Guerre mondiale. On y voit d’ailleurs une flamme éternelle continuellement surveillée par deux soldats.

Ce symbole est d’autant plus important lors de la fête de la libération. Le 25 avril, l’Italie célèbre sa libération du régime fasciste de la Seconde Guerre Mondiale. Le président de la République rend alors hommage à tous les soldats morts pour cette libération.

La tombe du soldat inconnu

La tombe du soldat inconnu

Enfin, sur le haut du monument, se trouvent deux statues de la déesse Victoria, la personnification de la victoire.

Les deux statues de la déesse Victoria sur le haut du monument

Les deux statues de la déesse Victoria sur le haut du monument

C’est vraiment un monument magnifique mais qui est encore très controversé.

En effet, lors son inauguration, le monument a été critiqué pour sa taille jugée disproportionnée et pour avoir nécessité la destruction d’un quartier médiéval.

Certains Romains l’appellent ironiquement la "machine à écrire" ou le "gâteau de mariage" en raison de son style très massif et blanc.

Depuis le monument, on a une très belle vue sur le forum romain.

Vue sur le forum romain depuis le Monument Vittorio Emanuele II

Vue sur le forum romain depuis le Monument Vittorio Emanuele II

Derrière le Monument à Victor Emmanuel II, on trouve la magnifique Basilique Santa Maria di Aracoeli.

La Basilique Santa Maria di Aracoeli / Sainte Marie de l'autel du ciel.

La Basilique Santa Maria in Aracoeli, située au sommet du Capitole sur l’ancien temple de Junon Moneta, est une église franciscaine du XIIIᵉ siècle associée à la légende selon laquelle l’empereur Auguste aurait eu ici la vision d’un “autel céleste” dédié à la Vierge.

La Basilique Santa Maria di Aracoeli / Sainte Marie de l'autel du ciel

La Basilique Santa Maria di Aracoeli / Sainte Marie de l'autel du ciel

Sa façade en briques, très dépouillée, contraste avec l’imposant escalier de 124 marches construit en 1348 après la peste, que les Romains montent encore comme un acte de dévotion.

Façade de la basilique (photo Ludo)

Façade de la basilique (photo Ludo)

L’intérieur, à trois nefs séparées par des colonnes antiques récupérées sur des monuments romains, est richement décoré. On y admire un splendide plafond à caissons dorés offert pour célébrer la victoire navale de Lépante (1571), un pavement cosmatesque médiéval, de nombreux tombeaux Renaissance et la célèbre statue du Santo Bambino, longtemps réputée miraculeuse.

La nef

La nef

Le plafond à caissons
Le plafond à caissons
Le plafond à caissons
Le plafond à caissons

Le plafond à caissons

Colonne et pavement cosmatesques
Colonne et pavement cosmatesques

Colonne et pavement cosmatesques

Tombeaux / pierre tombale
Tombeaux / pierre tombale

Tombeaux / pierre tombale

Le tombeau de Fra Ginepro (Fra Ginepro – compagnon de St François d’Assises)

Le tombeau de Fra Ginepro (Fra Ginepro – compagnon de St François d’Assises)

La chapelle Bufalini conserve les importantes fresques de Pinturicchio, parmi les plus belles du Quattrocento romain.

La chapelle Bufalini et ses fresques de Pinturicchio,
La chapelle Bufalini et ses fresques de Pinturicchio,

La chapelle Bufalini et ses fresques de Pinturicchio,

Église officielle du Sénat et du Peuple de Rome (SPQR), Santa Maria in Aracoeli reste un lieu marquant par son histoire, sa ferveur populaire et sa position dominante sur la ville.

L’autel et l’orgue

L’autel et l’orgue

Statue du pape Grégoire XIII

Statue du pape Grégoire XIII

La chaire (le grand ambon en bois)

La chaire (le grand ambon en bois)

Voici pour notre première journée de visite à Rome. On en a fait des km à travers la ville !!!

A suivre : La visite du Vatican

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Croisière Transatlantique : Escale à Lisbonne

Publié le

Le 05/05/2024 : Escale à Lisbonne

Nous avons quitté São Miguel aux Açores le 04/05 en fin d’après-midi et avons passé une journée en mer avant de rejoindre Lisbonne. Nous approchons de la capitale portugaise en empruntant le Canal da Barra Norte et puis celui de da Barra Sul qui nous amène ensuite à naviguer sur le Tage.

Croisière Transatlantique : Escale à Lisbonne

Avant d’arriver à Lisbonne, nous avons pu voir au loin de nombreux forts et forteresses côtiers.

Le fort de São Julião da Barra

Le Fort de São Julião da Barra est le plus grand et le plus complet complexe de défense militaire de style Vauban subsistant au Portugal. Il est situé à São Julião da Barra, sur la pointe de São Gião, dans la paroisse d'Oeiras e São Julião da Barra, Paço de Arcos e Caxias, Municipalité d'Oeiras, District de Lisbonne.

Considéré dans le passé comme la fortification maritime la plus importante du pays, il avait à l'origine, avec le Fort de São Lourenço do Bugio, le rôle de contrôler l'accès au port de Lisbonne. C'est actuellement la résidence officielle du ministre portugais de la Défense nationale.

Le fort de São Julião da Barra

Le fort de São Julião da Barra

Le fort de São Julião da Barra (image internet)

Le fort de São Julião da Barra (image internet)

Le fort de São João das Maias

Le Fort de São João das Maias, également connu sous le nom de Fort d'Oeiras, est situé sur la rive droite de l'estuaire du Tage, dans la municipalité d' Oeiras, dans le district de Lisbonne. Il a été construit entre 1644 et 1653 dans un style maniériste suivant un plan pentagonal irrégulier. Jusqu'en 2010, il était tombé dans un état de dégradation avancée, mais cette année-là, il a été restauré.

Le fort de São João das Maias
Le fort de São João das Maias

Le fort de São João das Maias

Puis nous arrivons à l’embouchure du Tage, nous passons le Fort de Bom Sucesso et le Musée des Combattants situés à l’ouest de la célèbre Tour de Belém.

Croisière Transatlantique : Escale à Lisbonne

La Tour de Belém

La tour de Belém a été construite sur les bords du Tage, dans la freguesia (paroisse) de Santa Maria de Belém, entre 1514 et 1521 par le roi Manuel Ier de Portugal pour garder l'entrée du port de Lisbonne. Il revêtait une grande importance dans l’époque des découvertes en Europe, car il servait à la fois de forteresse et de port d’origine des explorateurs portugais pour établir ce qui serait le premier commerce européen avec la Chine et l’Inde. Elle a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1983, conjointement avec le monastère des Hiéronymites.

Croisière Transatlantique : Escale à Lisbonne

La tour de Belém est considérée comme étant l'une des œuvres majeures du style manuélin. Sous ses terrasses, ses balcons et ses échauguettes mauresques, cette citadelle, édifiée au XVIe siècle par Francisco de Arruda pour abriter les capitaines du port, a vu passer les caravelles en partance pour les côtes de Guinée. Ce système de défense fut commencé par le roi Jean II de Portugal (1455-1495), qui fit construire les forteresses de Cascais et de São Sebastião da Caparica. Les rivages de Belém étaient protégés par un vaisseau, la Grande Nau, qui fut remplacée par la tour de Belém au cours des cinq dernières années du règne du roi Manuel Ier de Portugal.

L'influence de l'art mauresque est manifeste dans les décorations délicates des fenêtres et balcons cintrés, ainsi que sur les coupoles cannelées des échauguettes. Il est probable que Diogo de Boitaca, premier architecte du monastère des Hiéronymites, ait également participé à la décoration du bâtiment. Les mâchicoulis et les créneaux sont décorés par de riches ornements sculpturaux, typiques du style manuélin.

Le bâtiment fut déclaré monument national en 1910 et inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1983, conjointement avec le monastère des Hiéronymites.

La Tour de Belém (images internet)
La Tour de Belém (images internet)

La Tour de Belém (images internet)

Le Padrão dos Descobrimentos / Le Monument aux découvertes

Construit à Belém en 1960, le Padrão dos Descobrimentos est un grand monument de 52 mètres en forme de caravelle, érigé à la mémoire des navigateurs portugais des XVe et XVIe siècle. Henri le Navigateur se tient à la proue, une caravelle entre les mains. Deux files ascendantes, de chaque côté du monument, rassemblent les statues réalisées par le sculpteur Leopoldo de Almeida des figures portugaises liées aux Grandes découvertes.

Le Padrão dos Descobrimentos / Le Monument aux découvertes
Le Padrão dos Descobrimentos / Le Monument aux découvertes

Le Padrão dos Descobrimentos / Le Monument aux découvertes

Les côtés Ouest et Est Les côtés Ouest et Est

Les côtés Ouest et Est

Au nord du monument se trouve une rose des vents de 50 mètres de diamètre dessinée au sol. Son centre est occupé par un planisphère qui montre les itinéraires pris par les navigateurs portugais aux XVe siècle et XVIe siècle. À l'intérieur du monument se cache un petit musée qui retrace l’histoire des grandes découvertes portugaises à travers des expositions interactives, des cartes historiques et des artefacts. C’est d’ailleurs de Belém que partaient les grands explorateurs comme Vasco de Gama. Un ascenseur permet d'atteindre le sixième étage et un escalier monte jusqu'au sommet.

Le Monument aux découvertes (image Wikipédia)

Le Monument aux découvertes (image Wikipédia)

Les Lisboètes les moins friands de l'esthétique salazariste surnomment ironiquement ce monument « Poussez pas derrière ! »

De l’autre côté de Lisbonne, en face de la Tour de Belém, le Christ Roi se tient debout à Almada, de l’autre côté du fleuve. Pour atteindre la statue du Christ Roi, on peut traverser le pont du 25 Avril.

La Statue du Christ Roi

Inspiré du Christ de Rio au Brésil, le Rédempteur, Cristo Rei veille sur Lisbonne depuis la municipalité d’Almada. Il a été achevé en 1969 et symbolise la reconnaissance du pays pour avoir été épargné par les dégâts de la Seconde Guerre Mondiale. La statue mesure au total 110 mètres de hauteur. 82 mètres sont formés par le portique abritant le musée, l’ascenseur, la salle de souvenirs et l’accès à l’esplanade permettant de contempler la statue de près. Les 28 derniers mètres sont constitués par la statue elle-même.

La statue du Christ Roi et le Pont du 25 avril

La statue du Christ Roi et le Pont du 25 avril

La statue du Christ Roi et le Pont du 25 avril (images internet)
La statue du Christ Roi et le Pont du 25 avril (images internet)

La statue du Christ Roi et le Pont du 25 avril (images internet)

Nous passons sous le pont du 25 avril pour rejoindre notre port d’escale près de la Place du Commerce.

Croisière Transatlantique : Escale à Lisbonne
Croisière Transatlantique : Escale à Lisbonne
Croisière Transatlantique : Escale à Lisbonne

Le Pont du 25 avril

Cet incontournable de Lisbonne vous rappellera sûrement le célèbre pont de San Francisco. En effet, le Ponte 25 de Abril possède le même style que le Bay Bridge aux États-Unis. Cette infrastructure enjambe le Tage pour relier Alcantara et Almada. Il s'agit du plus haut pont suspendu d’Europe avec plus de 70 mètres de haut et 2 278 mètres de long ! Et a été le premier pont de Lisbonne aussi.

Il présente deux niveaux : le plus élevé est destiné aux automobiles tandis que le niveau inférieur, ajouté en 1999, permet le passage des trains.

Croisière Transatlantique : Escale à Lisbonne

En 1960, encore sous la dictature de Salazar, la décision est prise de faire un pont sur le Tage. Cette tâche est confiée aux Américains de l’American Bridge avec l’aide de onze sociétés locales. L'acier provient de la United States Steel Export Company. Les travaux débutent deux ans plus tard et en moins de quatre ans le pont est prêt avec six mois d'avance le 6 août 1966, jour de son inauguration. Le pont est nommé pont Salazar, d'après le dictateur du Portugal à l'époque.

Croisière Transatlantique : Escale à Lisbonne

Mais tout de suite après la révolution des œillets, il est renommé pont du 25-Avril, jour de la révolution. Le concessionnaire actuel du pont est Lusoponte.

À son inauguration, le pont était le plus long pont suspendu et celui ayant la plus longue travée principale d'Europe continentale. Il avait également le plus long treillis continu et les plus profondes fondations au monde.

Il était le cinquième plus long pont suspendu du monde, le plus long hors des États-Unis, et est toujours en 2008, le 19e.

Le Pont du 25 avril
Le Pont du 25 avril

Le Pont du 25 avril

Nous passons devant la Praça do Comércio / la Place du Commerce et nous rejoignons notre port d’escale vers les 12h.

La Place du Commerce
La Place du Commerce

La Place du Commerce

Nous descendons du bateau en début d’après-midi pour visiter la ville. La météo n’est pas avec nous, il y a beaucoup de nuages et la pluie n’est pas loin ! On espère toutefois passer entre les gouttes pour réaliser une visite-éclair de Lisbonne.

Une brève présentation de Lisbonne

Lisbonne est la capitale la plus occidentale d'Europe continentale. Elle est située entre l'océan Atlantique à l'ouest et la mer de Paille à l'est (communiquant entre eux par un détroit) dans laquelle se jette le Tage. La ville occupe un territoire de 84,7 km². Elle est située à 274 km au sud de Porto et à 502 km à l'ouest-sud-ouest de Madrid, la capitale espagnole.

Lisbonne est une cité très ancienne ! Tout comme Rome, elle fut édifiée sur 7 collines (São Jorge, Estrela, Santa Catarina, São Pedro de Alcantra, Graça, Senhora do Monte et Penha de França) dont certaines sont dotées de rues trop pentues pour permettre la circulation automobile. En conséquence de ce relief accidenté, la ville compte le célèbre ascenseur de Santa Justa, inauguré en 1902, ainsi que trois funiculaires.

Lisbonne est reliée à l'autre rive de la mer de Paille par deux ponts : Le pont du 25 avril (rappelant le Golden Gate) et le pont Vasco de Gama, le plus moderne.

Le pont du 25 avril

Le pont du 25 avril

le pont Vasco de Gama (image internet)

le pont Vasco de Gama (image internet)

Un événement a marqué la physionomie de Lisbonne : en 1755, la ville fut ravagée par un important séisme. De la ville médiévale, il ne reste plus que l’Alfama…

Le quartier de l'Alfama

Le quartier de l'Alfama

Aménagée fièrement sur la rive du Tage, Lisbonne a autrefois été une ville portuaire puissante. En effet, son port était le point de départ des navires partant sillonner de nouvelles routes maritimes au XVe et au XVIe siècle. Puis il connut un certain déclin après la destruction de la ville suite au tremblement de terre de 1755. Toutefois, depuis le début du XXIe siècle, les Portugais sont retournés à leurs racines en redonnant vie aux activités maritimes. Lisbonne possède un grand port naturel où sont amarrés des bateaux de toutes les tailles.

Terminal des bateaux de croisière

Terminal des bateaux de croisière

Terminaux des ferrys

Terminaux des ferrys

Port de bateaux traditionnels portugais
Port de bateaux traditionnels portugais

Port de bateaux traditionnels portugais

Aujourd’hui, Lisbonne a su allier histoire et modernité, en gardant le charme de ses quartiers anciens. Lisbonne est une ville unique qui ne ressemble pas aux autres métropoles européennes, avec une architecture assez spécifique, notamment les façades recouvertes d’azulejos, la faïence portugaise.

Façades avec des azulejos

Façades avec des azulejos

Nous commençons notre visite de Lisbonne en passant par l’ancien quartier de l’Alfama où la plupart des façades des maisons sont recouvertes d’azulejos de couleurs et de styles différents.

Croisière Transatlantique : Escale à Lisbonne
Croisière Transatlantique : Escale à Lisbonne
Les azulejos du quartier de l'Alfama
Les azulejos du quartier de l'Alfama
Les azulejos du quartier de l'Alfama
Les azulejos du quartier de l'Alfama

Les azulejos du quartier de l'Alfama

Nous prenons la direction de la célèbre Place du Commerce. Sur le chemin, nous nous arrêtons devant la magnifique Église Notre-Dame-de-la-Conception de Lisbonne. L’église est fermée, dommage !

Igreja Nossa Senhora da Conceição Velha / Église Notre-Dame-de-la-Conception de Lisbonne

L'église de Nossa Senhora da Conceição Velha, également connue sous le nom d'église de Santa Casa da Misericórdia de Lisboa, est une église située dans le centre de Lisbonne, non loin de la célèbre Praça do Comércio, dans la paroisse de Santa Maria Maior.

Sa riche façade est, avec le monastère des Jerónimos et la tour de Belém, l'un des bâtiments de style manuélin les plus représentatifs ayant survécu au grand tremblement de terre de 1755.

 Église Notre-Dame-de-la-Conception de Lisbonne
 Église Notre-Dame-de-la-Conception de Lisbonne

Église Notre-Dame-de-la-Conception de Lisbonne

L'église est classée monument national portugais depuis 1910.

Elle avait été construite sur ordre du roi Manuel Ier et achevé en 1534, comme siège de la Misericórdia instituée en 1498 à l'initiative de Leonor de Viseu, sa sœur et veuve du roi Jean II du Portugal, et de son confesseur le frère Miguel Contreiras. Lorsque l'église a été détruite par le tremblement de terre, les éléments récupérés ont été incorporés dans le nouveau bâtiment, qui a été rebaptisé Conceição Velha.

Nous arrivons ensuite à la célèbre Place du Commerce.

La Place du Commerce ou Praça do Comércio

La Place du Commerce était l’ancien lieu de rendez-vous des navires de commerçants rapportant des denrées plus ou moins exotiques dans la capitale. À partir de 1511, elle a fait office de palais royal, depuis le jour où le roi Manuel Ier a décidé d’y transférer son palais implanté au château Saint-Georges. Durant un peu plus de deux siècles, la place sera le lieu de vie de la royauté avant qu’elle soit ravagée par le tremblement de terre. Après la destruction des lieux, le Marquis de Pombal entreprend la reconstruction du site. Cette place reste entre autres un endroit symbolique, car c’est là que la dictature de Salazar a pris fin après le succès de la Révolution des Œillets en 1974.

La Place du Commerce est l’une des plus belles places d’Europe. Elle est bordée des deux côtés par de prestigieux édifices (quelques bâtiments officiels). Au centre trône une statue qui représente le Roi Don José I. Elle est l’œuvre de l’un des plus grands sculpteurs portugais du XVIIIe siècle, Joaquim Machado de Castro et il s’agit également de la première statue équestre réalisée au Portugal !

La Place du Commerce

La Place du Commerce

La statue du roi Don José I
La statue du roi Don José I
La statue du roi Don José I
La statue du roi Don José I

La statue du roi Don José I

Au nord de la place, il est possible de monter au sommet de l’Arc de Triomphe par le biais d’un ascenseur afin de profiter d’un autre point de vue sur le site.

L'Arc de Triomphe de la rue Augusta

L'Arc de Triomphe de la rue Augusta

Sur la place, on trouve les arrêts de plusieurs lignes de tramway dont celle de la très touristique ligne de tramway n°28. Cette ligne très spéciale sillonne les rues lisboètes depuis les années 30.

Tramways descendant les rues pentues de Lisbonne
Tramways descendant les rues pentues de Lisbonne

Tramways descendant les rues pentues de Lisbonne

Ligne N°28 du tramway

Ce transport public est une pièce de collection à part entière. Le tram 28 a entre autres parfaitement su faire face à la modernisation en gardant sa place centrale et poursuit aujourd'hui encore son chemin sur les rails qui font le tour de la ville.

Et si vous levez la tête, vous remarquerez que de nombreux câbles de tramways forment des toiles d’araignées géantes au-dessus des rues ! Il existe 6 lignes de tram à Lisbonne.

Le tramway N°28
Le tramway N°28

Le tramway N°28

L'Hôtel de ville de Lisbonne / Le Paços do Concelho de Lisboa

Le Paços do Concelho de Lisboa est le bâtiment, situé sur la Praça do Município, à Santa Maria Maior, qui abrite la mairie de Lisbonne. De style néoclassique, sa façade présente huit colonnes supportant un fronton, avec des sculptures de Calmels, et quatre oculi. À l'intérieur, on remarque l'escalier central, conçu par l'architecte José Luís Monteiro, et la décoration picturale d'artistes, tels que Pereira Cão, Columbano Bordalo Pinheiro, José Malhoa et José Rodrigues.

Il a été construit à l'origine selon un projet d'Eugénio dos Santos, lors de la reconstruction pombaline de Baixa, après le tremblement de terre de 1755. Le 19 novembre 1863, un incendie se déclare qui détruit entièrement la batisse. Un nouveau bâtiment a été érigé au même endroit, par l'architecte Domingos Parente da Silva, entre 1865 et 1880.

Depuis les années 1930 et 1940, des ajouts architecturaux avaient été apportés, dont l'ajout d'un étage mansardé qui n'était pas prévu dans le projet initial.

Un nouvel incendie, le 7 novembre 1996, affecte les étages supérieurs, affectant les plafonds et les peintures du premier étage. L'architecte Silva Dias a dirigé le plan d'intervention pour la restauration du bâtiment, optant pour ramener le bâtiment au plan initial de Domingos Parente da Silva.

L'Hôtel de ville de Lisbonne / Le Paços do Concelho de Lisboa
L'Hôtel de ville de Lisbonne / Le Paços do Concelho de Lisboa

L'Hôtel de ville de Lisbonne / Le Paços do Concelho de Lisboa

Palàcio de São Bento / Le Palais de São Bento

Le palais de São Bento (ou le Panthéon National) est le nom communément donné au bâtiment qui abrite l'Assemblée de la République portugaise, situé dans le centre-ville de Lisbonne. Construit à la fin du XIVe comme un monastère bénédictin par Afonso Àlvares, le palais de São Bento est devenu propriété de l'État portugais à la suite de la disparition des ordres religieux. Le palais de São Bento abrite également des cryptes datant du XVIIe siècle. Construit à la fin du XIVe comme un monastère bénédictin par Afonso Àlvares, le palais de São Bento est devenu propriété de l'État portugais à la suite de la disparition des ordres religieux. Le palais de São Bento abrite également des cryptes datant du XVIIe siècle.

L'Assemblée Nationale
L'Assemblée Nationale

L'Assemblée Nationale

En 2002, le palais fut classé monument national.

À la suite de l'implantation du régime libéral, le palais est devenu le siège du Parlement portugais sous le nom de Pálacio das Cortes (en français palais des États généraux). Le Parlement portugais a connu différents rôles tout au long de son histoire. De ce fait, le palais a connu différents noms officiels tels que Pálacio das Cortes de 1834 à 1912, Pálacio do Congresso (en français palais du Congrès) de 1912 à 1933. À la suite de l'arrivée de António de Oliveira Salazar au sommet de l'État portugais, le Palais de São Bento portait le nom de Pálacio da Assembleia Nacional (en français palais de l'Assemblée nationale) de 1933 à 1974.

Le 25 avril 1974, un événement majeur se produit au Portugal puisque le pouvoir en place est renversé par la révolution des Œillets. Ce coup d'État organisé par des militaires radicalisés par l'échec de la guerre coloniale et les sacrifices humains, a par la suite été soutenu par le peuple portugais qui a provoqué une révolution. Cette révolution a donc renversé et mis fin à la législature en place avec à sa tête Marcelo Caetano président du Conseil portugais ainsi qu'Américo Tomás président de la République portugaise.

L'Assemblée Nationale
L'Assemblée Nationale
L'Assemblée Nationale

L'Assemblée Nationale

À la suite du retour de la démocratie à partir de 1976, et de la mise en place de la Troisième République portugaise, le parlement devient monocaméral et le siège du parlement portugais a été baptisé Pálacio de São Bento en mémoire de l'ancien couvent d'origine en 1834. Cette dénomination est donc toujours d'actualité puisque le Palais de São Bento abrite l'Assemblée de la République.

Tout au long des XIXe et XXe siècles, la palais a connu de grandes séries de rénovations intérieures et extérieures qui ont fait que son apparence actuelle est totalement différente de l'initiale. À l'intérieur du Palais de São Bento sont exposées des œuvres retraçant l'histoire du Portugal.

Le palais de São Bento accueille le siège de l'Assemblée de la République, parlement monocaméral du Portugal formé de 230 députés élus pour quatre ans au suffrage universel.

Basílica Nossa Senhora da Estrela / La Basilique de Notre-Dame de Estrela

La Basilique de Notre Dame de Estrela est un des monuments les plus impressionnants de Lisbonne et elle mérite le détour, notamment pour sa façade et sa superbe coupole. En plus, elle se trouve à côté de l’un des plus jolis parcs de la ville !

La basilique d’Estrela se situe dans le quartier du même nom, à l’Ouest de la ville. La zone est plutôt calme et reste partiellement épargnée par le tourisme.

Véritable symbole d’Estrela, sa basilique à laquelle on se réfère parfois comme Basilique royale et couvent du Sacré-Cœur de Jésus est un monument dont la construction a débuté en 1779. C’est la Reine Maria I (1734-1816), femme du Roi Dom Pedro III (1717-1786) qui promis que si elle réussissait à accoucher d’un héritier masculin, elle lancerait la construction d’une église. En 1761 le petit D. José naît et la reine tient sa promesse et commande donc l’édifice, qui ne sera terminé qu’en 1790. Le jeune prince ne verra d’ailleurs pas la fin des travaux, puisqu’il succombera à la variole en 1788. Ce monument national est inauguré en 1794 et il présente un style baroque couplé avec des traces de néo classicisme, issu d’un projet de Mateus Vicente de Oliveira, un architecte de l’école de Mafra. Il décède en 1786 et la basilique sera terminée sous la direction de Reinaldo Manuel de Sousa.

Basílica Nossa Senhora da Estrela / La Basilique de Notre Dame de Estrela
Basílica Nossa Senhora da Estrela / La Basilique de Notre Dame de Estrela
Basílica Nossa Senhora da Estrela / La Basilique de Notre Dame de Estrela

Basílica Nossa Senhora da Estrela / La Basilique de Notre Dame de Estrela

Ce chef d’œuvre architectural présente une façade ornée de nombreuses statues de saints, de figures allégoriques et un relief dédié au culte du Sacré Cœur. Elle dispose de deux clochers symétriques et vous vous sentirez tout petit une fois sur l’esplanade qui vous mène à l’entrée.

La façade de la basilique
La façade de la basilique
La façade de la basilique

La façade de la basilique

Mais si l’extérieur est impressionnant, l’intérieur de la Basilique d’Estrela recèle également de bien jolies choses. Le sol et les parois sont revêtus d’un marbre coloré, que la lumière qui passe à travers les ouvertures de la coupole illumine de fort belle manière. Sur le plafond voûté et sur le tombeau de la Reine Maria I, on retrouve ce même marbre de fabrication portugaise. 

Croisière Transatlantique : Escale à Lisbonne
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On peut admirer différentes peintures (dont plusieurs tableaux du peintre italien Pompeo Batoni), ainsi que deux orgues.

Tombeau de la reine Maria I (image internet)

Tombeau de la reine Maria I (image internet)

L’orgue et le tombeau de la reine Maria I (à droite)

L’orgue et le tombeau de la reine Maria I (à droite)

La crèche de la Basílica da Estrela

Derrière les tombeaux royaux se cache l’incroyable crèche de la basilique. Elle est la plus grande crèche du Portugal et l’une des plus grandes crèches existantes au monde ! C’est l’œuvre de Joaquim Machado de Castro (à qui l’on doit la statue équestre du roi Joseph Ier que l’on trouve sur la Place du Commerce). Elle comprend 480 figurines de grandes tailles en argile ou en terre cuite. Ce foisonnement s’explique par le fait que cette crèche ne montre pas seulement la Nativité, mais couvre toute la « péri-Natalité » de Jésus de Nazareth. Dans ses parties supérieures, on y voit donc représentés le massacre des Innocents, la fuite en Égypte, etc.

Joaquim Machado de Castro et ses artisans mettront cinq ans à exécuter cette commande.

De nombreux visiteurs passent à côté de ce joyau (dont nous malheureusement !!!) n’ayant pas eu connaissance de cette pièce secrète.

La crèche de la Basílica da Estrela
La crèche de la Basílica da Estrela

La crèche de la Basílica da Estrela

Après la visite de la basilique, nous décidons de rentrer au bateau. Nous sommes à plusieurs km de notre bateau et c’est à ce moment-là que la pluie se met à tomber et fort !!! Sur le retour, nous passons à proximité du grand marché couvert de Ribeira.

Le marché de la Ribeira

À quelques minutes de la place du Commerce, le Mercado da Ribeira est un marché couvert animé tout au long de la journée. Inauguré en 1882, ce marché qui s’étend sur 10 000 m², est le plus grand et le plus vieux de la capitale !

Cette halle constitue un lieu de vie à part entière qui mérite amplement une visite. Les citoyens y viennent pour faire leurs petites courses du quotidien. On y trouve des marchands de toutes sortes : maraîchers, poissonniers, épiciers, etc... De jolies boutiques de souvenirs ainsi que des fleuristes et des cavistes possèdent entre autres des stands sur les lieux.

Le marché de la Ribeira
Le marché de la Ribeira
Le marché de la Ribeira

Le marché de la Ribeira

Depuis la bateau, nous pouvons voir de loin certains édifices célèbres comme le Panthéon national, le Monastère de Saint-Vincent de Fora et la Cathédrale Sé.

Panthéon National / Panteão Nacional

Le Panthéon national du Portugal est une ancienne église, dédiée à sainte Engrâce. Il se trouve dans la paroisse de São Vicente de Fora. L'église existe depuis 1568 mais l'édifice religieux a été converti en panthéon par la loi du 29 avril 1916.

En 1965, le gouvernement d'Antonio Salazar lance les travaux de transformation en nécropole nationale dont l'achèvement est célébré par une messe solennelle le 1er décembre 1966. Actuellement, douze personnalités sont inhumées au Panthéon. La plupart sont soit des hommes politiques soit des écrivains. On y trouve aussi la chanteuse de fado Amália Rodrigues et la poétesse Sophia de Mello Breyner Andresen qui sont les seules femmes à y reposer.

Panthéon national / Panteão Nacional
Panthéon national / Panteão Nacional
Panthéon national / Panteão Nacional

Panthéon national / Panteão Nacional

Monastère de Saint-Vincent de Fora / Igreja de São Vicente da Fora

L'église de la fin de la Renaissance São Vicente de Fora est dédiée au saint patron de Lisbonne, Vincent de Saragosse. Son nom se traduit par Saint Vincent à l'extérieur et a été érigé comme une promesse par le premier roi de construire des monastères sur des terrains où les croisés étaient enterrés. La décoration intérieure de São Vicente de Fora se compose de belles œuvres de marbre polychrome, de cloîtres couverts d'azulejos, de peintures murales carrelées, de plafonds peints et de sculptures réalisées par de célèbres artistes portugais.

Il a la réputation d'être le monastère avec la plus vaste collection de carreaux baroques au monde.

Le monastère abrite le panthéon des monarques de la maison de Bragance, la dynastie familiale qui a régné sur le Portugal pendant 250 ans. L'art qui décore l'intérieur du monastère a servi d'exemple d'art religieux et d'architecture pour les futures églises sur le territoire portugais.

Monastère de Saint-Vincent de Fora / Igreja de São Vicente da Fora

Monastère de Saint-Vincent de Fora / Igreja de São Vicente da Fora

Monastère de Saint-Vincent de Fora / Igreja de São Vicente da Fora (image wikipédia)

Monastère de Saint-Vincent de Fora / Igreja de São Vicente da Fora (image wikipédia)

La Cathédrale Sé de Lisbonne

Le site religieux le plus ancien et le plus important de Lisbonne, la cathédrale romane Sé, a été construit pour la première fois au XIIe siècle. Après d'importants travaux de fouilles dans le cloître, les archéologues ont découvert qu'il s'agissait autrefois du site d'une mosquée datant de l'époque où les Maures régnaient sur la péninsule ibérique. Dans la cour, les archéologues ont trouvé des traces d'une voie romaine et des boutiques qui la bordaient. Comme de nombreuses structures de la ville, la cathédrale de Lisbonne a été durement touchée par le tremblement de terre de 1755 ainsi que par d'autres catastrophes naturelles. Les dommages accumulés ont entraîné un mélange de styles architecturaux, qui intègre le baroque, le gothique, le néoclassique et le rococo. Aujourd'hui, il est classé monument national.

La Cathédrale Sé

La Cathédrale Sé

La Cathédrale Sé (image internet)

La Cathédrale Sé (image internet)

Nous quittons Lisbonne le lendemain vers les 13h, avec 45 mn de retard, et toujours sans explication !

Le Tage et le Pont du 25 avril

Le Tage et le Pont du 25 avril

Les côtes portugaises

Les côtes portugaises

Prochaine destination : Barcelone notre port d’arrivée et la fin de notre croisière transatlantique. Snif !

Le 07/05/24 : Passage du détroit de Gibraltar

Au petit matin vers les 6h30 nous avons passé le célèbre détroit de Gibraltar.

Le Détroit de Gibraltar

Le Détroit de Gibraltar

Quelques infos sur le détroit de Gibraltar

Le détroit de Gibraltar est situé au sud de l'Espagne, au nord du Maroc, à l'est de l'océan Atlantique et dans l'Ouest de la mer Méditerranée. C'est le seul passage maritime entre l'océan Atlantique et la mer Méditerranée, dont il constitue la partie la plus occidentale. Il est large de 14 km et profond d'environ 1 000 m.

Dans l'Antiquité, ce détroit était appelé «les colonnes d'Hercule». Il doit son nom de Gibraltar à une déformation du mot arabe «djebel Tarik» qui signifie «montagne de Tarik», ce dernier étant le prénom du général musulman Tariq ibn Ziyad, qui, en avril 711, franchit le détroit pour conquérir la péninsule Ibérique.

Le Rocher et la ville de Gibraltar, qui donnent leur nom au détroit, se trouvent sur une très étroite péninsule, sur la rive européenne, à l'entrée Est du détroit. À l'Ouest, le détroit se termine avec le golfe de Cadix, qui s'ouvre largement sur l'Atlantique. À l'est, au contraire, la baie de Gibraltar (ou d'Algésiras) est bien plus fermée, large d'à peine 8 km pour une longueur de 10 km.

Détroit de Gibraltar (image internet)

Détroit de Gibraltar (image internet)

Les plaques tectoniques européenne et africaine s'y rapprochent au rythme d'environ un centimètre par an, contribuant ainsi à la fermeture du détroit qui pourrait être effective d'ici quelques millions d'années. Ouf on ne le verra pas !!!

Le détroit est en théorie partagé entre les eaux territoriales des États riverains, l'Espagne, le Maroc et le Royaume-Uni, mais il est en fait soumis à un régime juridique particulier, qui en fait une voie internationale. Il est la deuxième voie maritime la plus utilisée après la Manche. Il est franchi annuellement par environ 100 000 navires. Sa position a une très grande importance stratégique au moins depuis la fin du Moyen Âge, période où un commerce important par la mer s'est établi entre l'Europe du Nord et l'Italie. Le détroit est devenu encore plus stratégique lors du percement du canal de Suez en 1869. Depuis lors, il permet le passage de l'Atlantique non seulement vers la Méditerranée, mais aussi vers l'océan Indien, évitant la longue route du cap de Bonne-Espérance.

Le Rocher
Le Rocher
Le Rocher

Le Rocher

Frontalière de l'Espagne, la ville de Gibraltar est pourtant une possession du Royaume-Uni depuis le traité d'Utrecht, en 1713, ce qui a notamment permis à la flotte britannique de disposer d'un atout pour asseoir sa suprématie navale en Méditerranée au XIXe siècle. La ville est ainsi devenue une base navale britannique, mais elle a été fortement réduite depuis la fin de la guerre froide. Néanmoins, elle demeure encore aujourd'hui une base importante pour l'OTAN. De son côté, l'Espagne possède la ville de Ceuta, sur la rive marocaine du détroit. Conquise en 1415 par le Portugal, elle est passée à l'Espagne sous le règne de Philippe II, lorsqu'il fut roi des deux pays au XVIe siècle. Gibraltar est revendiquée par l'Espagne et Ceuta par le Maroc. La navigation maritime dans le détroit est régulée par un dispositif de séparation du trafic.

Le détroit sépare aussi l'Europe de l'Afrique. C'est aussi un point de passage de l'immigration clandestine vers l'Europe, surtout depuis que la croissance de l'Espagne au cours des années 1980 en a fait une destination de l'immigration. L'immigration peut se faire via Ceuta, enclave européenne en Afrique. L'Espagne a très fortement renforcé la frontière à partir de 1999.

Croisière Transatlantique : Escale à Lisbonne

Nous avons passé toute la journée en mer. Le soir, nous avons pu voir les côtes espagnoles qui se découpaient au loin en ombres chinoises alors que le soleil se couchait.

Croisière Transatlantique : Escale à Lisbonne

Nous avons assisté à notre dernier coucher de soleil sur notre balcon. C’était magnifique !

Coucher de soleil
Coucher de soleil

Coucher de soleil

Ensuite, nous sommes allés voir notre dernier spectacle au théâtre Panthéon. On a donc bien profité de notre dernière journée sur le MSC Divina.

Le 08/05/24 : Arrivée et débarquement à Barcelone

Arrivée à Barcelone
Arrivée à Barcelone

Arrivée à Barcelone

La seule chose intéressante dans les environs est le Château de Montjuïc qui est construit sur la colline du même nom !

Le Château de Montjuïc est un ancien fort militaire qui surplombe la ville de Barcelone (et malheureusement le port commercial également !) depuis la montagne de Montjuïc à 170 mètres d'altitude.

Le Château de Montjuïc
Le Château de Montjuïc

Le Château de Montjuïc

Le Château de Montjuïc a une histoire riche et complexe qui remonte au 17e siècle. À l'origine, il a été construit comme une forteresse militaire pour protéger la ville de Barcelone contre les invasions. Au fil des siècles, il a été utilisé à des fins militaires et a joué un rôle clé dans plusieurs conflits, notamment la guerre de Succession d'Espagne et la guerre civile espagnole.

L'une des périodes les plus sombres de l'histoire du château est associée à la répression franquiste pendant la guerre civile espagnole. De nombreux prisonniers politiques ont été détenus et exécutés ici. Cependant, après la fin de la dictature franquiste, le château est devenu un symbole de la démocratie et de la liberté.

C’est seulement vers les 14h30 que nous avons enfin pu débarquer du bateau. Ainsi s’est terminée notre croisière transatlantique Miami-Barcelone. Nous avons fait un superbe voyage et avons passé d’excellents moments à bord et en escale aussi ! C’était ma première croisière et c’est vraiment une expérience fantastique et unique ! A faire au moins une fois dans sa vie !

Croisière Transatlantique : Escale à Lisbonne

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